Covid et santé mentale-Revue de presse

Covid-19 et santé mentale : « l’épidémie a servi de révélateur »

Publié le 14/12/2020 à 06:30 | Mis à jour le 14/12/2020 à 08:32

https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/covid-19-et-sante-mentale-l-epidemie-a-servi-de-revelateur?fbclid=IwAR1yviK5f7qD3MqEot-_C35bRi88j9idHSKx7A3j0gsqVMXkunwPx4ggy5U

Pour la psychiatre Rachel Bocher et la pédospychiatre Marie-Rose Moro, "il n'y a pas de santé sans santé mentale".
Pour la psychiatre Rachel Bocher et la pédospychiatre Marie-Rose Moro, « il n’y a pas de santé sans santé mentale ». 
© Photo, CC Pixabay / Josh Clifford

Le 3 décembre 2020, des professionnels de la santé mentale lançaient un cri d’alarme. D’eux d’entre-eux, la psychiatre Rachel Bocher et la pédopsychiatre Marie-Rose Moro, expliquent les raisons de leur inquiétude et proposent des solutions. 

Le 3 décembre dernier, c’est un cri d’alerte qu’ont lancé des professionnels de la santé mentale. Quatre psychiatres, Serge HefezMarie-Rose MoroRachel Bocher, Marion Leboyer et la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury, demandent des mesures politiques concrètes pour éviter »la troisième vague psychiatrique » du coronavirus.

« Ce que nous disons, c’est qu’il n’y a pas de santé sans santé mentale », précise le Dr Rachel Bocher, chef de service en psychiatrie au CHU de Nantes. « Or, la santé mentale est l’oubliée de la crise du Covid. Il y a les patients qui vont moins bien à cause de la crise, mais l’isolement social, la peur de la maladie, de la mort, du chômage, de la solitude, ont aussi des conséquences sur des populations en détresse psychologique aggravée. Et ce n’est pas pris en compte. Ce qu’on demande aux pouvoirs publics, c’est d’agir vite et d’agir ensemble. »

Un « Matignon » de la santé mentale

Il y a eu le « Ségur » de la santé. Les professionnels de la psychiatrie demandent un « Matignon » de la santé mentale.

« Nous attendons des actes, à court terme. Nous constatons une augmentation de 20 % des consultations pour anxiété et des problèmes d’addictologie accrus. Certaines personnes présentent des troubles qui s’apparentent à un syndrome post-traumatique. Plus pour ce deuxième confinement que pour le premier. C’est un effet de la répétition qui génère plus d’angoisse », indique Rachel Bocher.

« Les inégalités psychosociales s’accroissent et pèsent sur la souffrance morale de nombreuses personnes. Les précaires, les jeunes et les femmes étant en première ligne. Nous voyons à nos consultations des gens qu’on n’avait jamais vus. Qui ont un sentiment d’inutilité, des troubles du sommeil. Mon expérience me fait dire que plus ça va durer, plus les séquelles seront lourdes à gérer. Prescrire des psychotropes ne règle pas le problème. Et on voit des patients de plus en plus jeunes. »

Déstigmatiser la maladie

Ce que ces lanceurs d’alerte demandent, c’est tout d’abord une campagne d’information pour déstigmatiser la maladie mentale et une plateforme pour le repérage et l’écoute des publics fragiles.

Puis des moyens pour des consultations dédiées à cette détresse due à l’environnement épidémique.

Enfin, dans les six mois, ils souhaitent une mission pluridisciplinaire avec un pilotage interministériel pour réorganiser la prise en charge psychiatrique avec tous les acteurs.

Certaines personnes présentent des troubles qui s’apparentent à un syndrome post-traumatique. Plus pour ce deuxième confinement Rachel Bocher, chef de service en psychiatrie au CHU de Nantes lieu

« Avant le Covid, la psychiatrie était au bord de l’implosion. L’épidémie a servi de révélateur, poursuit Rachel Bocher. Nous voulons un projet de loi, avec financement par la Sécu, pour une meilleure visibilité du parcours de soins, un accès à des soins de proximité qui passeraient par les généralistes, un soutien à la prévention et à la recherche. »

Réinventer la pyschiatrie

Parmi les pistes de réflexion : confier aux psychologues le suivi de psychothérapies pour libérer les psychiatres libéraux, organiser une prise en charge globale, avec les soignants, mais aussi l’école, les éducateurs, les travailleurs sociaux, les généralistes, les professions paramédicales… 

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« Oui, je suis alarmiste », glisse Rachel Bocher. « Parce que je crains que des gens soient laissés de côté. Il est temps de réinventer la psychiatrie à l’heure du Covid. Il faut réorganiser mais ne pas faire n’importe quoi. Aller vite, mais prendre le temps d’une réflexion incluant tous les acteurs de la santé mentale et les praticiens, qu’ils soient en libéral ou en milieu hospitalier. « 

Discipline médicale aux confins des sciences humaines pour Rachel Bocher, la psychiatrie et plus largement la santé mentale attendent un cadre politique.

Les enfants et les adolescents fragilisés

Pédopsychiatre, directrice de la Maison de SolennMarie-Rose Moro est également l’une des initiatrices de l’appel du 3 décembre.

« Les effets de la crise sanitaire sur les enfants et les adolescents se constatent au quotidien dans notre pratique professionnelle, insiste-t-elle. Nous enregistrons une hausse d’environ 30 % des accueils aux urgences. À la fois pour des retards de prise en charge en raison de l’épidémie et du confinement, mais aussi pour la prise en charge d’ados aux idées suicidaires, aux comportements auto-agressifs ou agressifs envers autrui, ou des comportements dépressifs. Cette crise est révélatrice des fragilités et de l’anxiété. Nous intervenons pour des crises d’angoisse et des maux corporels, somatisations aiguës. Chez les plus jeunes, les phobies sont en développement : peur de la mort, d’aller à l’école, de sortir, de la maladie. »

Quand on sait que, hors Covid, 10 % des jeunes mamans ont une dépression post-partum, je me demande combien elles sont aujourd’huiMarie-Rose Moro, pédopsychiatre, directrice de la Maison de Solenn

Marie-Rose Moro observe que les enfants souffrent directement de la fatigue de parents dépassés, épuisés, en situation précaire, sans sécurité.

« Quand l’épidémie sera partie, cela soulagera les crises, mais tous les enfants n’iront pas bien et devront être aidés et soutenus pour grandir bien et construire leur personnalité. Ceux qui ont mal vécu le premier confinement se sont retrouvés encore plus déstabilisés avec le second, c’est comme une blessure supplémentaire sur une plaie qui n’a pas cicatrisé. Ce qui laisse des traces qu’il faut prendre en compte, notamment un sentiment d’insécurité très déstabilisant. »

« Renforcer les structures »

La crise est un révélateur. Mais ne peut être ignorée, estime la pédopsychiatre. « Il faut renforcer les structures qui étaient déjà saturées avant la crise, lancer des campagnes d’information, donner des moyens à la société de reconnaître la souffrance de ces jeunes. »

Pour mieux faire comprendre la problématique, le Pr Moro donne l’exemple de ces bébés et de leurs mamans très isolés au moment de la naissance, sans le papa, sans famille, sans copine, sans grand-mère :

« Quand on sait que, hors Covid, 10 % des jeunes mamans ont une dépression post-partum, je me demande combien elles sont aujourd’hui. On sait que les premiers jours, semaines et mois sont primordiaux pour le développement du bébé. Plus généralement, l’isolement, la solitude et les difficultés sociales aggravent la fragilité. Or, nous sommes dans une période de grande précarité psychique, mentale, sociale. Il faudra bien s’en préoccuper. Et ce que nous voulons, c’est que cela le soit avant qu’il ne soit trop tard. »  

Anne Irjud

Le Pr. Marie-Rose Moro a publié « Grandir, c’est croire » chez Bayard

La santé mentale éprouvée par l’épidémie de Covid-19

L’émergence rapide de la pandémie de Covid-19 et les mesures de contraintes prises pour l’enrayer ont aggravé les troubles de l’anxiété et du sommeil d’une partie de la population. Les états dépressifs, eux, connaissent un regain. 

Par Gary DagornPublié le 24 octobre 2020 à 05h28 – Mis à jour le 30 octobre 2020 à 17h16 

Temps de Lecture 7 min. 

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L’émergence rapide de la pandémie de Covid-19 et les mesures de contraintes prises pour l’enrayer depuis plusieurs mois ont aggravé les troubles de l’anxiété, du sommeil et les états dépressifs d’une partie de la population.
L’émergence rapide de la pandémie de Covid-19 et les mesures de contraintes prises pour l’enrayer depuis plusieurs mois ont aggravé les troubles de l’anxiété, du sommeil et les états dépressifs d’une partie de la population. Ben Miners/Ikon Images / Photononstop / Ben Miners/Ikon Images / Photononstop

Au printemps, jusqu’à 4,6 milliards de personnes ont été confinées à leur domicile dans le monde, soit presque 60 % des habitants de la planète. De nombreux pays ont pris des mesures coercitives afin d’imposer un ralentissement de la vie sociale, dans le but d’enrayer la pandémie de Covid-19.

Les conséquences sanitaires et économiques de l’épidémie sont criantes, mais cette crise a également des répercussions psychologiques sur les populations touchées. Plus difficiles à mettre en évidence, mais pas moins importantes, ces conséquences sur la santé mentale des populations inquiètent de plus en plus les professionnels.

« L’une des principales caractéristiques de cette pandémie est la masse d’informations associée à une évolutivité inégalée des informations, que ce soit de la part des experts scientifiques, médicaux, des décideurs ou entre pays »note une équipe française de chercheurs en psychiatrie dans la revue L’Encéphale.

A cela s’ajoutent les troubles psychologiques associés à la perte d’un proche, à la peur d’être contaminé ou de contaminer son entourage, et à la raréfaction des relations sociales (amicales ou familiales). Autant de facteurs qui favorisent la montée des états anxieux, dépressifs, des problèmes de sommeil ou du stress.

Des troubles de l’anxiété plus nombreux

Pour mesurer l’état de la santé mentale de la population française en réaction à l’épidémie de Covid-19, l’agence de sécurité sanitaire Santé publique France (SpF) a très tôt initié un suivi, appelé Coviprev, ciblant principalement les troubles de l’anxiété, ceux de l’addiction et les problèmes de sommeil. En partenariat avec l’institut de sondage BVA, 2 000 personnes ont été sondées en plusieurs vagues, d’abord sur un rythme hebdomadaire, puis bimensuel et mensuel.

Les résultats sont parlants : le premier sondage du 23-25 mars, une semaine après le début du confinement, indique un taux d’anxiété de 26,7 %, soit le double du taux observé en 2017, hors contexte de crise sanitaire. Dans certaines régions plus touchées, comme l’Ile-de-France, le Grand-Est ou la Bourgogne-Franche-Comté, ces taux ont même atteint 30 % (respectivement 30 %, 29,5 % et 33 %).

La prévalence d’états dépressifs a, elle aussi, atteint des niveaux élevés à la fin mars dans certaines régions (25 % dans le Grand-Est, 27,7 % en Centre-Val de Loire).

Les indicateurs de la santé mentale se stabilisent depuis le confinement

Prévalence de l’anxiété, de la dépression et des problèmes de sommeil au sein d’un panel BVA de 2 000 personnes de plus de 18 ans résidant en France métropolitaine.



Source :Enquête Coviprev (Santé Publique France

Les chercheurs de SpF précisent, dans un bulletin épidémiologique publié le 7 mai, qu’un risque plus élevé d’anxiété était associé :

  1. Au fait d’être une femme, un parent d’enfant(s) de 16 ans ou moins, et de déclarer une situation financière difficile.
  2. Aux conditions de vie liées à la situation épidémique : télétravailler en période de confinement et avoir un proche malade ou ayant eu des symptômes du Covid-19.
  3. Aux connaissances, perceptions et comportements face au Covid-19 : le percevoir comme une maladie grave et se sentir vulnérable face à lui. A l’inverse, avoir une bonne connaissance des modes de transmission de la maladie, respecter le confinement, se sentir capable d’adopter les mesures de protection et avoir confiance dans l’action des pouvoirs publics diminuaient le risque d’anxiété.

Les données de ce suivi ont aussi montré que les personnes de plus de 50 ans ont été moins sujettes à l’anxiété. Des résultats cohérents avec une étude chinoise publiée en mars 2020 dans le BMJ, qui a montré que les individus de 18 à 30 ans étaient ceux parmi lesquels les scores de détresse psychologique étaient les plus importants. « D’après les auteurs, l’angoisse des jeunes adultes pouvait s’expliquer par leur tendance à chercher activement des informations sur la maladie via les réseaux sociaux. Une autre hypothèse peut être également celle d’un biais d’échantillonnage », écrivent ainsi les chercheurs français.

La prévalence des états anxieux a diminué de façon significative dès la seconde semaine du confinement, en chutant de cinq points. Mais, contrairement aux apparences, elle n’a pas diminué pour tout le monde, ce qui traduit une aggravation des inégalités sociales et économiques devant l’épidémie. « C’est le cas des personnes déclarant une situation financière difficile, de celles appartenant aux catégories socioprofessionnelles les moins favorisées ou encore de celles vivant en promiscuité dans leur foyer », observent les auteurs.

Depuis, la prévalence des états anxieux et des troubles du sommeil, s’est relativement stabilisée. Mais ils restent à des niveaux nettement supérieurs à ce que l’on observe en temps normal.

La prévalence des états dépressifs, elle, connaît en revanche un bond de cinq points fin octobre, suite au couvre-feu. Dans son bulletin épidémiologique du 29 octobre, SPF précise que cette hausse affecte particulièrement plus les femmes dans une situation financière dégradée, et ayant déjà connu des troubles psychologiques.

Une consommation d’anxiolytiques en hausse

Une autre manière de documenter l’évolution de la santé mentale des Français est la consommation des médicaments ciblant les troubles psychologiques. Des données que l’on peut retrouver dans les volumineux rapports d’Epi-phare, un groupement d’intérêt scientifique créé à la fin 2018 par l’Agence nationale de sécurité du médicament et l’Assurance-maladie, spécialisé dans la pharmaco-épidémiologie des produits de santé.

Dans son quatrième rapport consacré à l’usage des médicaments face à l’épidémie de Covid-19, publié le 9 octobre, Epi-phare note que « deux classes thérapeutiques de médicaments des troubles mentaux, les anxiolytiques et les hypnotiques, ont vu leur consommation et leur instauration accrues de façon persistante pendant et au décours du confinement ».

De fait, si l’on compare le nombre de personnes ayant eu accès sur ordonnances à des anxiolytiques en 2020 au niveau attendu, on constate une nette surconsommation pendant le confinement : plus de 330 000 patients supplémentaires y ont recouru en à peine deux mois (+ 1,1 million en six mois), alors que le nombre de nouveaux patients (ce qu’on appelle des « instaurations ») est stable par rapport à 2019 (− 0,4 %).

La consommation d’anxiolytiques plus haute qu’attendue en 2020

Patients ayant eu sur ordonnance une délivrance d’anxiolytiques en 2020.

Le pic de consommation est surtout situé au début du confinement, lorsque les niveaux d’anxiété étaient au plus haut, confirmant par ailleurs les résultats obtenus par SpF. On observe à la sortie du confinement une seconde période d’augmentation de la consommation, que l’on peut cette fois-ci attribuer aunombre important d’instaurations, c’est-à-dire le nombre de nouveaux patients recevant un traitement pour des troubles. Après le confinement, ce nombre de nouveaux patients a nettement crû de fin mai à début juillet (+ 17 % par rapport à 2019 sur cette période).

Anxiolytiques : plus de nouveaux patients après le confinement

Comparaison des nouveaux patients recevant des anxiolytiques en 2019 et en 2020.

Source :Épi-phare

« Cette augmentation reflète probablement l’impact psychologique important de l’épidémie de Covid-19 et de ses conséquences sociales, professionnelles et économiques », en concluent les auteurs du rapport.

Elle ne touche cependant pas toutes les générations de la même façon. Si l’on visualise l’évolution de la consommation des médicaments anxiolytiques ventilée par classe d’âge, on observe que les 40-74 ans sont ceux qui ont eu le plus recours à ce type de traitement au début du confinement. Celle des 20-39 ans est moins marquée, quand celle des 10-19 ans a significativement chuté du début de mars à la fin juillet, jusqu’à retrouver son niveau attendu à partir du mois d’août.

Anxiolytiques : la consommation des plus jeunes a chuté

Patients ayant eu sur ordonnance une délivrance d’anxiolytiques en 2020, triés par classe d’âge.

D’autres types de médicaments ciblant les troubles mentaux font également l’objet d’un pic de délivrances au début du confinement. Les antidépresseurs ont connu, par exemple, la même progression que les anxiolytiques dans la seconde quinzaine de mars. Dans une moindre mesure, les hypnotiques (somnifères), ainsi que les traitements liés aux addictions à l’alcool et aux opiacés, ont aussi progressé jusqu’à la fin mars.

Tous ont ensuite chuté pendant le reste du confinement, en raison de la difficulté, ou des réticences, à prendre rendez-vous chez un médecin généraliste. Les substituts nicotiniques ont, en revanche, connu une forte baisse du nombre de délivrances, ce qui peut s’expliquer en partie par le fait que celles-ci ont été limitées par le gouvernement pendant plusieurs semaines (voir arrêté du 23 avril 2020).

La consommation des médicaments traitant des troubles mentaux en hausse

Consommations des médicaments des troubles mentaux et des troubles des addictions (écart entre les délivrances observés et attendus).

Les précaires et les soignants sont les plus exposés

L’aggravation des troubles psychologiques a été documentée dans d’autres pays que la France. Aux Etats-Unis, une étude des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies menée à la fin juin a montré que plus de 40 % de la population américaine a déclaré avoir au moins un trouble mental ou comportemental. La prévalence des états anxieux ou dépressifs (31 %) ou d’un fort état de stress (26 %) est au moins trois ou quatre fois plus élevée qu’elle ne l’était en 2019. Les auteurs ont également noté que la fréquence des idées suicidaires a, elle aussi, augmenté (10,7 %), particulièrement chez les jeunes de 18-24 ans (25,5 %), les minorités ethniques (18,6 % chez les Hispaniques, 15,1 % chez les Noirs), et chez les travailleurs essentiels (21,7 %), qui sont les catégories de population parmi les plus affectées par la pandémie.

Les professionnels de santé sont aussi sujets à plus de troubles mentaux du fait de leur exposition directe aux conséquences sanitaires de l’épidémie.

Des travaux menés parmi les soignants canadiens montrent des taux d’anxiété et de dépression extrêmement élevés (55 % souffrent d’anxiété, 42 % montrent des symptômes dépressifs). Des conséquences qui ont en réalité déjà été observées lors d’épidémies précédentes, particulièrement celles du SRAS en 2003 et de la grippe aviaire H1N1 en 2009. Les soignants de Toronto, au Canada, ont montré des taux d’épuisement professionnel (burnout) et de stress post-traumatique nettement plus élevés dans les hôpitaux ayant traité des patients atteints de SRAS que dans les hôpitaux qui n’en avaient pas reçu.Notre sélection d’articles sur le coronavirus

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Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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