6 semaines de flottement: la mise en œuvre de la stratégie vaccinale du gouvernement s’apparentent à un interminable cauchemar où, sitôt un incendie maîtrisé, un autre se déclare.

Les six semaines de flottement qui ont retardé la campagne de vaccination française contre le Covid-19

Hésitant sur la communication, craignant la mobilisation des anti-vaccins et la comparaison avec des pays étrangers, le gouvernement a changé à plusieurs reprises de stratégie. 

Par Stéphane MandardElisabeth PineauStéphane FoucartClaire GatinoisChloé HecketsweilerPatrick RogerAlexandre LemariéRaphaëlle Besse Desmoulières et Julie CarriatPublié aujourd’hui à 12h54, mis à jour à 13h00  

Temps de Lecture 14 min. 

Une équipe de pharmaciens du centre hospitalier de Verdun assiste le personnel soignant de l'Ehpad Sainte-Catherine dans le cadre de la campagne vaccinale, le 7 janvier.
Une équipe de pharmaciens du centre hospitalier de Verdun assiste le personnel soignant de l’Ehpad Sainte-Catherine dans le cadre de la campagne vaccinale, le 7 janvier. NICOLAS LEBLANC / ITEM POUR « LE MONDE »

Un premier « M. Vaccin » jugé trop proche de l’industrie pharmaceutique, des hésitations sur la communication susceptible de convaincre une population partagée, un démarrage poussif, des partenaires européens qui vous mettent le rouge au front par leur volontarisme, un recours à une entreprise de conseil américaine qui fait polémique… Le tout sur fond de défi logistique inédit, et d’irruption de nouveaux variants du SARS-CoV-2 qui pourraient rebattre toutes les cartes. Depuis six semaines, la définition et la mise en œuvre de la stratégie vaccinale du gouvernement s’apparentent à un interminable cauchemar où, sitôt un incendie maîtrisé, un autre se déclare.

Samedi 9 janvier, tout semble pourtant se dérouler sans encombre à l’hôpital de Bigorre-Ayguerote (Hautes-Pyrénées). Le premier ministre, Jean Castex, et le ministre de la santé, Olivier Véran, visitent ce centre de vaccination installé à Tarbes – l’occasion de faire le point sur le déploiement en cours de la campagne. « Les choses se passent normalement et comme nous l’avons prévu, a assuré le premier ministre, dans la sécurité et dans le sérieux, conformément aux directives que nous avons données, en lien avec les élus. »

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Inquiétude sur le stock d’aiguilles

Ailleurs en France, on n’affiche pas la même sérénité. La logistique patine à certains endroits. Faute d’un calendrier de livraison bien établi, des établissements hospitaliers n’ont guère de visibilité sur leur stock. « Nous n’avons déjà presque plus rien et nous ne serons pas livrés avant mardi. On va être en flux tendu tout le temps », s’inquiète ainsi un pharmacien dans l’un des cent hôpitaux sélectionnés pour recevoir les vaccins.

Autre inquiétude : les aiguilles. Les quantités livrées à ce stade sont parfois bien en deçà du nombre de doses. Plusieurs hôpitaux contactés par Le Monde commencent à s’en soucier sérieusement. A l’hôpital de Montauban, 4 875 vaccins ont été livrés mardi 5 janvier et le double est attendu dans la semaine, mais le nombre d’aiguilles est presque trois fois inférieur. « Si nous ne sommes pas vite réapprovisionnés nous ne pourrons pas continuer la vaccination », alerte Xavier Sérée de Roch, le responsable de la pharmacie, en soulignant que son propre stock ne suffira pas à pallier le déficit. « Nous avons bien essayé d’en acheter, mais impossible d’en trouver. » L’inquiétude est la même à Lille (Nord), où 10 000 aiguilles ont été livrées pour 20 000 doses.

Organisée en un flux A (vers les pharmacies de ville) et un flux B (vers la centaine d’établissements de référence), la logistique n’a pour l’heure pas permis de démarrer la vaccination partout au même moment. « Dans notre département, seuls les Ehpad dépendant de la pharmacie de l’hôpital ont commencé à vacciner leurs résidents, témoigne Xavier Sérée de Roch. Pour les autres établissements, approvisionnés par les officines, on parle de fin janvier début février. Quand la troisième vague arrivera, cela m’étonnerait que les familles acceptent ce mois de décalage. »

La campagne de vaccination demeure compliquée, mais, avec l’arrivée de l’armée dans le bal logistique, le gouvernement veut au moins tenter de faire oublier les tâtonnements

Non dimensionnée pour mettre elle-même en musique ce ballet complexe, l’agence Santé publique France a passé des contrats avec une multitude d’opérateurs privés. La plus grande part des flux doit partir de six plates-formes nationales, opérées par des géants du secteur comme Géodis – déjà sollicité pendant la première vague pour organiser l’approvisionnement des officines en masques. Après un démarrage un peu chaotique dans certains départements, le ministère de la santé a aussi décidé de faire appel à des logisticiens militaires, dont un haut gradé ayant participé au programme « Scorpion » de modernisation de l’armée de terre.

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La campagne de vaccination demeure compliquée, mais, avec l’arrivée de l’armée dans le bal logistique, le gouvernement veut au moins tenter de faire oublier les tâtonnements, les petits pas et les faux départs. Fin novembre, premier couac : le « M. Vaccin » désigné en octobre par le gouvernement, l’inspecteur des affaires sociales Louis-Charles Viossat, est aussi un adepte des allers-retours entre la haute fonction publique et deux laboratoires pharmaceutiques. Dans l’un des pays les plus méfiants au monde vis-à-vis de la vaccination, la révélation de son CV par la presse a un effet désastreux. Discrètement mis de côté, il est remplacé par le professeur Alain Fischer, personnalité très respectée du petit monde de la recherche biomédicale, qui devient conseiller sur la stratégie, alors que M. Viossat était responsable de la mise en œuvre.

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Pays fracturé

Mais dès sa première prise de parole publique, le 3 décembre, lors de la présentation de la stratégie vaccinale du gouvernement – largement inspirée de l’avis de la Haute Autorité de santé (HAS) –, le grand immunologiste surprend en insistant sur le peu de recul offert par les nouveaux vaccins à ARN messager. Etait-il trop tôt pour s’exprimer ? Les études cliniques n’étant alors pas encore publiées, il était difficile pour un scientifique de s’enthousiasmer pour des données que nul n’avait encore pu consulter…Lire aussi  Covid-19 : Alain Fischer, le nouveau « M. Vaccin » du gouvernement

Cette prudence est en tout cas cohérente avec la posture adoptée au départ par le gouvernement. Dans les cabinets ministériels ou l’administration, de nombreuses sources évoquent un pouvoir littéralement tétanisé par les antivaccins. « Les décideurs politiques craignaient plus un problème du fait d’un effet secondaire de la vaccination que tous les morts invisibles en raison du retard pris dans la campagne, dont ils espéraient qu’ils ne leur seraient pas imputés, témoigne un des meilleurs connaisseurs du ministère de la santé. Heureusement que des médecins comme Axel Kahn ont fait bouger le processus, mais le retard pris ne sera pas rattrapé. » 

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Fallait-il mettre en scène les ministres recevant leur piqûre pour convaincre le pays ? La question a alimenté de vifs débats au sein du gouvernement, le ministère de la santé s’y montrant opposé. Dans un pays si fracturé autour de la question vaccinale, ce qui aurait été un exemple pour les uns n’aurait-il pas pu être perçu comme un passe-droit pour les autres ?

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Et, de fait, ce n’est pas un ministre qui recevra, le 27 décembre devant les caméras, la première injection : c’est Mauricette, 78 ans, « très émue » d’être la première Française vaccinée contre le Covid-19. La campagne tricolore est lancée. Dans un Tweet, Emmanuel Macron salue cette nouvelle étape dans la lutte contre la pandémie : « Soyons fiers de notre système de santé. » « Ce vaccin protège 95 % des individus contre les cas de forme grave et va sauver beaucoup de vies », se réjouit à son tour Olivier Véran, en affichant la stratégie du gouvernement : « Commencer à protéger les plus fragiles d’entre nous. »

Après les personnes âgées, la vaccination sera proposée à « tous les retraités de plus de 65 ans » jusqu’au printemps, puis au reste de la population âgée de 16 ans et plus. Avec l’objectif de vacciner 15 millions de personnes d’ici à l’été. « D’ici fin 2021, on doit avoir 200 millions de doses, donc on aura la capacité de vacciner l’ensemble de la population », indique un participant au conseil de défense sanitaire, qui se réunit régulièrement autour de M. Macron à l’Elysée. Le plan semble alors se dérouler sans accroc.

Mais en seulement quarante-huit heures, le gouvernement se retrouve sous un feu roulant de critiques. Au vu des baromètres présentant le nombre de personnes vaccinées par pays, des médecins et des responsables politiques s’affolent : n’est-il pas temps d’accélérer ? L’« Eurovision » du vaccin couvre le pays de honte et alimente la colère contre un gouvernement accusé d’incompétence. « L’Allemagne en est déjà à plus de 42 000 vaccinés, le Royaume-Uni à 900 000 et la France à moins de 200 ! », alerte le patron des sénateurs Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, le 30 décembre.

Dans les jours qui suivent, la polémique ne fait qu’enfler. L’opposition n’a pas de mots assez durs pour dresser le procès en incompétence de l’exécutif, accusé d’avoir mis en place une stratégie trop lente et trop prudente par rapport à certains de nos voisins européens. « La France est la risée du monde ! », s’indigne le Rassemblement national. Le président (LR) de la région Grand-Est, Jean Rottner, évoque un « scandale d’Etat », critiquant une « forme d’impréparation » et d’« irresponsabilité » du gouvernement. L’opposition attaque, mais le monde médical et scientifique aussi. Le médiatique généticien Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer, prend fait et cause, sur les réseaux sociaux et les plateaux de télévision, pour une accélération de la campagne. « Personne n’a expliqué qu’on ne faisait que se préparer, que la campagne ne démarrait véritablement que début janvier, répond pour sa part un haut cadre de l’administration des services de santé. La Belgique et les Pays-Bas démarrent les 5 et 6 janvier et personne ne leur en fait reproche ! Et les Espagnols, ils en sont où ? »

Volte-face

Le pouvoir peine à trouver le ton à adopter face à une France coupée en deux. « L’opinion est divisée entre ceux qui veulent le vaccin et ceux qui le craignent. Il est manifestement compliqué de parler aux deux parties », reconnaît M. Véran, contraint à se dédire. Le 29 décembre, il affirme « assumer » que la campagne de vaccination contre le Covid-19 démarre « lentement » en France, assurant ne pas vouloir confondre « vitesse et précipitation ». A l’époque, il s’agit de prendre le temps de « la pédagogie » pour ne pas brusquer les Français réticents à l’idée de se faire vacciner. Mais, deux jours plus tard, face à l’avalanche de critiques sur le rythme de la campagne tricolore, il fait volte-face. La vaccination est brusquement étendue aux soignants de plus de 50 ans, ce qui n’était initialement prévu que fin février. Quant aux plus de 75 ans, ils pourront accéder au vaccin dès le 18 janvier, annonce-t-il ensuite le 5 janvier.

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Un désastre n’arrivant jamais seul, c’est au beau milieu de cette tempête de reproches qu’est lancé le processus de tirage au sort d’un comité citoyen de 35 personnes représentatives de la population française et chargé de conseiller le gouvernement dans sa stratégie vaccinale. Annoncée début décembre par Jean Castex, l’initiative avait été accueillie par une indifférence polie. Mais alors que le tempo de la campagne est décrié de toutes parts, le comité citoyen apparaît comme un énième « comité Théodule », symbole de la pusillanimité du gouvernement et d’une volonté de se soustraire à ses responsabilités.

L’exécutif a beau indiquer que le comité n’a pas pour rôle de décider mais seulement de conseiller, c’est inaudible. Les uns, comme l’écologiste Yannick Jadot, dénoncent un « foutage de gueule », d’autres un « gadget totalement délirant et antidémocratique »« Pourquoi ne pas avoir organisé ça avant ? Est-ce un coup politique ?, interroge le politiste Yves Sintomer, spécialiste de la démocratie participative, qui veut cependant y croire. Beaucoup va maintenant dépendre du sérieux méthodologique mis en place et de la marge de manœuvre laissée à ce comité citoyen. »

Pour le parti présidentiel, il y a urgence à bouger : très vite, les macronistes prennent la mesure des dégâts de la polémique dans l’opinion. En particulier auprès des électeurs du chef de l’Etat, majoritairement provaccins. En tête des mécontents, 77 % d’entre eux trouvent le rythme actuel de vaccination « trop lent », selon un sondage Elabe diffusé le 6 janvier. A Bercy, on soupire et on s’inquiète. La lenteur de la vaccination est à même de compromettre la reprise économique espérée en 2021. Le ministère de l’économie table sur une croissance de 6 %, qui suppose un retour à la normale au cours du second semestre grâce à l’atteinte du seuil d’immunité collective ou, pour le moins, par la fin de la saturation des services de santé par les patients souffrant de Covid-19. Les compteurs de Bercy s’affolent. Chaque semaine de retard sur ce calendrier coûterait à l’activité entre 2 et 4 milliards d’euros, et plusieurs milliards de manque à gagner pour l’Etat.A

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Au sommet de l’Etat, on attribue ce démarrage poussif à plusieurs facteurs. En particulier la « lourdeur » du système administratif, accusé de faire parfois preuve d’un « excès de vigilance » ou de mettre en place « des consignes complexes »« C’est toute la chaîne d’autorisation des médicaments qui alourdit le dispositif. Dans notre pays, il y a des choses que l’on ne parvient pas à accélérer. Pour administrer un vaccin, rien ne peut se faire sans les feux verts de la Haute Autorité de santé [HAS] et de l’Agence nationale de sécurité du médicament [ANSM] », rappelle un ministre.

« L’administration, McKinsey et même la HAS, c’est la même dynamique, rétorque l’expert de l’administration de la santé déjà cité. Si vous leur demandez de construire la ligne Maginot, ils construisent la ligne Maginot. Si vous leur demandez de préparer la guerre de chars, ils construisent des chars. Le problème, c’est qu’on leur a demandé de construire la ligne Maginot et qu’on ne peut pas, par la simple magie d’un discours présidentiel, se convertir à la guerre de chars. »

« Faire du chiffre »

Autre problème : dans les structures pour personnes âgées, le nombre de personnes vaccinées augmente au compte-gouttes. Seulement 7 000 personnes au 5 janvier, alors que le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont dépassé plus ou moins largement les 100 000. Pour expliquer ce rythme d’escargot, le gouvernement évoque des difficultés pour obtenir le consentement des résidents en Ehpad. « On s’attendait à plus de réactivité. Dans certains endroits, on ne recueille que 12 % d’approbation », se désole un poids lourd du gouvernement. A plusieurs reprises, dès la fin décembre, le président de la République manifeste, en privé et au cours de ses vœux du 31 décembre, la volonté de voir le rythme de la campagne changer « vite et fort ».

Si l’agacement de M. Macron vise d’abord l’administration, qu’il juge insuffisamment efficace, le message s’adresse aussi à M. Véran, à qui il reproche la mise en place d’un système trop complexe pour recueillir le consentement des plus âgés. « Protéger en priorité les aînés dans nos Ehpad, oui. Leur pondre un guide de vaccination incompréhensible de 45 pages, non », s’agace-t-il. Message reçu. « Nous allons simplifier le guide [destiné aux directeurs d’Ehpad] », convient M. Véran, le 5 janvier sur RTL.

Ce brusque changement de pied imposé par l’exécutif est mal vécu par les agences régionales de santé (ARS), chargées de mettre en musique la politique sanitaire du gouvernement à l’échelle des territoires. Après avoir essuyé de fortes critiques lors de la première vague, mises en cause dans les pénuries de masques et de tests, les voici à nouveau en première ligne. « Dès le départ, on aurait pu vacciner en même temps les patients et le personnel soignant des Ehpad, dit un haut cadre de l’une d’elles. Ça aurait été simple à organiser en termes de logistique et aurait eu le mérite de faire du chiffre dès le démarrage de la campagne. » Désormais, ajoute-t-il en substance, la seule consigne qui vaille, c’est vacciner coûte que coûte, « faire du chiffre ».

Tout le week-end, les responsables d’ARS ont surveillé, fébriles, les remontées de leurs équipes. « Les chiffres ne sont pas bons. On fait moins bien que vendredi », déplorait l’un d’eux, samedi 9 janvier en fin de journée. Le message passé aux directeurs d’ARS et aux préfets la semaine dernière est clair : si l’intendance ne suit pas, des têtes vont tomber. La pression vient aussi des élus locaux. La semaine dernière, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a eu une forte explication avec le directeur de l’ARS d’Ile-de-France, accusée de ne pas aller assez vite. « C’était d’une rare violence », commente un témoin.

Au sein de l’exécutif, une source reconnaît également « des difficultés logistiques »« On n’a pas assez de doses pour vacciner tout le monde directement, donc on est bien obligés de prioriser ! », s’agace un ministre. A Bercy, cette évocation d’un supposé manque de doses, qui ralentirait la campagne, irrite au plus haut point. L’excuse ne sert, persifle une bonne source, qu’à occulter l’incapacité du ministère de la santé et de ses services à organiser la campagne efficacement : au 10 janvier, sur le million de doses de vaccin reçues par la France, seules 10 % avaient été utilisées.

Le gouvernement lui-même a accrédité l’idée d’un Etat incapable de s’organiser, en appelant à l’aide le cabinet de conseil américain McKinsey. Une pratique banale mais dont le gouvernement s’est gardé de faire la publicité  l’information a été divulguée par la presse. Le sujet est d’ailleurs toujours source de gêne : le ministère des solidarités et de la santé rechigne à s’exprimer sur le sujet et renvoie vers la direction générale de la santé (DGS). Cette dernière, qui botte en touche sur le coût de ces prestations, finit par reconnaître que pas moins de quatre sociétés privées de consultants ont été appelées à la rescousse sur la campagne vaccinale, mais que « ces cabinets n’interviennent à aucun titre sur les choix de nature politique et sanitaire », qui relèvent « de la seule responsabilité du gouvernement ».

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Samedi 9 janvier, Olivier Véran voulait croire que les ratés du début de campagne appartenaient désormais au passé. « Nous sommes sur un rythme plus rapide que ce que nous avions anticipé, a-t-il déclaré au cours de sa visite à Tarbes. Nous allons vacciner davantage de Français chaque jour, mais hier [vendredi 8 janvier] déjà pas loin de 40 000 Français ont été vaccinés. La semaine prochaine, le rythme augmentera encore et nous serons – nous sommes déjà – dans la moyenne journalière des pays européens. » Selon le ministre de la santé, le cap symbolique des 100 000 personnes vaccinées aurait été franchi ce week-end.Notre sélection d’articles sur les vaccins contre le Covid-19

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Stéphane Mandard,  Elisabeth Pineau,  Stéphane Foucart,  Claire Gatinois,  Chloé HecketsweilerPatrick Roger,  Alexandre Lemarié,  Raphaëlle Besse Desmoulières et  Julie CarriatContribuer

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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