Les médecins généralistes traitent actuellement 97% des patients Covid. Ce n’est pas une maladie hospitalière

« Les médecins généralistes prêts pour la seconde vague »

Le Figaro

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Marie-Cécile Renault note dans Le Figaro qu’« au printemps, les patients avaient déserté les cabinets médicaux de ville, à la fois par peur du virus et parce que le gouvernement recommandait d’appeler le 15. Face à la seconde vague, alors que les hôpitaux se disent à nouveau débordés, les médecins de famille espèrent être cette fois mieux associés à la lutte contre l’épidémie ».
La journaliste constate que « pour l’heure, l’activité des cabinets de ville reste à un niveau habituel ». Le Dr Jacques Battistoni, président du syndicat MG France, déclare ainsi qu’« on ne parle que de l’hôpital, en oubliant que les médecins généralistes traitent actuellement 97% des patients Covid. Ce n’est pas une maladie hospitalière ».
Le Dr Margot Bayart, généraliste à Réalmont (Tarn), indique pour sa part : « On continue à voir des patients chroniques, des patients âgés, on n’enregistre pas la chute que l’on avait vue au printemps ».
Marie-Cécile Renault explique qu’« outre la prise en charge des patients légers, les généralistes estiment cette fois pouvoir intervenir à trois niveaux dans la lutte contre le virus. D’une part, ils jouent un rôle important dans la prévention de la maladie, en particulier pour les personnes vulnérables, et peuvent ainsi éviter des hospitalisations ».
« D’autre part, avec l’arrivée des tests antigéniques, plus simples et plus rapides, ils vont pouvoir jouer un rôle accru dans le dépistage du virus »,
 continue la journaliste. Elle explique notamment que « l’Assurance-maladie, qui souhaite s’appuyer sur les médecins de ville, a mis en place un financement incitatif : un test antigénique associé à une consultation est facturé 46 € par le praticien. À cela s’ajoute une majoration de 30 € si le patient se révèle positif, et que le généraliste enclenche le traçage, c’est-à-dire l’identification et la déclaration des personnes contacts ».
Marie-Cécile Renault note qu’« aujourd’hui, le traçage est effectué par l’Assurance-maladie, qui a affecté 10.000 salariés équivalents temps plein (ETP) à cette tâche et contacte plus de 100.000 personnes par jour. […] Mais, avec les tests antigéniques, ils auront les résultats en direct. Encore faudra-t-il pouvoir l’exploiter ».
Le Dr Battistoni remarque en effet : « Notre participation est soumise à des conditions techniques : le service “Ameli pro” est tellement embouteillé qu’il est très lent. Il faut vraiment être motivé pour rentrer les données, c’est frustrant ».
La journaliste indique enfin que « les médecins de ville peuvent aussi soulager les hôpitaux en gérant les patients Covid à domicile, avec des infirmières libérales. Soit pour qu’ils entrent plus tard à l’hôpital, soit pour qu’ils en sortent plus tôt ».
Elle précise que « cela suppose des recommandations précises de la Haute Autorité de santé (HAS), la levée d’obstacles réglementaires sur l’oxygène, et l’accès à certains médicaments réservés aux hôpitaux ».

Les médecins généralistes prêts pour la seconde vague

Alors que les cabinets s’étaient vidés en mars, ils veulent jouer leur rôle.Par Marie-Cécile RenaultPublié hier à 17:46, mis à jour hier à 17:46

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/les-medecins-generalistes-prets-pour-la-seconde-vague-20201105

Au printemps, les patients avaient déserté les cabinets médicaux de ville, à la fois par peur du virus et parce que le gouvernement recommandait d’appeler le 15. Face à la seconde vague, alors que les hôpitaux se disent à nouveau débordés, les médecins de famille espèrent être cette fois mieux associés à la lutte contre l’épidémie.

«On ne parle que de l’hôpital, en oubliant que les médecins généralistes traitent actuellement 97 % des patients Covid. Ce n’est pas une maladie hospitalière», souligne le Dr Jacques Battistoni, président du syndicat MG France. De fait, pour l’heure, l’activité des cabinets de ville reste à un niveau habituel. «On continue à voir des patients chroniques, des patients âgés, on n’enregistre pas la chute que l’on avait vue au printemps», confirme le Dr Margot Bayart, généraliste à Réalmont (Tarn).Outre la prise en charge des patients légers, les généralistes estiment cette fois pouvoir intervenir à trois niveaux dans la lutte contre le virus. D’une part, ils jouentCet article est réservé aux abonnés. (Suite abonnés)

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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