Covid-19 : 15 % des décès attribuables à la pollution de l’air
Une étude internationale évalue à 15 % la part de décès dus au nouveau coronavirus liée à l’exposition aux particules fines.
Par Stéphane Mandard Publié le 03 novembre 2020 à 10h34 – Mis à jour le 03 novembre 2020 à 15h47

Respirer un air de mauvaise qualité accroît le risque de mourir du Covid-19. Telle est la conclusion d’une étude internationale parue fin octobre dans la revue Cardiovascular Research. Selon les estimations des chercheurs, environ 15 % des décès dans le monde dus au Covid-19 pourraient être attribués à une exposition à long terme à la pollution de l’air. Une proportion qui monte à 27 % dans les régions les plus polluées de la planète, comme l’Asie de l’Est. Elle s’élèverait à 18 % en France, juste en dessous de la moyenne européenne, estimée à environ 19 %.
Dans une démarche inédite, les scientifiques ont cherché à évaluer la part de la mortalité due au Covid-19 attribuable à une exposition à long terme aux particules fines (PM2,5, de diamètre inférieur à 2,5 micromètres), les plus dangereuses pour la santé car elles pénètrent profondément dans l’organisme. « Le nombre de décès dus au Covid-19 augmentant de façon continue, il n’est pas possible de déterminer le nombre exact ou définitif de décès par Covid-19 par pays pouvant être attribués à la pollution de l’air », précise Jos Lelieveld, de l’Institut Max-Planck de chimie à Mayence (Allemagne) et auteur principal de l’étude.
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Les résultats se fondent sur des données épidémiologiques collectées jusqu’à la troisième semaine de juin, dans le cadre d’études scientifiques menées aux Etats-Unis, en Chine et en Italie. Pour construire leur modèle de calcul, les chercheurs les ont combinées avec les données sur l’exposition des populations aux PM2,5 issues des observations satellitaires et des réseaux de surveillance de la qualité de l’air dans les villes.
Même s’ils n’en écartent pas la possibilité, les auteurs ne vont pas jusqu’à établir une relation de cause à effet directe entre pollution de l’air et mortalité due au Covid-19. Ils concluent qu’elle est « un facteur important » et « aggravant » de comorbidité. La littérature scientifique a déjà établi de façon solide le lien entre particules fines et décès par maladie respiratoire, accident vasculaire cérébral ou infarctus.
La France, mauvaise élève
« Lorsque les gens inhalent de l’air pollué, les PM2,5 migrent des poumons vers le sang et les vaisseaux sanguins. Cela endommage l’endothélium, la paroi interne des artères. Le coronavirus pénètre également par les poumons, causant des dommages similaires aux vaisseaux sanguins, décrit Thomas Münzel (université Johannes-Gutenberg, Mayence), coauteur de l’étude. Si vous avez déjà une maladie cardiaque, par exemple, la pollution de l’air et l’infection par le coronavirus causeront des problèmes pouvant entraîner des crises cardiaques, une insuffisance cardiaque et un accident vasculaire cérébral. »
La pollution de l’air aurait deux autres effets, relève l’étude. Elle favoriserait l’émergence de foyers épidémiques, en prolongeant la durée de vie du virus dans les aérosols. Elle augmenterait l’activité d’un récepteur, appelé ACE2, situé à la surface des cellules et connu pour être impliqué dans la manière dont le Covid-19 infecte les patients. « Il y a coup double, commente le professeur Munzel. La pollution de l’air endommage les poumons et augmente l’activité de l’ACE2, ce qui conduit à une meilleure absorption du virus ».
Santé publique France (SPF) considère la pollution de l’air comme « un facteur de risque aggravant ». L’organisme doit lancer prochainement une étude sur « le lien entre exposition à long terme aux particules fines et le risque de décès et d’hospitalisations pour Covid-19 ». Au moment du déconfinement, SPF rappelait que « la reprise des activités ne [devait] pas se faire au détriment de la qualité de l’air, déterminant majeur de la santé ». Dans une étude publiée en mars, les professeurs Lelieveld et Munzel avaient revu très significativement à la hausse la mortalité globale due à la pollution de l’air. Selon leurs calculs, elle serait ainsi responsable chaque année, en France, d’environ 67 000 morts. Beaucoup plus que l’estimation de 48 000 morts retenue depuis quelques années par SPF.
Mauvaise élève, la France a de nouveau été renvoyée devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) par la Commission, vendredi 30 octobre, pour avoir exposé les Parisiens et les Martiniquais à des niveaux de particules fines supérieurs aux normes légales depuis plus de douze ans. En octobre 2019, la CJUE avait condamné la France pour des dépassements répétés au dioxyde d’azote, un gaz toxique émis principalement par le trafic routier, dans une dizaine d’agglomérations.
Pollution : un lien entre le taux de particules fines et les maladies neurodégénératives

Par Mme Aude Rambaud – Saint-Germain-en-Laye
[Déclaration de liens d’intérêts]
La lutte contre la pollution atmosphérique ne bénéficiera pas qu’à la santé respiratoire. Une étude confirme le lien entre cette première, notamment en terme de concentration en particules fines PM2·5, et le risque d’aggravation de maladies neurodégénératives de type Parkinson ou Alzheimer et les démences associées. Ces travaux sont parus dans The Lancet Planetary Health.
L’exposition aux particules fines PM2·5 est associée à une augmentation du risque d’hospitalisation pour une maladie neurodégénérative, en particulier les maladies de Parkinson et Alzheimer. Ces particules de taille inférieure à 2,5 micromètres sont déjà incriminées dans la mortalité prématurée, les maladies cardiovasculaires et respiratoires. Le bilan s’alourdit donc avec un rôle possible dans l’aggravation des maladies neurologiques.
Pour étudier cette association, des chercheurs américains ont effectué une étude longitudinale et suivi une de cohorte incluant plus de 63 millions d’assurés Medicare âgés d’au moins 65 ans dans tout le pays entre 2000 et 2016. Pour chaque code postal de participant, un taux de PM2·5 a été attribué sur la base des connaissances et estimations en fonction du lieu de vie.
Pendant cette période d’observation, un million de cas de maladies de Parkinson et 3,4 millions de cas de maladie d’Alzheimer ont été diagnostiqués dans cette cohorte. Or, à chaque augmentation de 5 μg/m3 du taux de PM2·5 , le risque d’hospitalisation pour l’une de ces deux maladies était augmenté de 13% (HR 1·13 , 1·12–1·14) avec une association linéaire jusqu’au taux de 16 μg/m3 de PM2·5 au-delà duquel un plateau était atteint.
https://www.thelancet.com/journals/lanplh/article/PIIS2542-5196(20)30227-8/fulltext
Référence :
Liuhua Shi et al.
Long-term effects of PM2·5 on neurological disorders in the American Medicare population: a longitudinal cohort study.
The Lancet Planetary Health, October 19, 2020
https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S2542-5196%2820%2930227-8
Summary
Background
Accumulating evidence links fine particulate matter (PM2·5) to premature mortality, cardiovascular disease, and respiratory disease. However, less is known about the influence of PM2·5 on neurological disorders. We aimed to investigate the effect of long-term PM2·5 exposure on development of Parkinson’s disease or Alzheimer’s disease and related dementias.
Methods
We did a longitudinal cohort study in which we constructed a population-based nationwide open cohort including all fee-for-service Medicare beneficiaries (aged ≥65 years) in the contiguous United States (2000–16) with no exclusions. We assigned PM2·5postal code (ie, ZIP code) concentrations based on mean annual predictions from a high-resolution model. To accommodate our very large dataset, we applied Cox-equivalent Poisson models with parallel computing to estimate hazard ratios (HRs) for first hospital admission for Parkinson’s disease or Alzheimer’s disease and related dementias, adjusting for potential confounders in the health models.
Findings
Between Jan 1, 2000, and Dec 31, 2016, of 63 038 019 individuals who were aged 65 years or older during the study period, we identified 1·0 million cases of Parkinson’s disease and 3·4 million cases of Alzheimer’s disease and related dementias based on primary and secondary diagnosis billing codes. For each 5 μg/m3increase in annual PM2·5 concentrations, the HR was 1·13 (95% CI 1·12–1·14) for first hospital admission for Parkinson’s disease and 1·13 (1·12–1·14) for first hospital admission for Alzheimer’s disease and related dementias. For both outcomes, there was strong evidence of linearity at PM2·5 concentrations less than 16 μg/m3(95th percentile of the PM2·5 distribution), followed by a plateaued association with increasingly larger confidence bands.
Interpretation
We provide evidence that exposure to annual mean PM2·5 in the USA is significantly associated with an increased hazard of first hospital admission with Parkinson’s disease and Alzheimer’s disease and related dementias. For the ageing American population, improving air quality to reduce PM2·5 concentrations to less than current national standards could yield substantial health benefits by reducing the burden of neurological disorders.
Funding
The Health Effects Institute, The National Institute of Environmental Health Sciences, The National Institute on Aging, and the HERCULES Center.
*Coronavirus : la pollution de l’air est un « facteur aggravant », alertent médecins et chercheurs
Les épandages agricoles ont été à l’origine de pics de pollution en Ile-de-France et dans le Grand-Est ce week-end. Un collectif appelle l’Etat à les « limiter drastiquement ».
Par Stéphane Mandard Publié le 30 mars 2020 à 10h50 – Mis à jour le 31 mars 2020 à 09h00

Ce week-end, un premier épisode de pollution printanier a été constaté en plusieurs points du territoire, notamment en Ile-de-France et dans le Grand-Est,les deux régions les plus touchées par la propagation de l’épidémie de Covid-19.Car, si les mesures de confinement ont permis de réduire la pollution liée au trafic routier avec une chute spectaculaire des émissions d’oxydes d’azote, elles n’ont pas eu d’effet sur les niveaux de particules fines, les plus dangereuses pour la santé, car elles pénètrent profondément dans les voies respiratoires. Ces niveaux ont même augmenté au cours de la semaine à la faveur des conditions météorologiques (ensoleillement et absence de vent) pour dépasser, samedi 28 mars, les limites légales, dans l’agglomération parisienne, le Bas-Rhin ou le Haut-Rhin.
Outre le chauffage résidentiel au bois, cet épisode de pollution se caractérise par « une part importante de particules secondaires formées à partir d’ammoniac et d’oxydes d’azote, l’ammoniac étant issu majoritairement des épandages de fertilisants », rappelle Atmo Grand-Est, l’organisme chargé de la surveillance de la pollution de l’air dans la région. Le processus chimique est bien connu : lors des épandages agricoles, le gaz ammoniac (NH3), en passant dans l’atmosphère, réagit avec les oxydes d’azote (NOx) – issus du trafic routier ou de l’activité industrielle – pour former des particules de nitrate d’ammonium et de sulfate d’ammonium. Ces particules peuvent voyager sur plusieurs kilomètres, d’où les pics de pollution constatés dans des grandes agglomérations, comme Paris, Strasbourg ou Mulhouse.
Les zones touchées par ces pics sont aussi celles qui paient le plus lourd tribut au coronavirus. Dans une note diffusée vendredi 27 mars, Atmo France, qui regroupe l’ensemble des organismes de surveillance de la qualité de l’air, conclut qu’« une exposition chronique à la pollution de l’air est un facteur aggravant des impacts sanitaires lors de la contagion par le Covid-19 ».
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« La pollution abîme les muqueuses des voies respiratoires et du poumon, ce qui fait pénétrer plus facilement les virus, et les particules fines véhiculent les virus au fond des voies aériennes »
Une semaine plus tôt, plusieurs médecins et chercheurs, tous spécialistes de la pollution de l’air, avaient donné l’alerte. Dans un courrier, adressé le 21 mars à l’ensemble des préfets, le collectif Air-Santé-Climat interpellait l’Etat sur « la nécessité de limiter drastiquement les épandages agricoles, afin de tout mettre en œuvre pour limiter la propagation du virus ».
Membre du collectif et directrice du département d’épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires de l’Inserm, Isabella Annesi-Maesano détaille le mécanisme : « La pollution abîme les muqueuses des voies respiratoires et du poumon, ce qui fait pénétrer plus facilement les virus et, par agrégation, les particules fines et ultrafines véhiculent les virus au fond des voies aériennes. » En 2003, une étude, publiée dans la revue scientifique de santé publique Environmental Health, a analysé le lien entre la pollution de l’air et les cas létaux de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS ; causé par le SARS-CoV) en Chine. Elle montrait que les patients contaminés vivant dans des régions modérément polluées avaient 84 % plus de risques de mourir que les patients de régions peu polluées. De même, les patients vivant dans des zones fortement polluées avaient deux fois plus de risques de mourir du SRAS que ceux des régions peu polluées.
L’hypothèse du transport du virus dans l’air via les particules
Une étude italienne, publiée le 17 mars, par la Société italienne de médecine environnementale, va plus loin. En se basant sur la corrélation entre les niveaux de pollution élevés, constatés en Lombardie, et le nombre important de victimes du coronavirus, elle suggère que les particules fines pourraient aussi contribuer à la propagation du Covid-19 en le transportant dans l’air. Les spécialistes italiens des aérosols ont pris leurs distances avec ces résultats, estimant que le lien de causalité restait à prouver « au moyen d’enquêtes approfondies ».
Une autre étude, publiée également le 17 mars, dans le New England Journal of Medicine, montre pour sa part que le coronavirus pourrait persister dans l’air pendant trois heures. Mais l’article ne mentionne pas le rôle des particules fines ni la charge virale, c’est-à-dire à partir de quelle dose le virus serait infectant via les aérosols. Dans un avis rendu le même jour, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) rappelle que « la présence d’un virus dans l’air ne signifie pas qu’il est infectieux ni qu’il y a une transmission respiratoire de type “air” ». Pour le HCSP,« il n’existe pas d’études prouvant une transmission interhumaine du virus par des aérosols sur de longues distances. Néanmoins, s’il existe, ce mode de transmission n’est pas le mode de transmission majoritaire ».
Même prudence à l’Organisation mondiale de santé (OMS). « Le fait que les particules fines puissent servir de vecteur à la propagation du coronavirus reste une hypothèse, commente Maria Neira, la directrice du département santé publique et environnement. Et il va falloir plusieurs mois pour la confirmer ou l’infirmer, car la propagation du virus dépend d’une multitude de paramètres comme les conditions météorologiques, la démographie ou les mesures de confinement prises par les pays. » Plusieurs équipes commencent à travailler sur le sujet, à l’OMS, au service européen de surveillance de l’atmosphère Copernicus ou encore parmi les épidémiologistes de la London School of Hygiene & Tropical Medicine. « Nous cherchons à étendre notre réseau de collaboration avec les équipes de recherche médicales qui souhaiteraient tester des hypothèses quant au transport et à la survie du virus dans l’air », indique le directeur de Copernicus, Vincent-Henri Peuch.
Principe de précaution
En attendant, le collectif Air-Santé-Climat en appelle « au principe de précaution »,afin de limiter les émissions de particules fines liées aux épandages dont la saison débute. « Si on ne limite pas rapidement les épandages, cela risque d’annihiler l’effet des mesures de confinement qui ont permis de réduire la pollution liée au trafic routier », avertit Thomas Bourdrel, radiologue à Strasbourg à l’origine du collectif. Il rappelle que des solutions techniques d’enfouissement dans le sol permettent de réduire considérablement les émissions d’ammoniac dans l’air.
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Parmi les rares préfets qui ont répondu au courrier des médecins, celui de Vendée a fait savoir que « l’alerte » avait été « signalée à la région et au niveau national », « une position nationale étant nécessaire sur un sujet aussi important ».
De son côté, le Syndicat des exploitants agricoles du Finistère juge, dans un communiqué, « difficilement acceptable, au vu du contexte particulier du Covid-19, que les agriculteurs plébiscités par l’ensemble de la population pour assurer leur approvisionnement alimentaire, soient ainsi montrés du doigt et empêchés de réaliser les travaux agricoles nécessaires à leur acte de production ».
« Il faut diminuer la pollution automobile »
TRIBUNE
Dans une tribune au « Monde », un collectif de médecins dénonce l’augmentation de la fréquence de certaines maladies chroniques et les 60 000 décès par an en France dus à la pollution.
Publié le 26 juin 2019 à 06h30 Temps de Lecture 2 min.
Tribune. Un collectif de médecins et de chercheurs s’associent pour dénoncer les effets de la pollution de l’air sur la santé et appuyer les mesures prises pour améliorer la qualité de l’air. Depuis les années 1980, les pics de pollution de l’air en rapport avec la densité croissante de population dans les mégapoles, le changement climatique et, surtout, le parc automobile sont identifiés comme responsables de crises d’asthme chez les enfants et les adultes. Plus récemment, les pics de pollution ont été impliqués aussi dans l’augmentation du recours aux soins pour causes cardio-vasculaires (accidents cardio-vasculaires, infarctus).
« Au début des années 2000, les scientifiques du monde entier ont montré l’impact majeur sur la santé de la pollution de fond »
Au début des années 2000, les scientifiques du monde entier ont montré l’impact majeur sur la santé de la pollution de fond. L’exposition chronique est significativement liée à l’apparition de nouveaux cas d’asthme infantile ; ce lien commence dès l’exposition in utero chez la femme enceinte. Selon des études scientifiques plus récentes, chez l’enfant la pollution de fond engendrerait des allergies (eczéma, allergie alimentaire), des maladies auto-immunes (maladies inflammatoires du tube digestif, diabète), des petits poids de naissance, des défauts de croissance pulmonaire. Chez l’adulte ont été rapportés des pathologies cardio-vasculaires, des infections respiratoires, des maladies auto-immunes (sarcoïdose, polyarthrite rhumatoïde, diabète…), des cancers, notamment du poumon, des maladies neurodégénératives, des accouchements prématurés.
Dysfonctionnement immunitaire
A ces données épidémiologiques s’ajoutent des données expérimentales, les polluants (particules fines et ultrafines, mais également le dioxyde d’azote et l’ozone) sont à l’origine de processus inflammatoires au niveau des organes et d’un défaut de diversité de notre microbiome (bactéries bienveillantes qui colonisent notre peau et nos muqueuses) avec, comme résultante, un dysfonctionnement immunitaire. Les polluants sont à l’origine d’une modification de l’expression des gènes, notamment chez la femme enceinte, avec un risque accru de voir apparaître chez l’enfant à naître des maladies comme l’asthme.
Plus globalement, la pollution est à la fois responsable d’une augmentation de fréquence de maladies chroniques, mais aussi d’une mortalité dépassant 60 000 décès par an en France. Lorsque des mesures courageuses sur le parc automobile ont été prises au Japon, en Californie, en Suisse (interdiction du diesel, diminution des carburants polluants, augmentation des pistes cyclables, covoiturage, zones à faibles émissions…), la santé respiratoire et cardio-vasculaire des adultes s’est améliorée et les enfants ont retrouvé une croissance pulmonaire normale ! Nous appuyons donc toutes les mesures qui contribuent à diminuer la pollution automobile, à l’origine d’une grande partie de la pollution des aires urbaines, à l’image de la zone à faibles émissions de la métropole du Grand Paris, qui restreindra progressivement la circulation des véhicules les plus polluants, et des quinze métropoles françaises engagées dans ce processus.
Premiers signataires : Jocelyne Just, professeure, pédiatre, pneumo-allergologue, Paris ; Isabella Annesi-Maesano, professeure, directrice d’unité Inserm, Sorbonne Université, Paris ; Bruno Housset,professeur, pneumologue, Créteil ; Isabelle Bossé, docteure, allergologue, La Rochelle ; Philippe Bonniaud, professeur, pneumologue, allergologue, Dijon ; Thomas Bourdrel, docteur, radiologue, Strasbourg ; Harriet Corvol, professeure, pédiatre, pneumologue, Paris ; Frédéric de Blay, professeur, pneumologue, allergologue, Strasbourg ; Denis Devictor, professeur, pédiatre, Paris ; Alain Didier, professeur, pneumologue, allergologue, Toulouse ; Jean-Christophe Dubus, professeur, pédiatre, pneumologue, Marseille ; Ralph Epaud, professeur, pédiatre, pneumologue ; Bruno Stankoff,professeur, neurologue, Paris ; Xavier Jouven, professeur, cardiologue, Paris ; Anne Tsicopoulos, docteure, directrice d’unité Inserm, Lille.
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