Les poules de Lescout: les Lescoutois vont enfin savoir ce qu’il y a dans l’air qu’ils respirent, un exemple pour Albi ?

Elevage de poules à Lescout : le protocole d’analyse de l’air se préciseDès 2018 déjà, les riverains demandaient lors de manifestations que des analyses complètes de l’air soient réalisées aux abords de l’élevage.Dès 2018 déjà, les riverains demandaient lors de manifestations que des analyses complètes de l’air soient réalisées aux abords de l’élevage. photo DDM, archives JMG.

Environnement,  Lescout,  AgriculturePublié le 04/11/2020 à 05:11 , mis à jour à 08:25

Onze mois après la dernière réunion de cadrage qui avait regroupé à la sous-préfecture deCastres les représentants de l’Etat (sous-préfet, Dréal, ARS), des élus locaux (Communauté de Communes Sor et Agout, mairie de Lescout), du Collectif de Lescout, et la directrice de Atmo Occitanie, la réunion de lancement de l’étude de la qualité de l’air tant attendue par les riverains de Lescout a eu lieu lundi. Un dossier qui a pris du retard en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Ces derniers en effet s’inquiètent depuis des mois de la possible pollution de l’air et des nuisances que pourrait engendrer l’élevage intensif de poules pondeuses de l’entreprise Gallès située en bordure du village.

Même si la santé publique est du ressort de la Préfecture, il a été demandé à la communauté de communes Sor et Agout (CCSA) de signer une convention avec l’Atmo Occitanie pour devenir pilote de cette étude et de supporter une partie non négligeable de son financement.

A cette réunion, étaient donc représentés les parties. Le sous-préfet François Proisy a rappelé les objectifs de l’étude : chercher toutes pollutions nuisibles à la santé humaine, quelle que soit leur nature et leur source.

Pour Pierre-Yves Robic, directeur-adjoint d’Atmo Occitanie la première phase de travail nécessite d’identifier les activités et polluants à rechercher. A l’issue de la rencontre, Pierre-Yves Robic a établi le calendrier prévisionnel des prochaines semaines. Le mois de novembre sera consacré aux prises de contacts, aux visites de terrain, et à l’étude des documents existants . Cela permettra en décembre de procéder à l’évaluation des besoins, en s’appuyant sur la bibliographie. Atmo présentera en janvier, lors d’un prochain comité de pilotage, le diagnostic sur les polluants, le programme de travail à mettre en œuvre, et le chiffrage des coûts.

Le collectif de Lescout: « espère que, près de trois ans après les promesses du sous-préfet Chiaro, les premières analyses de l’air commenceront, afin que les Lescoutois sachent ce qu’ils respirent. Nous serons vigilants à ce que les promesses soient tenues, que tous types de polluants susceptibles d’impacter la santé humaine soient recherchés, et que le budget mobilisé soit suffisant. Alors que les troubles de voisinage sont constants, que les émissions de poussière et les odeurs nauséabondes en provenance de l’élevage industriel de poules pondeuses ont perturbé tout l’été la vie des riverains, une étude exhaustive et incontestable est indispensable pour rassurer la population ».

Commentaires du Dr Jean Scheffer:

La création des espaces de vente sur les terres de la ferme de la Renaudié a été réalisée sans étude d’impact sur la pollution de l’air et auditive, particulièrement pour les établissements limitrophes, Mapad, école publique et riverains. Il en a été de même concernant les extensions des espaces de vente autour du Leclerc de Lescure, le long de la RN88.

D’aucuns souhaitent réaliser la bretelle de Lescure pour soulager les bouchons de l’Archipeyre. Il est donc grand temps pour aider au choix des différentes solutions pour le futur de la circulation dans notre agglomération (grand contournement nord-ouest d’Albi, bretelle de Lescure, auto-pont au dessus de l’archipeyre), de réaliser des mesures des pollutions, auditives et de l’air avec l’aide d’Atmo Occitanie.

L’exemple de Lescout, nous montre que c’est possible. D’ailleurs en 2013*des stations provisoires ont été installées à proximité du trafic en ville (Tassigny et Massol) avec de mauvais résultats en 2013 et 2014; en 2011 plusieurs sites de mesure ont été installés le long de la rocade, afin de choisir le meilleur site de référence définitif près d’une voie à grande circulation. Aucun des sites ne convenait aux auteurs et depuis les mesures relevées par la station de Cantepau ne sont plus publiées. Nous n’avons plus que les mesures de la sation du square Massol qui déterminent la pollution de fond de l’agglomération.

Il est intéressantde constater que les mesures effectuées en 2011*, au départ de la route de Millau et de l’Avenue de Saint-Juéry à proximité de la rocade, objectivaient déjà à cette époque des taux élevés de NO2.

Il est donc urgent de refaire des mesures dans l’optique d’une étude d’impact pour connaitre la pollution actuelle au rond point de l’Archipeyre, au départ de la RN88, avenue de Saint-Juéry à hauteur de la Mapad et de Leroy Merlin et la pollution future suite à la création d’une bretelle de Lescure, d’un grand contournement et d’un auto-pont sur l’Archipeyre.

Une étude concernant la possiblité de créer ce dernier ouvrage étant très urgente.

*ÉVALUATION DU NIVEAU DE POLLUTION EN PROXIMITÉ TRAFIC SUR ALBI ANNÉE (ORAMIP 2013)

**Recherche d’un site d’implantation d’une station de proximité automobile dans. l’agglomération albigeoiseRésultats de la campagne de mesures par tubes échantillonneurs passifs (ORAMIP 2011)

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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