Comment des médecins peuvent-ils accepter de laisser mourir prématurément du COVID des personnes âgées du seul fait de leur âge !

Exemples lus sur internet:

Pour lui les gens vont en EHPAD pour mourir… Je plains sa grand-mère qui est décédée

(Christophe Trivalle Gériatre)

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CNEWS@CNEWS · 18 janv.

Pr. Michaël Peyromaure : «Aller vacciner à marche forcée dans les Ehpad des gens qui attendent la mort, c’est très, très dérangeant», dans #LHDPros

https://twitter.com/CNEWS/status/1351081241337016321

COVID-19 / LES LANGUES SE DÉLIENT.

« Certains sont morts avec le Covid, mais pas du Covid »

(Texte d’un réanimateur toulousain – tous les cas graves ne seraient pas sérieux !!!)

.. Olivier de Soyres, médecin réanimateur :« Médecin réanimateur à Toulouse, j’ai eu l’honneur de soigner des patients Covid-19 graves. Ceux qui sont si malades qu’il faut les maintenir endormis, intubés, sous respirateur artificiel, parfois pendant six semaines. A ce titre, je me permets ici d’aborder les questions de maladie, de soins et de liberté que cette crise soulève. A l’heure où les villes françaises instaurent le masque obligatoire dans les rues, où les cinémas referment faute de public, où les restaurateurs constatent la frilosité des clients, où les plans sociaux se préparent, on désespère d’entendre la voix de la raison et de la liberté. A condition d’avoir des réanimations en état de fonctionner, on ne meurt pour ainsi dire plus du Covid-19. Cette phrase peut choquer mais c’est notre expérience. Quand les services n’étaient pas débordés, seulement très mobilisés, avec des personnels préparés et formés, ce qui a été notre cas à Toulouse, les patients ont survécu. Certains sont morts avec le Covid, mais pas du Covid. Comme ce patient cancéreux ne pesant plus que 37 kg pour 178 cm qui, en contractant le virus, a vu sa vie raccourcie de quelques jours. Ces patients ne peuvent justifier le chômage des jeunes. Ni les dettes abyssales laissées aux générations suivantes. Ni le renoncement massif à nos modes de vie.Oui, nous autres soignants, avons eu du travail, certains se sont contaminés. Peu en sont morts, et probablement plus aucun n’en mourrait aujourd’hui. C’est notre métier, et nous nous mobilisons tous les jours contre un tas d’autres maladies. La censure morale que certains soignants veulent exercer est une insulte à notre profession. Tous les jours, des gens meurent au travail ou en y allant. Les sauveteurs en mer nous demandent-ils d’arrêter baignade et plaisance au prétexte des risques ? Le virus est là. La majorité n’en subira pas de dommage significatif. Il est parfois virulent mais on sait maintenant soigner la majorité des cas graves. Alors remettons-le à sa juste place ; n’en faisons pas un terroriste, c’est-à-dire un agent dont l’impact psychologique et sociétal dépasse de loin son impact physique. Avant l’hiver qui risque de voir la contagiosité augmenter, il faudrait plutôt avoir un plan pour pouvoir mieux soigner les cas sérieux. Armons les hôpitaux pour faire face efficacement, formons du personnel médical supplémentaire à la réanimation spécifique des Covid graves. C’est possible. Et vivons. Libres. »

Commentaires du Dr Jean SCHEFFER:

Jusqu’à présent, c’est le genre de discours que l’on entendait dans la bouche de quelques nantis, qui ne voulaient pas diminuer leur gains provenant de la poursuite des profits capitalistes, ou bien de certains complotistes pour qui 90% des décès provenaient de sujets ayant plus de 85%, et affirmant que le coronavirus n’était pas plus dangereux que la grippe hivernale de 2017.

Rappelons que l’âge médian des décès est de 72 ans et seuls 23% des décès avaient plus de 80 ans. Ce sont des patients poreturs de co-morbidités qui payent le plus lourd tribu dans 3/4 des cas. Il faudrait donc que ces médecins s’informent sur la réalité de cette pandémie en France.

Je me demande si l’Ethique médicale est encore enseignée dans nos facultés de médecine.

Les Tribunes – 26 janvier 2021

Covid-19 : vies sauvées ou existences gâchées

Tribune rédigée par Philippe Leduc, initialement publiée sur le blog du Think Tank Economie Santé.

https://www.veille-acteurs-sante.fr/2021/01/26/covid-19-vies-sauvees-ou-existences-gachees/

Alors qu’un confinement plus ou moins strict se profile, la petite musique de ceux qui dénoncent ces mesures sanitaires au nom de la liberté s’amplifie. L’intérêt du plus grand nombre – jeunes et actifs – est-il supérieur à celui des plus vulnérables, des plus malades et bien sûr des plus âgés. Cette forme de Darwinisme assumé et de sélection naturelle ne manque pas de surprendre. C’est un principe éthique largement partagé depuis au moins un siècle qui est remis en cause.

Dr Philippe Leduc, médecin, journaliste santé et auteur du blog Think Tank Economie santé, groupe Les Echos.
Dr Philippe Leduc, médecin, journaliste santé et auteur du blog Think Tank Economie santé, groupe Les Echos.

Le plus brillant de ces « rénovateurs libéraux », Gaspard Koenig, dans Les Échos du 20 janviers’interroge : « Pourquoi, et pour qui, nous donnons-nous tant de peine ? »arguant que le « nombre de patients décédés sans comorbidité est de 60 » parmi « les 15-44 ans » depuis le début de l’épidémie.

« On ne sauve jamais de vie, on ne fait que les prolonger ».

Que faut-il choisir « des vies prolongées ou des vies gâchées » ou encore « années gagnées sur la mort contre années perdues pour la vie ».

Pas fou, il ne tranche pas le débat de manière explicite mais sa préférence ne fait pas de doute, « le choix collectif face à cette équation reflète la santé morale d’une société ». dit-il. En effet.

En fait, la question est tout simplement mal posée. Mieux l’exprimer simplifie le débat : Faut-il laisser mourir les vieux et les plus vulnérables. Qui, comment, où ? Et dans quelles conditions pour ne pas embouteiller les services de réanimation au détriment des « normaux » ? La réponse est évidente.

Concentrons-nous plutôt sur la recherche de mesures de santé publique innovantes et sur la manière de mobiliser, comme par exemple l’auto-confinement ou l’auto-isolement des plus vulnérables, proposée par le Conseil scientifique mais non retenu par les pouvoirs publics.

Lire la tribune sur le blog du Think Tank Economie Santé

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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