Le taux élevé de concentration en particules fines serait un facteur d’aggravation des maladies neurodégénératives de type Parkinson ou Alzheimer et les démences associées.

Un lien entre pollution et maladies neurodégénératives

Par Marilyn Perioli – 19 novembre 2020658

https://www.vivamagazine.fr/pollution-et-maladies-neurodegeneratives/

https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S2542-5196%2820%2930227-8

On sait que la pollution aux particules fines est à l’origine de maladies cardiovasculaires et respiratoires, mais une étude récente démontre également que

Il existerait bien un lien entre le taux de particules fines et les maladies neurodégénératives comme Parkinson ou Alzheimer, d’après une étude publiée dans The Lancet Planetary Health.

Particules fines et aggravation des maladies neurodégénératives

On connaît déjà le rôle négatif que jouent les particules fines dans les maladies respiratoires et cardiovasculaires. Se rajoutent au tableau les pathologies neurologiques. Le taux élevé de concentration en particules fines serait un facteur d’aggravation des maladies neurodégénératives de type Parkinson ou Alzheimer et les démences associées, d’après des travaux qui sont parus dans The Lancet Planetary Health.
En effet, les chercheurs ont étudié et suivi une de cohorte incluant plus de 63 millions d’Américains âgés d’au moins 65 ans dans tout le pays entre 2000 et 2017. Un million de patients atteints de la maladie de Parkinson et 3,4 millions de personnes atteintes d’Alzheimer ont été sélectionnés sur la base d’une première hospitalisation. Puis, ils ont mesuré leur taux d’exposition annuelle aux particules fines, notamment celles d’un diamètre inférieur à 2,5 microns, c’est-à-dire suffisamment petites pour entrer dans le système circulatoire sanguin.

Il a été observé que, à chaque augmentation du taux de particules fines, le risque d’hospitalisation pour l’une de ces deux maladies était augmenté de 13 %.

Une piste qui continue d’être explorée pour asseoir les résultats

Medicare population: a longitudinal cohort study

https://www.thelancet.com/journals/lanplh/article/PIIS2542-5196(20)30227-8/fulltext

https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S2542-5196%2820%2930227-8

Summary

Background

Accumulating evidence links fine particulate matter (PM2·5) to premature mortality, cardiovascular disease, and respiratory disease. However, less is known about the influence of PM2·5 on neurological disorders. We aimed to investigate the effect of long-term PM2·5 exposure on development of Parkinson’s disease or Alzheimer’s disease and related dementias.

Methods

We did a longitudinal cohort study in which we constructed a population-based nationwide open cohort including all fee-for-service Medicare beneficiaries (aged ≥65 years) in the contiguous United States (2000–16) with no exclusions. We assigned PM2·5postal code (ie, ZIP code) concentrations based on mean annual predictions from a high-resolution model. To accommodate our very large dataset, we applied Cox-equivalent Poisson models with parallel computing to estimate hazard ratios (HRs) for first hospital admission for Parkinson’s disease or Alzheimer’s disease and related dementias, adjusting for potential confounders in the health models.

Findings

Between Jan 1, 2000, and Dec 31, 2016, of 63 038 019 individuals who were aged 65 years or older during the study period, we identified 1·0 million cases of Parkinson’s disease and 3·4 million cases of Alzheimer’s disease and related dementias based on primary and secondary diagnosis billing codes. For each 5 μg/m3increase in annual PM2·5 concentrations, the HR was 1·13 (95% CI 1·12–1·14) for first hospital admission for Parkinson’s disease and 1·13 (1·12–1·14) for first hospital admission for Alzheimer’s disease and related dementias. For both outcomes, there was strong evidence of linearity at PM2·5 concentrations less than 16 μg/m3(95th percentile of the PM2·5 distribution), followed by a plateaued association with increasingly larger confidence bands.

Interpretation

We provide evidence that exposure to annual mean PM2·5 in the USA is significantly associated with an increased hazard of first hospital admission with Parkinson’s disease and Alzheimer’s disease and related dementias. For the ageing American population, improving air quality to reduce PM2·5 concentrations to less than current national standards could yield substantial health benefits by reducing the burden of neurological disorders.

Funding

The Health Effects Institute, The National Institute of Environmental Health Sciences, The National Institute on Aging, and the HERCULES Center.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

Un avis sur « Le taux élevé de concentration en particules fines serait un facteur d’aggravation des maladies neurodégénératives de type Parkinson ou Alzheimer et les démences associées. »

Laisser un commentaire