Au Tibet les ruraux soumis à des formations professionnelles « militarisées » et incitation à accepter des emplois salariés

La Chine emprunte à ses politiques au Xinjiang pour siniser encore davantage le Tibet

Un programme de lutte contre la grande pauvreté au Tibet soumet les ruraux à des formations professionnelles « militarisées » et les incite à accepter des emplois salariés. 

Par Brice Pedroletti  Publié le 26 septembre 2020 à 12h43 – Mis à jour le 29 septembre 2020 à 10h48

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/26/la-chine-emprunte-a-ses-politiques-au-xinjiang-pour-siniser-encore-davantage-le-tibet_6053731_3210.html

Le président chinois Xi Jinping lors de la séance de clôture de l’Assemblée populaire nationale à Pékin, le 28 mai 2020.
Le président chinois Xi Jinping lors de la séance de clôture de l’Assemblée populaire nationale à Pékin, le 28 mai 2020. NICOLAS ASFOURI / AFP

Après le Xinjiang, le Tibet : les autorités chinoises ont mis en place dans la région autonome tibétaine un programme de formations professionnelles et de transfert de main-d’œuvre qui adopte certaines des méthodes musclées déployées ces dernières années auprès des Ouïgours. Les deux régions, qui n’ont d’autonome que le nom, sont dirigées d’une main de fer par le parti communiste, et le Tibet est interdit d’accès aux journalistes étrangers.

Lors d’un sommet réuni en urgence sur le Tibet fin août sur fond de tensions à la frontière avec l’Inde, le président chinois Xi Jinping a rehaussé le niveau d’alerte le concernant par d’inquiétantes formules : il a appelé à faire du Tibet une « forteresse imprenable de stabilité », à « relancer l’offensive contre les éléments séparatistes », et à « siniser le bouddhisme tibétain ».

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Le nouveau programme, mis en œuvre en 2019, aurait rempli 90 % de ses objectifs dans les sept premiers mois de l’année 2020, touchant environ 500 000 « travailleurs ruraux en surplus », dont environ 50 000 ont été « transférés » vers des emplois de services ou industriels à l’intérieur du Tibet, et environ 3 000 en dehors, selon un compte rendu officiel du gouvernement régional. Les bénéficiaires de ces politiques sont aussi incités à placer le cas échéant leurs terres dans des coopératives, dont ils deviendraient des « actionnaires », afin de pouvoir se salarier.

La population de la région autonome tibétaine est de 3,5 millions, dont 90 % de Tibétains en excluant les forces armées chinoises et les saisonniers. Les « travailleurs ruraux en surplus » ciblés par le nouveau programme désignent des paysans ou des éleveurs dont les activités sont considérées comme insuffisantes pour faire s’enrichir leur foyer. Nombre de jeunes Tibétains, une population jugée comme d’autant plus turbulente aux yeux de l’Etat chinois que les monastères en absorbent de moins en moins, entrent dans cette catégorie.

Une population qui est à plus de 70 % rurale

Les régions de peuplement ethnique sont longtemps restées découplées du modèle dominant en Chine, basé sur la mise au travail dans les usines de Chine côtière ou les grands centres urbains de dizaines de millions de jeunes des campagnes qui envoient de l’argent à leur famille, épargnent et s’installent en ville. Du fait de l’attachement des Tibétains à leur mode de la vie et à leur culture, de la barrière de la langue, mais aussi des discriminations à l’emploi et de la préférence des entreprises chinoises pour les Han.

Les autorités chinoises n’ont cessé pourtant de tenter de promouvoir ce modèle, notamment au Xinjiang : dans le milieu des années 2000, elles avaient organisé l’envoi de jeune Ouïgours, en majorité des jeunes filles, dans des usines de la Chine côtière. L’opération avait tourné au fiasco. Puis Pékin avait encouragé, à coups de subventions, la création de parcs industriels au Xinjiang, longtemps peu actifs. Jusqu’à ce que soient mis en œuvre la « formation professionnelle », puis un emploi, dans ces usines ou ailleurs en Chine, d’une partie de la population soumise au préalable à un processus dit de « transformation par l’éducation » – c’est-à-dire un endoctrinement forcé dans des camps, sous peine d’y croupir de longues années.

Le Tibet, dont la population est à plus de 70 % rurale contre 40 % pour le reste de la Chine, a connu d’innombrables campagnes de sédentarisation des nomades dans des centres urbains et « d’éducation patriotique » des moines et des villageois. Cette fois, l’objectif de la fin de l’année 2020, choisie comme date butoir pour éliminer la grande pauvreté par Xi Jinping, a conduit à ces nouvelles mesures plus systématiques : « Elles impliquent que les nomades et agriculteurs tibétains changent leur mode de vie afin de recevoir un revenu en cash mesurable pour être déclarés comme sortis de la pauvreté », explique Adrian Zenz, dans un rapport récent de la Jamestown Foundation, un centre de recherche américain.

Ce spécialiste allemand des politiques ethniques chinoises qui s’est fait connaître par ses travaux sur l’internement de masse des Ouïgours au Xinjiang, a identifié nombre de similarités avec le Xinjiang dans des dizaines de documents officiels en chinois en accès libre sur le Tibet, issus de la presse ou des administrations locales. « Tout le mécanisme est conçu pour venir à bout de la résistance des Tibétains au transfert de main-d’œuvre », explique-t-il.

« Suppression de l’identité et de la culture »

Les documents mis au jour insistent ainsi sur la manière dont la formation professionnelle « gérée selon un style militaire strict » doit « amener les masses à obéir à la discipline », « renforcer leur conscience patriotique » et « réformer leur mode de pensée arriéré » – un vocabulaire de coercition emprunté à la répression au Xinjiang. Des photos montrent des apprentis en treillis militaire. De nombreux « centres de formation » sont identifiables dans la préfecture de Chamdo, dans l’est du Tibet. Et la préfecture de Lhassa avait prévu de construire une centaine de ces centres de formation destinés au programme de transfert de main-d’œuvre en 2020.

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En revanche, M. Zenz précise que le transfert des travailleurs tibétains en Chine intérieure ne semble pas nécessiter de mesures de « sécurisation »comme pour les travailleurs du Xinjiang, qui sont surveillés dans les usines en Chine par des gardes armés et logés dans des dortoirs sécurisés. « Rien n’indique non plus que le programme tibétain découle d’un internement extrajudiciaire comme il l’est au Xinjiang », poursuit M. Zenz. Les dirigeants communistes ont régulièrement adapté au Xinjiang des politiques testés au Tibet et vice versa. En outre, l’actuel secrétaire général du Xinjiang, Chen Quanguo, a d’abord dirigé jusqu’en 2016 le Tibet, où il a été remplacé par son adjoint. « Il reste encore beaucoup de choses à découvrir sur ce programme. Si on ne constate pas d’incarcérations de masse au Tibet comme au Xinjiang, on retrouve les efforts très nets et réels de suppression de l’identité et de la culture », estime la chercheuse indépendante Kate Saunders, anciennement à l’ONG International Campaign for Tibet.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Des travailleurs ouïgours enrôlés de force dans des usines chinoises

Plusieurs documents officiels insistent de diverses manières sur la nécessité « d’éliminer les fainéants » pour combattre la pauvreté au Tibet. Des clichés sur les Tibétains qui ont la vie dure en Chine : « Les Tibétains sont régulièrement décrits comme arriérés, paresseux, incapables de reconnaître les bienfaits du développement chinois et d’exprimer leur gratitude au parti. Or, les grands projets chinois sont loin de bénéficier toujours aux Tibétains, au contraire, réagit la tibétologue Katia Buffetrille. Ce programme prétend les sortir de la pauvreté, mais la raison essentielle, c’est l’assimilation. En perdant leurs terres, en étant déplacés, les paysans ou les nomades perdent tous leurs repères. Au Tibet, tout l’environnement est habité de lieux saints. Cela casse leur rapport à leur monde spirituel, à leur culture, leurs liens sociaux. »

Brice Pedroletti

Au Xinjiang, couvre-feu sur l’économie locale

Au cœur du projet chinois des « nouvelles routes de la soie » porté par le président Xi Jinping, la région autonome ouïgoure subit la politique ultrasécuritaire des autorités de Pékin. Laquelle pèse sur l’économie et grève les échanges. 

Par Simon Leplâtre  Publié le 15 décembre 2018 à 06h20

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/15/au-xinjiang-couvre-feu-sur-l-economie-locale_5397952_3234.html

Dans une rue touristique du vieux Kashgar (Xinjiang), en septembre.
Dans une rue touristique du vieux Kashgar (Xinjiang), en septembre. GILLES SABRIE POUR  » LE MONDE »

C’était le point de rendez-vous des marchands kazakhs, pakistanais ou russes. Au marché de Hualing, vaste réseau de galeries carrelées de blanc, on trouve de tout : fournitures, ameublement, outils de chantier, décorations… Ces derniers temps, cependant, les clients se font rares dans ce lieu situé au centre d’Urumqi, capitale de la région autonome ouïgoure du ­Xinjiang (nord-ouest de la Chine). Nombre de boutiques ont été abandonnées.

Dans un magasin de décorations en stuc, une vendeuse, assise devant des colonnettes à dorures, soupire : « Je ne sais pas si c’est la crise économique, ou s’il est plus difficile d’obtenir des visas, mais on ne voit presque plus d’étrangers. Les Ouïgours [membres d’une minorité turcophone et musulmane] aussi sont moins nombreux. C’est à cause de la sécurité »,poursuit la quinquagénaire, qui tient la boutique depuis une dizaine d’années. « On perd de l’argent », déplore-t-elle. Comme l’ensemble de la région, elle a connu des jours meilleurs.

Alikhan, homme d’affaires chinois issu de la minorité kazakhe, se souvient qu’il y a trois ans, le grand marché de Hualing bouillonnait d’activité. Son profil sur WeChat, l’application chinoise de messagerie, fait la promotion de l’« initiative de la ­ceinture et de la route » (Belt and Road Initiative en anglais, BRI), le grand projet diplomatico-économique du président Xi Jinping, également connu sous l’appellation de « nouvelles routes de la soie ».

« Camps de rééducation »

Le Xinjiang, frontalier entre autres du ­Pakistan, du Kirghizistan, du Kazakhstan et de la Russie, est un carrefour essentiel du projet, qui vise à développer les échanges en bâtissant un réseau de routes et de voies ferrées jusqu’en Europe. Alikhan organisait le transport aérien de produits entre le Xinjiang et le Kazakhstan. Mais sur l’application cryptée WhatsApp, bloquée en Chine, il se montre bien plus critique. « Ils ont tué le commerce, accuse-t-il. Tous les Kazakhs qui faisaient des affaires ont été envoyés dans des camps. »

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Par « camps », Alikhan entend « camps de rééducation », mis en place par le gouvernement de Pékin pour « déradicaliser » les minorités du Xinjiang. Ils seraient environ un million – des Ouïgours surtout, mais aussi des Kazakhs et d’autres membres de minorités musulmanes de la région – à être internés, estiment des chercheurs et des militants, sur la base d’images satellites et de témoignages. Alikhan a pu partir à temps pour s’installer au Kazakhstan, mais plusieurs de ses proches ont été arrêtés.

Les près de onze millions d’Ouïgours ont une longue histoire de résistance face aux poli­tiques assimilatrices du Parti communiste chinois (PCC). Les tensions ont culminé en 2009, lors d’émeutes survenues à ­Urumqi, qui ont fait des centaines de morts parmi les Han (l’ethnie majoritaire dans le pays) et ont été suivies d’un tour de vis sanglant. Depuis, des violences éclatent régu­lièrement.

Drapeaux chinois dans le centre historique de Kashgar (province autonome ouïgoure), le 6 septembre.
Drapeaux chinois dans le centre historique de Kashgar (province autonome ouïgoure), le 6 septembre. THOMAS PETER / REUTERS

« Mesures préventives »

En août 2016, après l’arrivée d’un nouveau secrétaire du PCC à la tête de la région, Chen Quanguo, la répression est montée d’un cran, avec la construction massive de « camps de rééducation ». Après avoir nié leur existence, les autorités chinoises l’ont finalement admise, mi-octobre, les présentant comme des « mesures préventives » adoptées pour « contrer le terrorisme et l’extrémisme ».

Dans le sud de la région, plus densément peuplé par les Ouïgours, ces internements massifs ont une incidence bien visible : à Kashgar, cœur historique de la culture ouïgoure, les rues sont tranquilles. Dans une venelle de la vieille ville, un marchand pakistanais détonne, avec sa barbe et sa tunique traditionnelle. Ici, porter la barbe est interdit et tout signe islamique peut être considéré comme une indication de radicalisation. A 26 ans, il vend des bracelets en pierres semi-précieuses. Ses affaires ne sont pas bonnes. « Il n’y a plus de jeunes hommes dans les rues de Kashgar. Ce sont eux qui m’achetaient mes bracelets. »

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Pour certains de ses compatriotes, les ­conséquences sont encore plus douloureuses. Javed Choudhary importait des fruits secs de Chine au Pakistan. « Il n’y a plus personne. Tous les investisseurs, mes partenaires, sont détenus », assure le quinquagénaire, qui a vécu quinze ans à Kashgar, jusqu’en 2017. Il estime avoir perdu 1 million de yuans (environ 130 000 euros), envoyés à des partenaires ouïgours disparus dans les camps. Mais l’argent est le cadet de ses soucis : « Ma femme est détenue aussi, depuis un an et trois mois », raconte-t-il au téléphone, du Pakistan.

L’économie locale a été sacrifiée

De prime abord, le Xinjiang ne se porte pas mal économiquement : 7,6 % de croissance en 2017, mieux que la moyenne nationale (6,9 %). A y regarder de plus près, cependant, il apparaît que seul le secteur public tire la croissance. De fait, les investissements y sont deux fois plus élevés que dans le privé, alors qu’ils étaient équivalents en 2012, d’après les chiffres de The Economist Intelligence Unit.

L’importance du secteur public dans le Xinjiang ne date pas d’hier : après la prise de pouvoir des communistes en 1949, c’est l’armée qui a pris en charge le développement économique de cette zone riche en ressources naturelles, avec des unités de travail constituées d’anciens soldats, les bingtuan. Elles emploient encore 2,6 millions de personnes, essentiellement des Han, et contribuent pour 17 % au produit intérieur brut (PIB) de la région.

Sur le terrain, les difficultés sont multiples : les contrôles routiers ralentissent la circu­lation, les communications sont entravées et la main-d’œuvre s’amenuise

« En pratique, les considérations écono­miques ont été complètement soumises aux questions sécuritaires au Xinjiang »,estime Andrew Small, chercheur au sein du groupe de réflexion transatlantique German ­Marshall Fund et spécialiste des relations de la Chine avec ses voisins asiatiques. Pour lui, le Xinjiang et les pays d’Asie centrale sont surtout une zone de transit pour les « nouvelles routes de la soie ».

« Les mesures sécuritaires reflètent le fait que le Xinjiang ne deviendra jamais un centre économique important pour la BRI, à une échelle significative pour la Chine, poursuit M. Small. Cela ne veut pas dire que la sécurisation n’a aucun impact. Cela veut dire qu’elles [les autorités de Pékin] acceptent d’en subir les conséquences économiques. » Ces deux dernières années, l’économie locale a été sacrifiée.

Contrôles d’identité à Khashgar (province autonome ouïgoure) dans la région chinoise du Xinjiang, en mars 2017.
Contrôles d’identité à Khashgar (province autonome ouïgoure) dans la région chinoise du Xinjiang, en mars 2017. THOMAS PETER / REUTERS

Démarches administratives ralenties

Sur le terrain, les difficultés sont multiples. Les contrôles routiers ralentissent la circu­lation ; les communications sont entravées (le réseau mobile 4G a été supprimé début 2017, au profit de la 3G, plus lente) et la main-d’œuvre s’amenuise.

Un Néerlandais, ex-employé d’un hôtel à Urumqi, explique que les employés ouïgours de l’établissement ont été forcés de rentrer dans leur ville d’origine, courant 2017. Chaque magasin, hôtel, centre commercial doit s’équiper à ses frais d’un détecteur de métal et recruter un gardien armé d’une batte. Toutes les semaines, le personnel est tenu d’assister à la levée du drapeau et de participer à des exercices de sécurité.A

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Les démarches administratives sont également ralenties. Plus de un million de civils han ont été mobilisés par les autorités depuis 2016 pour effectuer des « séjours » plus ou moins longs dans des familles musulmanes rurales, à des fins de surveillance.

« Parfois les missions durent une semaine, parfois jusqu’à deux ou trois ans,relève un Han, patron d’une filature de coton au Xinjiang. En ce moment, les docteurs, les fonctionnaires, les cadres d’entreprises d’Etat, tous doivent y aller. Pendant ce temps-là, ils ne font plus leur travail. » « Une démarche qui prenait auparavant une semaine peut prendre un mois. Plusieurs amis entrepreneurs ont quitté la région », ajoute ce quinquagénaire qui a grandi dans la région et tient à rester anonyme.

Les dépenses de sécurité s’envolent

Pour justifier la politique sécuritaire, les autorités chinoises mettent en avant la nécessité de préserver le succès du tourisme local. Le nombre de voyageurs aurait progressé d’un tiers entre 2016 et 2017, pour atteindre 100 millions. Des chiffres difficiles à vérifier.

A Kashgar, à l’entrée de la vieille ville, des hommes en armes contrôlent les sacs et les personnes. Les résidents ouïgours doivent scanner leur carte d’identité et leur visage est soumis à un système de reconnaissance faciale, tandis que les touristes, Han et étrangers, bénéficient d’une « voie verte » sans contrôle.

Camera de surveillance dans la partie rénovée de Kashgar, le 6 septembre.
Camera de surveillance dans la partie rénovée de Kashgar, le 6 septembre. THOMAS PETER / REUTERS

Les dépenses de sécurité ont presque doublé entre 2016 et 2017, et même crû de 1 400 % dans certaines localités habitées par des minorités musulmanes, d’après l’anthropologue Adrian Zenz, spécialiste des politiques publiques sur les minorités en Chine. Entre août 2016 et juillet 2017, 90 000 postes ont été ouverts dans la sécurité, à en croire le chercheur, enseignant à l’Ecole européenne de culture et de théologie de Korntal (Allemagne).

Un secteur se porte à merveille : celui de la surveillance. SenseTime, spécialisé dans la reconnaissance faciale, collabore avec les autorités locales. Dans les rues, sur les places, et même dans les mosquées, les caméras laissent peu d’angles morts. En 2017, Hikvision, le leader mondial des caméras de surveillance, établi à Hangzhou (est de la Chine), a remporté au moins cinq contrats pour un montant total de 1,85 milliard de yuans (237 millions d’euros) au Xinjiang.

Simon Leplâtre(Région autonome ouïgoure du Xinjiang, envoyé spécial)

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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