Comment la FDA a tenu tête à Trump sur le futur vaccin contre le Covid
Par A.M. le 07-10-2020

Alors que le président américain a annoncé un vaccin pour octobre, l’agence américaine des médicaments a fixé des critères d’autorisation d’urgence de mise sur le marché bien plus stricts que ceux désirés par la Maison blanche, qui vont nécessairement retarder la disponibilité du vaccin.
Pour les médias américains, la FDA vient de remporter un bras de fer avec la Maison blanche. Alors que l’exécutif a fait pression ces dernières semaines afin d’autoriser en urgence un vaccin contre le Covid avant l’élection présidentielle du 3 novembre, l’agence américaine du médicament vient de définir des critères stricts pour donner son feu vert, dans un document réglementaire en ligne.
Elle impose notamment aux fabricants de vaccins d’attendre au moins deux mois après l’injection de la dernière dose dans les essais cliniques de phase 3 avant de soumettre une demande de commercialisation. Ce qui rend la date du 3 novembre improbable, étant donné que les trois essais en cours aux Etats-Unis ont commencé respectivement fin juillet (Moderna, Pfizer) et fin septembre (Johnson & Johnson), et que les deux premiers requièrent deux doses espacées de trois ou
quatre semaines. Les règles édictées par la FDA douchent les espoirs de Pfizer, qui estimaient pouvoir avoir suffisamment de données d’ici fin octobre.
Par ailleurs, les vaccins devront montrer une efficacité d’au moins 50% pour prévenir le Covid-19, et la FDA exige que tout essai ait au minimum cinq cas sévères de Covid-19 dans le groupe placebo, le but du vaccin étant de prévenir les formes graves de la maladie.
« La FDA s’engage à ce que le processus de développement et d’évaluation scientifique des vaccins contre le Covid-19 soit aussi ouvert et transparent que possible », a tweeté le chef de la FDA, Stephen Hahn.
[avec AFP]
Fake news : Facebook et Twitter punissent Trump qui affirme que la grippe tue plus que le Covid
Par M.J. le 07-10-2020

Les réseaux sociaux Facebook et Twitter ont pris des mesures punitives contre le président des Etats Unis, après un message posté affirmant que la grippe saisonnière tuait plus que le Covid-19.
« La grippe saisonnière arrive! » s’est exclamé Donald Trump sur les réseaux sociaux pour son premier réveil à la Maison Blanche, après trois jours d’hospitalisation pour se faire soigner de son infection à Covid-19. « Allons-nous fermer notre pays? Non, nous avons appris à vivre avec, de la même manière que nous apprenons à vivre avec le Covid, qui, chez la plupart des gens, est beaucoup moins mortel! » a-t-il ajouté.
Alors que plus de 200.000 Américains sont morts depuis le début de l’épidémie, le réseau social Facebook a décidé de retirer immédiatement son message. « Nous retirons les informations incorrectes sur la sévérité du Covid-19 et nous avons enlevé ce post », a justifié un porte-parole du géant des réseaux sociaux.
Twitter, de son côté, a simplement masqué le tweet avec un message expliquant qu’il enfreignait les règles du réseau sur « les informations trompeuses et potentiellement dangereuses liées au Covid-19 ». Il reste lisible en cliquant dessus, car « Twitter a décidé qu’il peut être dans l’intérêt du public de laisser le tweet accessible ». Pour rappel, le Covid-19 devrait être, en 2020, la troisième cause de décès aux Etats-Unis.

Trump sort de l’hôpital et… enlève son masque
Les deux réseaux ont déjà épinglé plusieurs messages du locataire de la Maison Blanche ou des publicités de sa campagne depuis quelques mois. Ils peuvent « étiqueter » les messages en leur ajoutant des avertissements ou des liens, les masquer ou simplement les retirer. Ils sont jusqu’à présent intervenus principalement pour des problèmes de désinformation, quand les messages du président menacent, selon leurs modérateurs, la santé des personnes ou le processus démocratique.
Le chef d’Etat accuse de son côté les plateformes numériques de censure et appelle à un changement de la loi qui régit leur marge de manoeuvre en termes de modération des contenus.
[avec AFP]