Malgré de multiples alarmes, le gouvernement est lent à prendre les mesures sanitaires nécessaires. Faute d’avoir été inactif à l’hôpital pendant 6 mois et d’avoir échoué avec le « tester-tracer-isoler », sans parler du télé-travail non obligatoire, et des contrôles pendant longtemps presque inexistants dans les aéroports, ports et gares…il ne peut que contaster son terrible échec. Quand à tous ceux qui niaient rebond, deuxième vague, qui minimisaient la gravité de ce virus, il faudra faire amende honorable. Par contre on peut tous reconnaitre l’absence criante de démocratie sanitaire et une forte inquiétude concernant nos libertés qui sont sous le double feu de l’épidémie et du terrorisme (J. Scheffer)

Couvre-feu élargi ou confinements locaux… le gouvernement devra durcir les restrictions face à l’ampleur de la pandémie

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/27/covid-19-l-executif-contraint-d-accelerer-sa-replique-face-au-niveau-critique-atteint-par-l-epidemie_6057465_823448.html

La deuxième vague de Covid-19 ne circule plus à bas bruit, comme lors de la rentrée, mais dans un vacarme que l’exécutif ne peut plus ignorer. Un conseil de défense sanitaire aura lieu mardi « pour poser un diagnostic sur la situation », selon l’Elysée, et les mesures seront arbitrées, mercredi

Par Olivier Faye  Publié aujourd’hui à 02h43, mis à jour à 09h56

L’heure des choix sonne à nouveau pour Emmanuel Macron. L’épidémie due au coronavirus ne circule plus à bas bruit, comme lors de la rentrée, mais dans un vacarme que l’exécutif ne peut se permettre d’ignorer. Lundi 26 octobre, plus de 26 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été officiellement diagnostiqués en vingt-quatre heures.

En réalité, l’augmentation quotidienne du nombre de contaminations se situerait « autour de 100 000 par jour », selon le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy. « On est dans une situation difficile, voire critique, a alerté l’infectiologue, lundi matin, sur RTL. On avait prévu qu’il y aurait cette deuxième vague, mais nous sommes nous-mêmes surpris par la brutalité de ce qui est en train de se passer depuis dix jours. » Et qui implique une possible embolie des services de réanimation dans les hôpitaux. L’écueil que le gouvernement cherche à tout prix à éviter.

Suivre les chiffres de la pandémie en Francemis à jour le 26 oct. En moyenne, au 22 octobre, 32 605 personnes sont testées positives chaque jour.

« Les mesures prises jusqu’à présent ne sont pas suffisantes », juge un dirigeant de la majorité. Il va donc falloir sévir, estime-t-on au sommet de l’Etat, et tenter de faire accepter à la population de nouvelles restrictions sur ses libertés. Pour réussir la manœuvre, Emmanuel Macron veut procéder en deux temps. Un conseil de défense sanitaire devait se réunir à l’Elysée, mardi matin, « pour poser un diagnostic sur la situation », selon l’entourage du président de la République. Un point est notamment prévu sur l’efficacité des mesures de couvre-feu instaurées depuis le 17 octobre, qui concernent aujourd’hui près de deux tiers des Français.

Le premier ministre, Jean Castex, a ensuite convié dans l’après-midi les dirigeants de partis politiques et de groupes parlementaires de tous bords à venir échanger avec lui à Matignon. Un rendez-vous similaire est prévu dans la foulée avec les partenaires sociaux. Une manière de « recueillir les retours » éventuels des uns et des autres, explique-t-on au sein du gouvernement, et de préparer l’atterrissage des mesures qui seront arbitrées, mercredi matin, lors d’un nouveau conseil de défense sanitaire.

Pourquoi emprunter ces chemins de traverse avant d’arriver à destination ? « Pour améliorer l’acceptabilité », résume un macroniste. Car le tour de vis promet d’être sévère

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« Le confinement, c’est toujours ce que l’on veut éviter »

Emmanuel Macron, après une réunion avec des représentants du personnel de l’hôpital René-Dubos, à Pontoise (Val-d’Oise), le 23 octobre.
Emmanuel Macron, après une réunion avec des représentants du personnel de l’hôpital René-Dubos, à Pontoise (Val-d’Oise), le 23 octobre. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE POUR « LE MONDE »

Jean-François Delfraissy, encore lui, a posé sur la table « deux hypothèses » afin de parvenir à freiner la diffusion du virus. La première consisterait à « aller vers un couvre-feu plus massif », étendu à l’ensemble du territoire national, sur une plage horaire élargie, « et qui puisse également être mis en place le week-end ». C’est notamment ce qui avait été décidé en Guyane cet été, où le couvre-feu démarrait tous les jours à 17 heures, et courait pendant le week-end du samedi après-midi au lundi matin. « En serrant la vis sur l’heure du couvre-feu, peut-être que ça passera »,veut croire un conseiller de l’exécutif.

Reste à voir comment une telle décision pourrait s’appliquer en fonction des territoires. « L’organisation de la vie sociale, professionnelle, n’est pas la même en Guyane qu’à Paris, dans la Creuse ou en Corrèze », rappelle-t-on dans l’entourage du ministre de la santé, Olivier Véran. Pour autant, cette solution apparaîtrait comme un moindre mal. « Le confinement vingt-quatre heures sur vingt-quatre, c’est toujours ce que l’on veut éviter », rappelle un ministre. C’est pourtant cette deuxième hypothèse que Jean-François Delfraissy a évoquée.

Le scientifique, en effet, a aussi suggéré le recours à un confinement « moins dur que celui du mois de mars », « de plus courte durée », qui permettrait aux parents de continuer à travailler et aux enfants d’aller à l’école. « Je vois mal comment on peut y échapper », souffle un proche d’Emmanuel Macron, qui souhaiterait voir ce confinement ciblé sur les personnes vulnérables. Le même reconnaît néanmoins : « Ma ligne est minoritaire, car plus risquée. Les personnes âgées, ce sont elles qui ont le pouvoir, politique, économique, et qui votent le plus. »« Généraliser le confinement n’est pas indispensable. On peut avoir des résultats similaires avec d’autres mesures », tempère-t-on au ministère de la santé.

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« Sauver Noël »

Quid d’un confinement localisé, qui concernerait seulement les foyers épidémiques les plus touchés ? « Il est trop tôt aujourd’hui pour dire si on va vers des reconfinements locaux ou plus larges », évacuait Emmanuel Macron, vendredi 23 octobre, lors d’un déplacement au centre hospitalier René-Dubos de Pontoise (Val-d’Oise).

L’exécutif n’exclut pas, en revanche, de modifier la règle, appliquée depuis la rentrée, d’une stratégie différenciée en fonction des territoires. « Rien n’est arrêté, rien n’est décidé », élude un cadre de la majorité.

En tout état de cause, un consensus émerge autour du fait que le nombre de contaminations en milieu scolaire reste relativement faible. « Fermer les écoles, ce n’est pas quelque chose qui serait de nature à freiner l’épidémie », défend un proche d’Olivier Véran. Ce dernier a reporté son audition prévue au Sénat, mardi, sur la nouvelle déclaration d’état d’urgence sanitaire.

De son côté, Emmanuel Macron a renvoyé à une date ultérieure le déplacement qu’il devait effectuer le même jour, au Creusot (Saône-et-Loire), sur le thème du nucléaire. Au sein de l’exécutif, l’enjeu des semaines à venir est clair : casser la courbe de l’épidémie afin de « sauver Noël »« Je ne sais pas comment le pays vivrait un Noël confiné, s’inquiète un conseiller. Et en même temps, ces fêtes peuvent être une déflagration épidémique, un cluster géant ! » « Le mois de novembre sera éprouvant », a prévenu Jean Castex. Et il n’a pas encore commencé.

Covid-19 : scientifiques et politiques sonnent l’alarme

Par Aurore Savarit-Lebrère — 26 octobre 2020 à 14:11

https://www.liberation.fr/france/2020/10/26/covid-19-scientifiques-et-politiques-sonnent-l-alarme_1803508

Le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, en avril à Paris.
Le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, en avril à Paris.Photo Joël Saget. AFP 

Le nombre de cas explose en France, conduisant certains responsables à réclamer un nouveau confinement. Une solution à laquelle l’exécutif réfléchit. 

  •   Covid-19 : scientifiques et politiques sonnent l’alarme

«Hors de contrôle». Les mots peuvent varier mais c’est peu ou prou le verdict unanime des scientifiques sur l’épidémie de Covid en France ce lundi, au lendemain d’un nouveau triste record de contaminations. Au point que certains réclament désormais très officiellement le retour d’un confinement, localisé ou généralisé. Dimanche soir, Santé publique France a égréné son bilan quotidien: plus de 52 000 nouveaux cas dépistés en France en vingt-quatre heures, soit plus qu’aux Etats-Unis sur la même période. Cela porte le nombre total de personnes positives au coronavirus en France à presque 1,14 million, et le nombre de décès à 116 pour la journée de dimanche.

Ces chiffres pourraient être encore plus alarmants. Car selon le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, on devrait en réalité parler de 100 000 nouveaux cas par jour en comptant les asymptomatiques et ceux qui ne se font pas tester. «Beaucoup de gens n’ont pas encore pris conscience de ce qui nous attend», a-t-il estimé sur RTL, se disant surpris de la «brutalité» de la reprise de l’épidémie. La France vit selon lui «une situation très difficile, voire critique» et la deuxième vague sera «plus forte que la première vague». Jean-François Delfraissy suggère donc «la possibilité d’aller vers un couvre-feu plus massif, à la fois dans ses horaires et dans son étendue et qu’il puisse être mis en place le week-end». Et si cela ne suffit pas, un confinement pourrait être envisagé, «de plus courte durée» que celui du printemps et «suivi de conditions de déconfinement très particulières, puisqu’on déconfinerait en passant par un couvre-feu».

Président de la région Grand-Est, l’une des plus touchées lors de la première vague, Jean Rottner, figure donc parmi les premiers élus à réclamer ce reconfinement. «Si reconfinement il doit y avoir dans dix ou quinze jours, parlons en déjà maintenant, a-t-il fait valoir ce lundi sur France Info. Ce n’est plus un sentiment et c’est une crainte aujourd’hui. La certitude dans ce domaine-là, je pense qu’il faut rester extrêmement modeste et extrêmement humble». Pour ce médecin urgentiste de formation, «les chiffres sont implacables».

«Eviter un reconfinement général»

Le couvre-feu est un «pari risqué» qui, sur le plan épidémiologique, «n’est pas une méthode dont on connaît l’efficacité», a abondé Eric Caumes, chef du service infectiologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris au micro de France Info. Pour lui, la France a «perdu» le contrôle de la pandémie. Face à cette crise, deux solutions sont envisageables selon lui : télétravail et reconfinement. Or le gouvernement ne se résout toujours pas à instaurer le télétravail obligatoire, qui reste seulement «recommandé». Et le gouvernement français souhaite «éviter un reconfinement général», a fait valoir la ministre du Travail, Elisabeth Borne sur LCI. «En tout cas on veut trouver un bon équilibre entre la santé des Français et la poursuite de l’activité économique, éducative et culturelle», a-t-elle expliqué. «Si on reconfine totalement comme en mars, on va vers un écroulement de l’économie française, on risque de ne pas s’en remettre», a insisté le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux sur RMC, avant de nuancer : «Les marchés ont une capacité de rebond incroyable, mais on va aller dans quelque chose de très très dur.»

A l’échelle internationale, l’Organisation mondiale de la santé a annoncé dimanche avoir enregistré la veille un nouveau record mondial de 465 319 cas de contaminations. Le directeur de l’OMS a donc appelé à une solidarité mondiale dans la distribution de tout futur vaccin contre le coronavirus. «Permettez-moi d’être clair : le nationalisme vaccinal prolongera la pandémie, ne la raccourcira pas», a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus lors de l’ouverture d’un Sommet mondial de la Santé.Aurore Savarit-Lebrère

Préserver l’hôpital pour les malades Covid et hors Covid

Face à la montée en puissance de la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19, tout doit être entrepris pour mieux anticiper et accompagner la continuité des soins au-delà des seuls malades atteints par le coronavirus.

Publié aujourd’hui à 10h38, mis à jour à 10h58    Temps de Lecture 2 min

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/27/preserver-l-hopital-pour-les-malades-covid-et-hors-covid_6057507_3232.html 

Editorial du « Monde ».

 L’indispensable prise en charge des malades du Covid-19 lors de la première vague du printemps a provoqué une désorganisation sans précédent du système de santé, dont les dégâts n’ont pas fini de se faire sentir. Avec la mise sous tension extraordinaire subie par les hôpitaux entre mars et mai, ce sont des milliers de cancers qui n’ont pas été traités, des cœurs ou des reins qui n’ont pu être transplantés, des pathologies chroniques qui n’ont pu être diagnostiquées qu’avec retard – « des personnes qui n’auraient pas dû mourir et qui mourront », résume Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer.

Alors que la deuxième vague de la pandémie s’annonce « sûrement plus forte que la première », a estimé, lundi 26 octobre, sur RTL le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, il est essentiel de mieux anticiper et accompagner la continuité des soins au-delà des seuls malades atteints par le SARS-CoV-2.

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En mars et en avril, sidéré et exténué par l’ampleur de la pandémie, le système de santé a concentré ses efforts sur le nouveau coronavirus au détriment des autres pathologies, qui n’ont pas disparu pour autant. Le nombre d’arrêts cardiaques en dehors de l’hôpital a explosé. A l’inverse, les greffes ou les admissions pour accident vasculaire cérébral ont brutalement chuté. Des médecins voient arriver aujourd’hui certains patients dans des états particulièrement dégradés, qu’ils ne voyaient plus depuis vingt ou trente ans, lorsque la prévention et le traitement étaient beaucoup moins performants. Même les affections les plus bénignes ont pu dégénérer en pathologies plus graves. Malgré l’accalmie de cet été, le retard pris à cause du confinement n’a pas été encore rattrapé. Partout, dans les pays touchés par la première vague, le phénomène inquiète

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Les causes de la non-prise en charge des pathologies hors Covid sont multiples. Au manque de capacité d’accueil dans les hôpitaux se sont ajoutées les réticences des patients à consulter, par peur d’être contaminés ou par scrupule à encombrer davantage un dispositif de santé déjà surchargé.

Engorgement

La montée en puissance de la deuxième vague menace d’aggraver la situation. D’autant que, par rapport au printemps, davantage de régions risquent d’être concernées par l’engorgement des services de réanimation. Les hôpitaux d’Ile-de-France sont déjà contraints de « déprogrammer » leur activité hors épidémie.

Tout doit être entrepris dès aujourd’hui pour limiter de nouveaux dommages collatéraux. Le premier moyen, on ne le dira jamais assez, consiste à respecter scrupuleusement les gestes barrières et à faire preuve de responsabilité individuelle dans les comportements, afin de préserver au maximum les capacités hospitalières pour l’ensemble des malades. Ensuite, il est primordial de ne pas hésiter à continuer à consulter son médecin malgré le contexte anxiogène. La prévention et la détection précoce de certaines pathologies peuvent aussi aider à soulager les hôpitaux.

Enfin, ceux-ci doivent s’organiser pour pouvoir prendre également en charge les patients atteints d’autres maladies que le Covid. Les capacités de soin n’étant pas extensibles à court terme se pose la délicate question de la sélection des malades en fonction de leur âge et des comorbidités. Il n’y a pas de raison que les malades cardiaques, cancéreux ou en attente de greffe soient exclus du tri que la surcharge hospitalière imposera inévitablement. Une telle rupture de l’équité dans l’accès aux soins serait inacceptable.

« Coronavirus : un reconfinement est-il inéluctable ? »

La Croix
Le Figaro
Libération

 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=3c52ac269e35b5081ebf65bf079ccb0b&id_newsletter=13947&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=13947&from=newsletter

 La Croix s’interroge : « La France va-t-elle être reconfinée ? La question resurgit, ces derniers jours, face aux chiffres de la pandémie : 52.000 cas identifiés en 24 heures, dimanche 24 octobre, un triste record. Le scénario ne semble pas exclu par le gouvernement, même s’il n’est pour l’instant pas à l’ordre du jour ».
Le quotidien parle d’une « solution indispensable pour certains, encore évitable pour d’autres. À condition de prendre des mesures contraignantes ».
Il évoque ainsi « un reconfinement pour «agir vite» ». Catherine Hill, épidémiologiste, déclare en effet : « Oui, car nous allons droit dans le mur. Le nombre d’admissions à l’hôpital qui augmente très vite va se traduire dans 10 jours par une augmentation rapide des admissions en réa, qui sont déjà en train d’augmenter ». Elle souligne que « les cas positifs «ne sont que la partie émergée» de l’iceberg ».
Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, souligne quant à lui qu’« il y a probablement plus de 50.000 cas par jour », « estimant à «100.000» le nombre réel de cas. Autant de vecteurs potentiels de circulation du virus. «Il faut agir et vite», plaide donc Catherine Hill, invitant à un confinement général immédiat, et à l’organisation d’un dépistage massif dans toute la population », continue La Croix.
Le journal évoque toitefois « des «solutions intermédiaires» pour limiter «l’impact social» ».
Martin Blachier, médecin de santé publique et épidémiologiste, déclare qu’« un nouveau confinement aurait un impact social et économique terrible ». « Lui considère qu’avant d’en arriver là, des «solutions intermédiaires» peuvent sans doute «être trouvées» pour réduire ses interactions sociales et ses activités au minimum », note le quotidien.
Le médecin précise ainsi : « Continuer à faire les courses, aller à l’école, mais aller au travail uniquement quand le télétravail n’est pas possible ».
« Des limitations contraignantes, mais toujours «plus supportables qu’un confinement total», pour Martin Blachier, qui plaide en revanche pour un «autoconfinement solidaire» des plus âgés et des plus vulnérables »,
 relève le quotidien.
Il déclare ainsi que « dans les 15 prochains jours, les 60-80 ans, devraient interrompre totalement leurs rapports sociaux ”physiques”, quand bien même ils se sentent en pleine forme ».
La Croix continue : « Augmenter les contraintes, pour éviter une situation extrême. Suivant cette même ligne, le président du comité scientifique, Jean-François Delfraissy, a présenté deux scénarios. […] Le premier : un couvre-feu «plus massif», à la fois dans ses horaires (sans pour autant les préciser) et dans son étendue au niveau du territoire national, et «qui puisse également être mis en place le week-end» ».
« Deuxième hypothèse : aller vers un confinement, certes, mais «moins dur» que celui mis en place au mois de mars, c’est-à-dire qui permettrait de «conserver une activité scolaire et un certain nombre d’activités économiques». Le déconfinement, lui, se ferait «en douceur», assorti d’un couvre-feu, précise le président du comité scientifique. Un scénario qui pourrait, en altérant la circulation virale, faire gagner «plusieurs mois» »,
 explique le journal.
De son côté, Le Figaro remarque que « l’exécutif n’écarte plus un reconfinement partiel ».
Le journal note ainsi que « personne n’avait encore osé prononcer le mot tabou. Depuis vendredi soir, c’est chose faite. «On se projette au mieux jusqu’à l’été prochain. Il est trop tôt, aujourd’hui, pour dire si on va vers des reconfinements locaux ou plus larges», a reconnu Emmanuel Macron en marge d’une visite au centre hospitalier René-Dubos de Pontoise ».
« Ce changement de vocabulaire en dit très long sur la situation sanitaire du pays. Car au sommet de l’État, la question n’est plus de savoir «si» le dispositif va être durci. Ni même «quand» il le sera. La question est : «Comment ?» »,
 relève le quotidien.
Le Figaro indique que « selon nos informations, le président de la République a confirmé à ses interlocuteurs du week-end que le pays allait en partie être remis sous cloche, dans des conditions qui restent à définir ».
Le journal explique que « plusieurs scénarios ont été mis à l’étude au sein de l’exécutif. Les différentes pistes ont été longuement discutées, lundi midi, lors d’un déjeuner à l’Élysée entre le président et le premier ministre Jean Castex. Les deux hommes n’ont cependant pas arrêté leurs arbitrages : ils doivent normalement le faire mardi et mercredi matin, lors de deux Conseils de défense sanitaire consécutifs prévus à cet effet ».
Le quotidien observe que « conscient du désastre économique auquel il exposerait les Français en mettant une nouvelle fois le pays à l’arrêt, même partiellement, Emmanuel Macron s’y est finalement résolu face à l’ampleur de la deuxième vague, jugée «incontrôlable et incompréhensible» par son entourage ».
Le Figaro note en outre que « certains macronistes n’ont pas de mots assez dur contre les médecins «rassuristes», accusés de passer plus de temps sur les plateaux télé que dans leurs hôpitaux ou laboratoires ».
Libération titre pour sa part : « Reconfinement : les autorités sanitaires agitent la mise en demeures ».
Le journal constate lui aussi que « quelques jours après le renforcement du couvre-feu, le président du Conseil scientifique a semblé préparer les esprits à un durcissement des mesures, comme le souhaitent certains médecins. Les hôpitaux se rapprochent de la saturation dans plusieurs régions ».
Le quotidien souligne qu’« à peine 6 mois après la levée du lock-out du printemps, la pression de la communauté sanitaire monte pour que décision soit prise de restreindre, encore un peu plus, la liberté de mouvement des Français ».
Libération remarque que le Pr Delfraissy « acte en creux le fait que les restrictions sociales en vigueur depuis mi-octobre dans les «zones en alerte épidémique maximale» ne produisent pas les effets espérés. Avec 52.000 nouveaux cas avérés de contamination, chiffre qui selon Delfraissy est sous-estimé de moitié, la France a même battu dimanche un record. Plus préoccupant, le nombre de patients Covid en réanimation (plus de 2500 en France) ne cesse lui aussi de grimper, contraignant les hôpitaux à déprogrammer les interventions relatives à d’autres pathologies pour libérer des lits et redéployer en interne du personnel soignant », continue le journal.
Il relève ainsi que « dans les milieux hospitaliers, la cause est entendue : un nouveau confinement est inévitable ».
Le Pr Éric Caumes, chef du service infectiologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), souligne qu’« aujourd’hui, le nombre de patients Covid en réanimation double tous les 15 jours. Il faut arrêter de courir après le virus. Cesser de prendre des décisions au pied du mur. Le confinement est inéluctable, et le plus tôt sera le mieux ».
Le spécialiste souligne en outre : « Aujourd’hui, on ne peut pas consacrer tout l’hôpital aux patients Covid. On a créé six unités Covid dans six services différents, de sorte à pouvoir maintenir l’offre de soin dans toutes les disciplines et éviter les pertes de chance pour des patients atteints d’autres types de pathologies. Malgré cela, en hématologie par exemple, ils sont obligés de redéprogrammer des interventions qui avaient déjà été déprogrammées en mars ! ».Date de publication : 27 octobre 2020

« Deuxième vague du Covid-19 : à l’hôpital, le besoin de renforts devient urgent »

Reconfinement : les autorités sanitaires agitent la mise en demeures

Par Nathalie Raulin, Photo Cyril Zannettacci. VU et Cyril Zannettacci — 26 octobre 2020 à 20:51

https://www.liberation.fr/france/2020/10/26/reconfinement-les-autorites-sanitaires-agitent-la-mise-en-demeures_1803584

A Paris, jeudi, peu avant 21 heures. Le président du Conseil scientifique propose d’instaurer «un couvre-feu plus massif».
A Paris, jeudi, peu avant 21 heures. Le président du Conseil scientifique propose d’instaurer «un couvre-feu plus massif». Photo Cyril Zannettacci. VU 

Quelques jours après le renforcement du couvre-feu, le président du Conseil scientifique a semblé préparer les esprits à un durcissement des mesures, comme le souhaitent certains médecins. Les hôpitaux se rapprochent de la saturation dans plusieurs régions.

  •   Reconfinement : les autorités sanitaires agitent la mise en demeures

Confinement, bis repetita ? A peine six mois après la levée du lock-outdu printemps, la pression de la communauté sanitaire monte pour que décision soit prise de restreindre, encore un peu plus, la liberté de mouvement des Français. Faisant écho à l’alerte des médecins, le gouvernement a convoqué à l’Elysée deux Conseils de défense successifs, mardi et mercredi matin. Dans l’intervalle, le Premier ministre consultera les représentants de l’opposition, les présidents des deux Chambres puis les partenaires sociaux.

Alors que depuis samedi un couvre-feu à compter de 21 heures s’impose à 46 millions de Français, l’alerte a été donnée par Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique chargé d’éclairer le gouvernement dans sa gestion de l’épidémie. Il s’est employé, lundi, à préparer les esprits à un retour pur et simple vers un douloureux futur. Arguant d’une situation sanitaire désormais «difficile voire critique» eu égard au taux record de cas avérés de contamination au Covid-19, l’éminent professeur a, sur RTL, réduit à «deux hypothèses» le champ des possibles pour espérer juguler la deuxième vague épidémique.blob:https://jeansantepolitiqueenvironnement.wordpress.com/0b6cc8b3-94d6-4ae5-bce6-caa64cf3b729

«Moments festifs»

La première possibilité, la plus soft, vise à instaurer «un couvre-feu plus massif, à la fois dans ses horaires, dans son étendue au niveau du territoire national, et qui puisse également être mis en place le week-end». Mais, prévient Delfraissy, si au bout de quinze jours la courbe des contaminations n’a pas été infléchie, il faudrait «aller vers le confinement».

Le second scénario va, lui, droit au but puisqu’il s’agirait «d’aller directement vers un confinement», quoique «moins dur que celui du mois de mars», puisqu’il permettrait de maintenir le travail, une activité scolaire et un certain nombre d’activités économiques. Ce confinement-là serait sans doute de «plus courte durée», mais sa sortie serait aussi plus progressive, puisqu’elle passerait par un «couvre-feu». Par de telles déclarations, Delfraissy acte en creux le fait que les restrictions sociales en vigueur depuis mi-octobre dans les «zones en alerte épidémique maximale» ne produisent pas les effets espérés. Avec 52 000 nouveaux cas avérés de contamination, chiffre qui selon Delfraissy est sous-estimé de moitié, la France a même battu dimanche un record. Plus préoccupant, le nombre de patients Covid en réanimation (plus de 2 500 en France) ne cesse lui aussi de grimper, contraignant les hôpitaux à déprogrammer les interventions relatives à d’autres pathologies pour libérer des lits et redéployer en interne du personnel soignant.

Dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France comme en Ile-de-France, la tension devient extrême. Avec 67 % des 1 200 lits de réanimation désormais occupés par des patients Covid, le système francilien pourrait être au bord de la saturation à la fin du mois… «En épidémiologie, le couvre-feu, ça n’existe pas : seul le confinement est considéré comme un outil susceptible d’enrayer la circulation d’un virus», relève le professeur Eric Caumes, infectiologue à la Pitié-Salpêtrière. De fait, de l’aveu même du directeur de l’Agence régionale d’Ile-de-France, Aurélien Rousseau, ses «équipes constatent que les contaminations n’ont plus forcément lieu dans les bars mais dans les moments festifs à la maison». Une découverte tardive accueillie avec ironie par les hospitaliers, éberlués devant l’insuffisance des données collectées par les autorités sanitaires. «Vendredi 23 octobre, soit huit mois après le début de l’épidémie, on nous a relayé un mail de l’ARS Ile-de-France nous réclamant de remplir un tableau de typologie des patients Covid, avec leur âge, sexe, lieu de contamination, etc. raconte le professeur Gilles Pialoux, infectiologue à l’hôpital Tenon à Paris. Disposer d’une telle typologie en période épidémique, c’est la base ! Cela aurait dû être fait depuis longtemps ! Dans mon service, il n’y a quasiment que des contaminations intrafamiliales, liées à des obsèques, des mariages ou des réunions, et à des contaminations dans des institutions… Cela me confirme dans l’idée qu’on a perdu le fil de la circulation du virus depuis des mois. On court comme des lapins dans les phares d’une voiture.»

Dans les milieux hospitaliers, la cause est entendue : un nouveau confinement est inévitable. «C’est la forme et la date qui restent à discuter, mais le confinement, on ne pourra pas y échapper, estime le professeur Pialoux. Les gens ne sont pas contents. Mais comment fera-t-on sinon pour prendre en charge leur cancer ou leur infarctus ?» Un avis partagé par son confrère de la Pitié-Salpêtrière. «Aujourd’hui, le nombre de patients Covid en réanimation double tous les quinze jours, constate le professeur Caumes. Il faut arrêter de courir après le virus. Cesser de prendre des décisions au pied du mur. Le confinement est inéluctable, et le plus tôt sera le mieux.»

Pour les praticiens hospitaliers, l’enjeu sanitaire va désormais bien au-delà du Covid. «Aujourd’hui, on ne peut pas consacrer tout l’hôpital aux patients Covid, ajoute Caumes. On a créé six unités Covid dans six services différents, de sorte à pouvoir maintenir l’offre de soin dans toutes les disciplines et éviter les pertes de chance pour des patients atteints d’autres types de pathologies. Malgré cela, en hématologie par exemple, ils sont obligés de redéprogrammer des interventions qui avaient déjà été déprogrammées en mars !»

Impopularité

Pour Caumes, tout comme pour l’épidémiologiste Antoine Flahaut, le confinement devrait avoir pour corrolaire la non-réouverture des établissements scolaires après les vacances de la Toussaint : «C’est la condition pour que le confinement soit le plus court et le plus efficace possible. En clair, pour que le gouvernement puisse sauver la consommation en décembre.» Conscient de l’impopularité d’une telle mesure, le Conseil scientifique se garde d’aller aussi loin. Tout à son souci de préparer les esprits à un passage à l’acte de l’exécutif. Dès mercredi ?Nathalie Raulin Photo Cyril Zannettacci. VU , Cyril Zannettacci

La Croix
Le Figaro
Libération

  La Croix s’interroge : « La France va-t-elle être reconfinée ? La question resurgit, ces derniers jours, face aux chiffres de la pandémie : 52.000 cas identifiés en 24 heures, dimanche 24 octobre, un triste record. Le scénario ne semble pas exclu par le gouvernement, même s’il n’est pour l’instant pas à l’ordre du jour ».
Le quotidien parle d’une « solution indispensable pour certains, encore évitable pour d’autres. À condition de prendre des mesures contraignantes ».
Il évoque ainsi « un reconfinement pour «agir vite» ». Catherine Hill, épidémiologiste, déclare en effet : « Oui, car nous allons droit dans le mur. Le nombre d’admissions à l’hôpital qui augmente très vite va se traduire dans 10 jours par une augmentation rapide des admissions en réa, qui sont déjà en train d’augmenter ». Elle souligne que « les cas positifs «ne sont que la partie émergée» de l’iceberg ».
Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, souligne quant à lui qu’« il y a probablement plus de 50.000 cas par jour », « estimant à «100.000» le nombre réel de cas. Autant de vecteurs potentiels de circulation du virus. «Il faut agir et vite», plaide donc Catherine Hill, invitant à un confinement général immédiat, et à l’organisation d’un dépistage massif dans toute la population », continue La Croix.
Le journal évoque toitefois « des «solutions intermédiaires» pour limiter «l’impact social» ».
Martin Blachier, médecin de santé publique et épidémiologiste, déclare qu’« un nouveau confinement aurait un impact social et économique terrible ». « Lui considère qu’avant d’en arriver là, des «solutions intermédiaires» peuvent sans doute «être trouvées» pour réduire ses interactions sociales et ses activités au minimum », note le quotidien.
Le médecin précise ainsi : « Continuer à faire les courses, aller à l’école, mais aller au travail uniquement quand le télétravail n’est pas possible ».
« Des limitations contraignantes, mais toujours «plus supportables qu’un confinement total», pour Martin Blachier, qui plaide en revanche pour un «autoconfinement solidaire» des plus âgés et des plus vulnérables »,
 relève le quotidien.
Il déclare ainsi que « dans les 15 prochains jours, les 60-80 ans, devraient interrompre totalement leurs rapports sociaux ”physiques”, quand bien même ils se sentent en pleine forme ».
La Croix continue : « Augmenter les contraintes, pour éviter une situation extrême. Suivant cette même ligne, le président du comité scientifique, Jean-François Delfraissy, a présenté deux scénarios. […] Le premier : un couvre-feu «plus massif», à la fois dans ses horaires (sans pour autant les préciser) et dans son étendue au niveau du territoire national, et «qui puisse également être mis en place le week-end» ».
« Deuxième hypothèse : aller vers un confinement, certes, mais «moins dur» que celui mis en place au mois de mars, c’est-à-dire qui permettrait de «conserver une activité scolaire et un certain nombre d’activités économiques». Le déconfinement, lui, se ferait «en douceur», assorti d’un couvre-feu, précise le président du comité scientifique. Un scénario qui pourrait, en altérant la circulation virale, faire gagner «plusieurs mois» »,
 explique le journal.
De son côté, Le Figaro remarque que « l’exécutif n’écarte plus un reconfinement partiel ».
Le journal note ainsi que « personne n’avait encore osé prononcer le mot tabou. Depuis vendredi soir, c’est chose faite. «On se projette au mieux jusqu’à l’été prochain. Il est trop tôt, aujourd’hui, pour dire si on va vers des reconfinements locaux ou plus larges», a reconnu Emmanuel Macron en marge d’une visite au centre hospitalier René-Dubos de Pontoise ».
« Ce changement de vocabulaire en dit très long sur la situation sanitaire du pays. Car au sommet de l’État, la question n’est plus de savoir «si» le dispositif va être durci. Ni même «quand» il le sera. La question est : «Comment ?» »,
 relève le quotidien.
Le Figaro indique que « selon nos informations, le président de la République a confirmé à ses interlocuteurs du week-end que le pays allait en partie être remis sous cloche, dans des conditions qui restent à définir ».
Le journal explique que « plusieurs scénarios ont été mis à l’étude au sein de l’exécutif. Les différentes pistes ont été longuement discutées, lundi midi, lors d’un déjeuner à l’Élysée entre le président et le premier ministre Jean Castex. Les deux hommes n’ont cependant pas arrêté leurs arbitrages : ils doivent normalement le faire mardi et mercredi matin, lors de deux Conseils de défense sanitaire consécutifs prévus à cet effet ».
Le quotidien observe que « conscient du désastre économique auquel il exposerait les Français en mettant une nouvelle fois le pays à l’arrêt, même partiellement, Emmanuel Macron s’y est finalement résolu face à l’ampleur de la deuxième vague, jugée «incontrôlable et incompréhensible» par son entourage ».
Le Figaro note en outre que « certains macronistes n’ont pas de mots assez dur contre les médecins «rassuristes», accusés de passer plus de temps sur les plateaux télé que dans leurs hôpitaux ou laboratoires ».
Libération titre pour sa part : « Reconfinement : les autorités sanitaires agitent la mise en demeures ».
Le journal constate lui aussi que « quelques jours après le renforcement du couvre-feu, le président du Conseil scientifique a semblé préparer les esprits à un durcissement des mesures, comme le souhaitent certains médecins. Les hôpitaux se rapprochent de la saturation dans plusieurs régions ».
Le quotidien souligne qu’« à peine 6 mois après la levée du lock-out du printemps, la pression de la communauté sanitaire monte pour que décision soit prise de restreindre, encore un peu plus, la liberté de mouvement des Français ».
Libération remarque que le Pr Delfraissy « acte en creux le fait que les restrictions sociales en vigueur depuis mi-octobre dans les «zones en alerte épidémique maximale» ne produisent pas les effets espérés. Avec 52.000 nouveaux cas avérés de contamination, chiffre qui selon Delfraissy est sous-estimé de moitié, la France a même battu dimanche un record. Plus préoccupant, le nombre de patients Covid en réanimation (plus de 2500 en France) ne cesse lui aussi de grimper, contraignant les hôpitaux à déprogrammer les interventions relatives à d’autres pathologies pour libérer des lits et redéployer en interne du personnel soignant », continue le journal.
Il relève ainsi que « dans les milieux hospitaliers, la cause est entendue : un nouveau confinement est inévitable ».
Le Pr Éric Caumes, chef du service infectiologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), souligne qu’« aujourd’hui, le nombre de patients Covid en réanimation double tous les 15 jours. Il faut arrêter de courir après le virus. Cesser de prendre des décisions au pied du mur. Le confinement est inéluctable, et le plus tôt sera le mieux ».
Le spécialiste souligne en outre : « Aujourd’hui, on ne peut pas consacrer tout l’hôpital aux patients Covid. On a créé six unités Covid dans six services différents, de sorte à pouvoir maintenir l’offre de soin dans toutes les disciplines et éviter les pertes de chance pour des patients atteints d’autres types de pathologies. Malgré cela, en hématologie par exemple, ils sont obligés de redéprogrammer des interventions qui avaient déjà été déprogrammées en mars ! ».Date de publication : 27 octobre 2020

« Deuxième vague du Covid-19 : à l’hôpital, le besoin de renforts devient urgent »

Le Parisien

https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=ffdf4cdf58845e614b8d6d3de12b73ad&id_newsletter=13947&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=13947&from=newsletter

C’est ce que constate Le Parisien, qui souligne qu’« il manque toujours des centaines d’infirmiers et de médecins dans les services hospitaliers pour faire face au retour de l’épidémie, qui s’annonce bien plus brutal et rapide que prévu ».
Le journal note ainsi qu’« en quelques jours, l’épidémie a connu une accélération très brutale en France. Lundi 26 octobre, 17.761 malades atteints par le Covid-19 étaient hospitalisés, dont 2761 en soins critiques, soit 186 de plus en 24 heures ».
Il livre les témoignages de « soignants volontaires pour affronter la deuxième vague à l’hôpital », dont Ingrid, infirmière qui « a quitté le libéral pour revenir travailler en réa. Elle a été recrutée à l’hôpital Bichat à Paris ». Elle déclare : « Je le fais par choix, mais je ne suis en rien une sauveuse, je connais les difficultés ».
Le Parisien observe que « si la quadragénaire insiste, c’est qu’il n’y a pas d’un côté les méchants soignants qui raccrocheraient leur blouse et les gentils qui la reprendraient coûte que coûte. Beaucoup sont sortis KO du premier round de l’épidémie ».
Gilles Pialoux, infectiologue, relève en effet que « certains sont partis, d’autres sont extrêmement fatigués, et de plus en plus chopent eux-mêmes le Covid. Il y a beaucoup de soignants malades ces jours-ci ».

Le quotidien poursuit : « Sans compter le problème de fond, celui de l’attractivité. Trop de postes vacants impliquant une charge de travail intenable – 34.000 rien que pour les infirmiers depuis la rentrée −, une reconnaissance salariale pas totalement au rendez-vous, même si le Ségur de la Santé a permis de réelles avancées : une augmentation nette de 183 € mensuels pour les infirmiers et les aides-soignants à partir de décembre ».
« Après les avoir applaudis chaque soir lors du confinement, il va falloir choyer les professionnels de santé pour les inciter à revenir en masse à l’hôpital »
, continue Le Parisien.
Dominique Rossi, président de la commission médicale d’établissement de l’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille (AP-HM), déclare quant à lui : « Dites-leur qu’on va les accueillir à bras ouverts et qu’ils vont participer à une aventure collective exceptionnelle. […] Aujourd’hui, on a deux robinets ouverts à fond : les patients Covid, et les patients non Covid. Pour tout assumer, il nous faudrait à la louche 100 infirmiers et 25 médecins supplémentaires, sachant qu’on en a déjà recruté 285 depuis le 1er août ».
Le quotidien constate que « pour faire face et soulager le personnel soignant, il faut déprogrammer les interventions non urgentes. Ainsi, cette semaine, 9 salles de bloc opératoire sur une trentaine resteront fermées ».
Le Parisien interroge : « Faudra-t-il aller jusqu’à supprimer les vacances des blouses blanches ? ». Dominique Rossi répond : « Pas à ce stade. On essaye de préserver au maximum nos soignants épuisés ».
Le journal relève en outre que « la situation se tend dans de nombreuses régions. […] Des transferts entre régions de patients atteints du Covid ont aussi débuté. Et la déprogrammation est totale sur l’ensemble de l’Auvergne-Rhône-Alpes ».
« Du côté de l’Ile-de-France, très touchée par la seconde vague de l’épidémie, les hôpitaux aussi s’organisent. Déprogrammations, annulation de congés… L’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) mise sur une réserve de 700 infirmiers, déjà en poste dans d’autres services, mais pouvant rejoindre la réanimation à laquelle ils ont été initiés. Et des appels répétés à l’embauche de soignants »,
 continue le journal.
Pierre-Emmanuel Lecerf, directeur général adjoint de l’AP-HP, remarque ainsi : « On progresse, mais il en manque encore 400. Le budget, on l’a ! Recruter, nous ne demandons que cela. […] C’est avec du personnel, bien formé, et en nombre suffisant auprès des malades que l’on tiendra dans la durée ».

« « On va au crash » : face à la deuxième vague de Covid, la course aux lits dans les hôpitaux franciliens »

Le Parisien

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C’est ce que titre Le Parisien, qui constate : « Opérations déprogrammées, inquiétude des soignants… De plus en plus de places de réanimation en Ile-de-France sont occupées par des patients Covid. La recherche de lits et de personnel est au cœur de toutes les préoccupations ».
Le journal cite ainsi le directeur général de l’agence régionale de santé (ARS), Aurélien Rousseau, qui a relevé ce dimanche : « Le week-end nous éclaire sur le risque auquel nous devons faire face […], des vagues répétées d’arrivées, jour après jour, qui vont mettre en péril nos capacités de régulation régionale. Je vous demande formellement d’engager sans délais les déprogrammations et de vous mettre en situation d’atteindre le pallier suivant rapidement ».
Le quotidien rappelle que « vendredi, 3813 malades étaient hospitalisés en Ile-de-France, c’est 177 de plus que la veille, dont 715 en réanimation ».
Un médecin réanimateur note ainsi : « Les patients sont à 15 dans les couloirs, on ne sait pas où les mettre, on fait des gardes jusqu’à 4 heures du mat’, si ça continue comme ça, on va au crash. […] Quand on a découvert le titre des Echos où le ministre [de la Santé] dit que l’hôpital est plus solide qu’au printemps, on s’est étranglés, on était fous ! ».
Le Parisien explique qu’« en Ile-de-France, la capacité «de routine» est de 1200 lits de réanimation. Au plus fort de la première vague, en avril, l’hôpital avait tout arrêté et plus que doublé ses places en réanimation pour atteindre 3000 lits, dont 2600 dédiés aux malades Covid les plus graves ».
Le journal indique qu’« actuellement, au palier 2 de la mobilisation hospitalière, un millier de places sont mobilisées pour les malades les plus graves du coronavirus. Tous les départements franciliens sont mis à contribution, la gestion est mutualisée à l’échelle de la région, privé compris, appelé à contribuer à l’effort de guerre. Jusqu’à 30% d’opérations non urgentes, peuvent être déprogrammées pour libérer des lits ».
« Vu la progression de l’épidémie, les mille places pourraient être remplies avant novembre. Après, c’est le palier 3 qui permet de dégager 1700 places mais avec jusqu’à 60% de déprogrammations des opérations «non urgentes» », 
poursuit le quotidien.
Le Parisien note que « le ministre de la Santé, Olivier Véran, a évoqué une hausse nationale de 15% de lits de réanimation (passant de 5100 à 5800) et l’ouverture, selon nécessité, de «4000 lits à la demande» disponibles «dès décembre, avant s’il le faut» ».
« «Ces lits seront ouverts ponctuellement selon les besoins», assurait jeudi soir le ministère de la Santé, précisant qu’il s’agit principalement de lits de «médecine générale» »
, ajoute le quotidien.
Le journal relève cependant que « dans les hôpitaux, publics comme privés, aucun de ceux que nous avons interrogés n’a encore vu la couleur de ces lits supplémentaires. A Argenteuil (Val-d’Oise), par exemple, «la situation n’a pas changé depuis mars, voire s’est dégradée», selon Bertrand Martin, le directeur du centre hospitalier Victor-Dupouy, 300 médecins, 2100 personnels soignants, une cinquantaine de patients Covid dont 12 en réanimation ».
Le Parisien note que « Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf) et délégué CGT de l’assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), estime que les annonces gouvernementales sur un renfort en lits sont irréalisables ».
Il déclare ainsi : « Il y a un problème arithmétique très simple. 4000 lits pour un budget annoncé de 50 millions d’euros, ce n’est pas faisable ! Il faudrait 2 à 2,5 emplois par lit et donc un budget de… 400 millions d’euros. Et puis c’est maintenant qu’on a besoin de ces lits, pas plus tard ».
Le quotidien souligne en outre que « selon une enquête menée par l’ARS au sein des établissements de santé en juin, il y aurait 3579 postes vacants en Ile-de-France, tout profil confondu, soit 4,8% des effectifs… ».
Il ajoute que « mercredi, des instructions ont été données par l’ARS, pour trouver rapidement 2000 lits de médecine. Les leviers ? Les déprogrammations d’opérations bien sûr, mais aussi le recours massif à l’hospitalisation à domicile, pour libérer des lits de médecine, le recours à la télémédecine pour les bilans… L’objectif est d’augmenter «significativement et rapidement le nombre de lits et les capacités d’accueil» ».Date de publication : 26 octobre 2020

Covid-19 : les hôpitaux d’Ile-de-France contraints de « déprogrammer » massivement leur activité hors épidémie

Un peu partout en France, face à la forte augmentation du nombre de patients atteints du Covid-19, des hôpitaux activent leurs dispositifs de crise. 

Par François BéguinGilles Rof et Camille Stromboni  Publié aujourd’hui à 05h09, mis à jour à 10h09

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/27/covid-19-les-hopitaux-entrent-en-zone-de-forte-turbulence_6057472_3244.html

C’est un point de bascule dans la « deuxième vague » de l’épidémie due au SARS-CoV-2. Un peu partout en France, face à la forte augmentation du nombre de patients atteints du Covid-19, des hôpitaux activent leurs dispositifs de crise. Lundi 26 octobre, le Grand-Est a déclenché le « plan blanc » dans tous les établissements de santé. En Ile-de-France, instruction a été donnée à tous les hôpitaux publics et privés de « déprogrammer », à partir de vendredi, « toutes les activités chirurgicales (y compris ambulatoires) et médicales dès lors qu’elles sont consommatrices de ressources humaines qui pourraient être utilement affectées dans les services de soins critiques et de médecine Covid ».

Cette décision extrême de déprogrammation massive, déjà prise en Auvergne-Rhône-Alpes, correspond à un arrêt de près de 80 % de l’activité, comme lors de la première vague. Elle intervient après un week-end marqué par une accélération du nombre d’entrées en réanimation et un record du nombre de cas enregistrés en vingt-quatre heures.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Covid-19 : signe de l’aggravation de l’épidémie, les hôpitaux de la région Auvergne-Rhône-Alpes « déprogramment » d’autres patients

« La situation épidémique s’aggrave fortement, et (…) celle-ci va avoir des répercussions lourdes sur le système hospitalier », prévient Aurélien Rousseau, le directeur général de l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, dans son message aux directeurs et directeurs médicaux de crise. « Nous ne pouvons pas, désormais, repousser cette décision de déprogrammation », écrit-il encore. Jusque-là, les autorités appelaient à un arrêt de 20 % à 30 % de l’activité.

« Quelques digues qui ont sauté »

Alors que le seuil des 800 lits de réanimation occupés par des patients souffrant du Covid-19 a été atteint le 26 octobre, en Ile-de-France – soit un taux d’occupation de près de 70 % –, celui des 1 100 lits devrait être franchi d’ici à la fin de semaine. « Nous ne pouvons pas prendre le risque d’être débordés le week-end prochain », estime M. Rousseau. Pour l’ARS francilienne, il s’agit d’atteindre la capacité de 1 775 lits d’ici à mardi 3 novembre. Au-delà, « on n’est pas du tout large, il n’y a pas de réserve », juge-t-il.

Dans les hôpitaux d’Ile-de-France, les soignants faisaient état, lundi soir, de leur forte inquiétude. « Cela fait dix jours que tous nos lits sont occupés en réanimation, on refuse tous les jours plusieurs patients faute de place », témoigne Djillali Annane, le chef du service de réanimation à l’hôpital de Garches (Hauts-de-Seine). Impossible d’ouvrir plus de lits dans son service, faute de personnels suffisants : « C’est déjà la quadrature du cercle pour garder nos lits ouverts, aujourd’hui, j’avais une infirmière malade, on a passé une partie de la journée à trouver une remplaçante. »

 Lire aussi  « On se demande si on va tenir dans le temps » : au service de « réa » de l’hôpital Bichat, à Paris, une seconde vague du Covid-19 bien trop réelle

Pour le professeur, les nouvelles déprogrammations pourraient n’apporter que peu de marge de manœuvre. « Cela va être beaucoup plus compliqué qu’en mars, il y a un phénomène saisonnier, avec des virus respiratoires, des maladies chroniques qui décompensent, des intoxications au monoxyde de carbone… C’est-à-dire des patients qui ont besoin d’un accès à la réanimation, qu’on ne peut pas “déprogrammer”. »

A l’hôpital Avicenne, à Bobigny, on a aussi ce sentiment qu’un cap a été franchi. « Ce week-end, il y a encore quelques digues qui ont sauté », dit Stéphane Gaudry, professeur de médecine intensive-réanimation. Pour accueillir encore deux patients atteints du Covid-19 supplémentaires, il a fallu réorganiser le service, qui compte désormais seize lits de réanimation occupés par des cas de Covid, seize autres par des patients atteints d’une autre maladie. « Il y a dix jours, je pensais qu’il y avait encore deux semaines d’aggravation en vue, mais, aujourd’hui, on voit que c’est encore au moins quinze jours de plus, et on est déjà submergé. Ça va être la catastrophe, et on le sait », reconnaît le médecin.

Services de réanimation saturés

« On va dans le dur et, cette fois, on sait ce que ça va être, abonde Matthieu Lafaurie, infectiologue à l’hôpital Saint-Louis, à Paris. Nous sommes inquiets, car on n’aura pas de renforts parce que toute la France est touchée. » « On y est »,reconnaît également le responsable de la commission médicale d’établissement des hôpitaux universitaires de Marseille (AP-HM) Dominique Rossi, qui, depuis le rebond du mois d’août, répète pourtant sa volonté farouche de « réussir à gérer en même temps le flux Covid et le flux non Covid ».

Mais, après avoir augmenté de trente lits la capacité de ses services de réanimation, il y a huit jours, l’AP-HM doit réaliser la même opération, cette semaine, pour atteindre un total de 164 lits. Pour libérer des médecins anesthésistes et des infirmiers spécialisés, neuf salles d’opération stoppent leurs activités sur ses différents sites à Marseille. « Les urgences, la cancérologie, toutes les activités dont l’arrêt impliquerait des pertes de chance pour les patients sont évidemment maintenues », assure le docteur Rossi, à qui l’ARS a déjà demandé de préparer d’autres ouvertures de lits d’hospitalisation dans les prochaines semaines.

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A l’hôpital d’Avignon, le nombre d’hospitalisations pour Covid-19 a doublé en une semaine. Lundi, une centaine de lits sur les 950 que compte l’établissement étaient occupés par des patients contaminés par le SARS-CoV-2. Les vingt-six lits de la réanimation sont « pleins depuis début septembre », explique le directeur, Jean-Noël Jacques. Une saturation qui a déjà obligé à des transferts réguliers d’une dizaine de patients vers les villes voisines d’Aix, Martigues ou Marseille. D’ici à quelques jours, l’ARS pourrait décider une évacuation par voie aérienne d’une demi-douzaine de patients vers une région moins en tension.

La « marée montante » touche désormais l’ensemble des villes moyennes des Bouches-du-Rhône, un temps épargnées par la flambée marseillaise. Martigues, Arles, Salon, Aubagne voient leurs services de réanimation arriver à saturation.« On ne s’est pas vraiment organisés pour affronter cette deuxième vague. On ne l’attendait pas si tôt, pas si vite, pas si fort », confie un médecin hospitalier.

« Garder un coup d’avance sur les capacités »

A Lyon, « la situation empire », résume Olivier Claris, président de la commission médicale d’établissement des hospices civils de Lyon. Dans la région, 772 lits de réanimation sont à ce jour armés contre 559 lits en temps habituel. « Le système n’est pas submergé », mais il s’agit « d’anticiper » et de « garder ce coup d’avance sur les capacités (…)  pour éviter d’être saturé », a assuré, lundi, Jean-Yves Grall, le directeur de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes. L’objectif est d’atteindre 1 200 lits dans les quinze jours à venir.

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Après l’annonce d’une déprogrammation massive de l’activité des hôpitaux, il y a dix jours, les transferts de patients atteints du Covid-19 se multiplient vers des services de réanimation d’autres régions, comme la Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire. « On imaginait bien que ça allait être tendu tout l’hiver, mais il y a vraiment eu un coup d’accélérateur dans les admissions de patients Covid la semaine dernière », témoigne Raphaël Briot, médecin réanimateur au SAMU de Grenoble.Plus que la crainte d’être submergé, le médecin redoute de devoir tenir tout l’hiver, et que « le personnel craque, petit à petit ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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