Pas de nouvelles restrictions pour le Tarn; rappel des mesures

Coronavirus : zones d’alerte, bars, fêtes… Ce que l’on sait des nouvelles restrictions

Par  Mathilde Damgé ,  Maxime Vaudano ,  Jérémie Baruch et  Adrien Sénécat

Publié hier à 19h10, mis à jour à 10h41

Votre département est-il classé en zone d’alerte « renforcée » ou « maximale » ? Quelles mesures vous concerneront ?

Les mesures prises au nom de la lutte contre le Covid-19 se durcissent. Le ministre de la santé, Olivier Véran, a annoncé, mercredi 23 septembre, une série de nouvelles restrictions qui concernent les endroits les plus touchés par l’épidémie due au SARS-CoV-2. Les 69 départements classés à ce jour en « zone rouge » sont désormais répartis en trois groupes, qui correspondent à des niveaux d’alerte différents.

Si la situation est presque inchangée pour les « zones d’alerte », des mesures draconiennes ont été prises dans les nouvelles zones d’alertes« renforcée » et « maximale ». Ainsi, les bars et restaurants seront fermés à compter du samedi 26 septembre dans la Métropole Aix-Marseille-Provence et en Guadeloupe, principaux points de vigilance du pays à l’heure actuelle.

Voici, point par point, les mesures qui seront effectives dans les jours qui viennent.

Cet article a été mis à jour le 25 septembre, en fonction des annonces du gouvernement à cette date. Les contours de certaines mesures doivent encore être précisés et peuvent évoluer dans les jours qui viennent.

Pour le Tarn:

Fêtes privées

30 personnes maximum

Cette nouvelle restriction s’applique à partir du lundi 28 septembre. Elle concerne « les fêtes, les mariages, les tombolas, les événements associatifs, les anniversaires, les communions… », a détaillé Olivier Véran. Les salles des fêtes et établissements accueillant ce type d’événements sont concernés également. Les enterrements, en revanche, n’entrent pas dans cette liste.

Bars – Pas de nouvelles restrictions

Les règles précédentes restent toutefois en vigueur : distanciation physique et port du masque pour les clients en circulation.

Restaurants – Pas de nouvelles restrictions

Les règles précédentes restent toutefois en vigueur : distanciation physique et port du masque pour les clients en circulation.

Etablissements recevant du public sans « protocole sanitaire strict déjà en place » – Pas de nouvelles restrictions

Les règles précédentes restent toutefois en vigueur : distanciation phsique et masque obligatoire.

Salles des fêtes et salles polyvalentes

Ouvertes

Grands rassemblements, concerts – 5 000 personnes maximum

Sauf dérogation, les stades, salles de spectacle et autres centres de congrès ne peuvent accueillir plus de 5 000 participants en même temps.

Grands événements déclarés – Pas de nouvelles restrictions

Il n’y a aucune restriction sur les fêtes locales ou étudiantes, contrairement aux autres zones en alerte.

Rassemblements dans l’espace public – Pas de nouvelles restrictions

Musées, théâtres et cinémas -Pas de nouvelles restrictions

Les règles précédentes restent toutefois en vigueur : distanciation physique et masque obligatoire.

Salles de sport et gymnases – Ouvertes

Piscines – Pas de nouvelles restrictions

Télétravail – A favoriser

Sans imposer de règles contraignantes, le ministre de la santé, Olivier Véran, a appelé à favoriser « le plus possible » le télétravail, pour les activités compatibles.

Coronavirus : nouvelle cartographie de l’épidémie, fermeture des bars et restaurants à Aix-Marseille et en Guadeloupe, Paris en zone d’« alerte renforcée »

Le ministre de la santé, Olivier Véran, s’est exprimé lors d’une conférence de presse mercredi soir, évoquant une situation sanitaire globalement « dégradée » et instaurant des zones d’« alerte renforcée » et « maximale » en France. 

Le Monde avec AFP  Publié le 23 septembre 2020 à 11h11, mis à jour hier à 11h28

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/09/23/vers-des-mesures-specifiques-de-lutte-contre-le-coronavirus-a-paris_6053290_3244.html

Le ministre de la santé, Olivier Véran, a tenu en fin de journée mercredi 23 septembre un nouveau point de situation sur la crise sanitaire.
Le ministre de la santé, Olivier Véran, a tenu en fin de journée mercredi 23 septembre un nouveau point de situation sur la crise sanitaire. THOMAS SAMSON / AFP

Le ministre de la santé, Olivier Véran, a fait part, mercredi 23 septembre au soir, lors d’une conférence de presse, d’une situation épidémique « globalement dégradée », qui « exige que nous prenions des mesures complémentaires », car « la circulation du virus continue à augmenter fortement ». Le taux de reproduction du virus reste supérieur à 1, le taux de positivité des tests est passé en une semaine de 5 % à 6 %, et la part des patients atteints du Covid-19 en service de réanimation est de 19 % au niveau national. « La situation est préoccupante également dans les services d’hospitalisation, où il y a près de 6 000 malades hospitalisés », a noté M. Véran, qui a lancé un appel « solennel » à limiter les interactions sociales.

Le ministre de la santé a classé 69 départements en « zone rouge », ce qui correspond au seuil d’un taux d’incidence de 50 cas pour 100 000 habitants. En « zone rouge », où la circulation du virus est active, le ministre a annoncé trois niveaux d’alerte – alerte, alerte renforcée et alerte maximale – au sein desquelles les restrictions, réévaluées tous les quinze jours, pourront être durcies afin de freiner la propagation de l’épidémie de Covid-19.

Le ministre de la santé a rappelé les indicateurs du gouvernement pour établir une nouvelle cartographie de l’épidémie. « Pour classer les territoires, nous nous fondons sur trois indicateurs-clés de cette phase de l’épidémie : le taux d’incidence, c’est ce qui mesure l’intensité de la circulation du virus et donc le nombre de malades ; le taux d’incidence pour les personnes âgées de 65 ans et plus, qui sont les personnes les plus fragiles et exposées au risque de faire des formes graves d’infection ; enfin, la part des patients atteints du Covid-19 dans les réanimations, c’est le reflet de l’impact de l’épidémie sur notre système de santé. »

  • Aix-Marseille et la Guadeloupe en zone d’« alerte maximale »

Aix-Marseille et la Guadeloupe ont été placées en « zone d’alerte maximale », l’échelon le plus haut avant le passage en état d’urgence sanitaire. « La situation épidémique peut être qualifiée d’extrêmement tendue, avec des conséquences déjà lourdes sur le système sanitaire. Si cette dernière zone d’alerte devait être dépassée, nous n’aurions pas d’autre choix que de déclencher l’état d’urgence sanitaire dans les territoires concernés », a expliqué le ministre de la santé.

Seize morts du Covid-19 en une semaine, déprogrammation d’actes de chirurgie pour accueillir les malades du virus « qui arrivent toujours plus vite » : la Guadeloupe connaît une deuxième vague qui s’annonce plus meurtrière que la première. Comme à Marseille, bars, restaurants et tous les établissements recevant du public, sauf s’il existe un protocole sanitaire strict, vont être fermés dès samedi, a annoncé Olivier Véran. « Ces mesures, j’ai conscience qu’elles sont difficiles, mais elles sont, et nous en sommes convaincus, nécessaires », a déclaré M. Véran. Les lieux culturels, comme les théâtres, les musées ou les cinémas, qui disposent de protocole sanitaire strict, ne sont, eux, pas concernés par les mesures de fermeture.

Le président Les Républicains de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, a réagi mercredi soir à la décision du gouvernement, la qualifiant de « punition collective » et dénonçant une décision « prise de façon unilatérale ». Pour lui, il s’agit d’un « quasi-reconfinement ». La maire écologiste de Marseille, Michèle Rubirola, s’est, elle, dite en « colère » après l’annonce de ces mesures.Le niveau d’alerte des départementsDéterminé d’après le taux d’incidence dans la population générale et chez les + de 65 ans, et la part des patients Covid en réanimation.Niveau d’alerte :alertealerte renforcéealerte maximaleParis& petite couronneGuadeloupeMartiniqueGuyaneLa RéunionMayotteLyonMarseilleToulouseRennesBordeauxLilleStrasbourgSource : Ministère de la santé

  • Paris et dix autres villes en « zone d’alerte renforcée »

Onze métropoles – Paris, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, plus Bordeaux, Lyon et Nice, qui s’y trouvaient déjà – ont été placées en « zone d’alerte renforcée », « zone où le virus circule très fortement, y compris chez les personnes fragiles, avec déjà de premiers impacts sur les systèmes de santé », a rappelé M. Véran.

Des mesures s’y appliqueront à compter de samedi et à l’issue d’une concertation entre le préfet et les élus locaux :

  • fermeture anticipée des bars à partir de lundi qui ne pourront pas rester ouverts au-delà de 22 heures ;
  • abaissement de la jauge des rassemblements à 1 000 personnes ;
  • interdiction des grands événements déclarés, comme les fêtes locales ou les fêtes étudiantes ;
  • interdiction des rassemblements de plus de dix personnes dans l’espace public (plages, parcs…) ;
  • fermeture des salles de sport et des gymnases, des espaces confinés où le port du masque est impossible, voire au minimum complexe, et qui sont des lieux de contamination importants,
  • fermeture de toutes les salles des fêtes et les salles polyvalentes pour les activités festives et les activités associatives – cette dernière mesure entrera en vigueur lundi.

Le taux d’incidence du virus à Paris est remonté en flèche et atteint désormais 204 cas pour 100 000 habitants, selon le ministère, soit davantage qu’à Lyon ou Marseille. « Le système de santé francilien est désormais fortement mis en tension », a assuré le ministre. « Le nombre de patients hospitalisés au sein de la région est en augmentation très rapide. On comptabilise près de 1 000 hospitalisations pour coronavirus sur les sept derniers jours, contre 460 la semaine précédente. Un doublement », a-t-il insisté.

Le taux d’incidence et le taux de positivité ont augmenté ces dernières semaines en France.
Le taux d’incidence et le taux de positivité ont augmenté ces dernières semaines en France. Infographie Le Monde

« Plus marquant encore : sur les près de 2 000 patients hospitalisés avec le Covid-19, 305 sont hospitalisés en réanimation, soit 27 % de la capacité totale de réanimation de la région, contre 18 % il y a une semaine. » Ainsi, « on peut s’attendre à ce que 40 % des capacités régionales de réanimation soient utilisées pour des patients Covid d’ici au 10 octobre, 60 % vers le 25 octobre et 85 % aux alentours du 11 novembre. »Article réservé à nos abonnés Lire aussi  « On était vigilants, on est devenu inquiets » : face à la deuxième vague de l’épidémie, les hôpitaux sur la corde raide

  • Environ 1,3 million de salariés en chômage partiel en août

Selon une estimation de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), le service de statistiques du ministère du travail, près de 1,3 million de salariés du secteur privé étaient en chômage partiel en août, poursuivant la tendance à la baisse des mois précédents. Ils étaient 1,9 million au mois de juillet, 3,5 millions en juin, 7,3 millions en mai, 8,6 millions en avril et 7 millions en mars en chômage partiel, en raison de l’épidémie de Covid.

Selon la Dares, en août, 7 % des salariés étaient encore dans une entreprise dont l’activité était arrêtée ou avait diminué de plus de moitié (après 9 % en juillet, 13 % en juin, 27 % en mai et 45 % en avril). Le secteur de l’hébergement et de la restauration est le plus touché par la crise, avec 21 % de salariés à l’arrêt ou en baisse d’activité de plus de moitié (après 35 % en juillet, et 57 % en juin).

  • Florence Parly fait son mea culpa

La ministre des armées, Florence Parly, a reconnu mardi 22 septembre avoir affirmé à tort, le 4 mars, que les militaires revenus de mission en Chine au début de 2020 avaient été testés. Devant la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de l’épidémie, elle a admis que cette affirmation était alors « un raccourci »« les équipages qui rentraient de Wuhan [pour rapatrier des Français bloqués dans la ville chinoise] ont été soumis à un protocole sanitaire extrêmement strict, mais qui en effet ne comprenait pas à l’époque de tests ».

Les tests n’étaient alors pas systématiques, s’est défendue la ministre pour justifier cette « inexactitude », selon ses termes. Son mea culpa n’a pas tardé à faire réagir l’opposition, mercredi. « Comment faire confiance à un gouvernement qui ment continuellement ? », s’est demandé la sénatrice Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Esther Benbassa sur Twitter« Le gouvernement reconnaît que les militaires ayant évacué les Français de Wuhan n’ont pas été testés au Covid-19. Il avait pourtant juré le contraire en mars. Et un mensonge de plus à l’actif du club des bobards viraux », a tweeté l’eurodéputé du Rassemblement national (RN) Gilbert Collard.

Devant la même commission, mercredi, l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn (qui a quitté le ministère le 15 février) s’est défendue mercredi de toute « incompétence », assurant que « peu de ministres ont été autant en action et en alerte » en Europe face à la menace du Covid-19. « Aujourd’hui tout le monde sait ou croit savoir ce qu’il fallait faire », a-t-elle fait valoir, mettant en garde contre une « contraction du temps », qui « rend des déclarations ou des décisions prises incompréhensibles pour le grand public à l’aune de ce que nous savons neuf mois plus tard ».

Covid-19 : les restrictions se déclinent, territoire par territoire

Dans la métropole d’Aix-Marseille, la mesure de fermeture totale des bars et restaurants sera mise en œuvre « à partir de dimanche soir », a annoncé vendredi le président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. 

Le Monde avec AFP  Publié le 25 septembre 2020 à 15h04 – Mis à jour le 26 septembre 2020 à 04h03

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/09/25/coronavirus-les-cours-d-eps-continueront-gymnases-et-piscines-resteront-ouverts-aux-mineurs-dans-les-clubs_6053627_3244.html

Le ministre de la santé, Olivier Véran, à l’hôpital de la Timone à Marseille, le 25 septembre.
Le ministre de la santé, Olivier Véran, à l’hôpital de la Timone à Marseille, le 25 septembre. THÉO GIACOMETTI POUR « LE MONDE »

Les mesures restrictives annoncées mercredi soir par le ministre de la santé, Olivier Véran, s’apprêtent à rentrer en application. Elles sont déclinées territoire par territoire, selon leur classement en « zone d’alerte maximale » (Aix-Marseille et la Guadeloupe) ou en zone d’alerte renforcée (onze métropoles, dont Paris et la petite couronne).Lire aussi  Coronavirus : zones d’alerte, bars, fêtes… Ce que l’on sait des nouvelles restrictions

Selon les données publiées vendredi 25 septembre au soir par Santé publique France, la France a enregistré 15 797 nouveaux cas de Covid-19, confirmant la forte tendance à la hausse après le record de la veille (16 096 cas). Dans les dernières vingt-quatre heures, 56 personnes sont décédées de la maladie, soit quatre de plus que la veille. La part de malades parmi les personnes testées (le taux de positivité) continue par ailleurs à augmenter : il est de 6,9 %, contre 6,5 % jeudi et 6,2 % mercredi.

Sur les sept derniers jours, 4 069 nouvelles hospitalisations ont été enregistrées, dont 747 cas graves en réanimation, soit 29 de plus que la veille. Par ailleurs, 1 125 foyers de circulation de l’épidémie, ou clusters, sont en cours d’investigation, soit plus de 94 en vingt-quatre heures. L’agence sanitaire a prévenu vendredi que l’épidémie était « toujours dans une phase ascendante » et a invité les Français à rester « prudents » au cours des prochaines semaines, « quasiment tous les indicateurs [étant] en hausse ».Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Covid-19 : après l’annonce de nouvelles restrictions, pluie de critiques sur  le gouvernement

  • A Aix-Marseille, bars et restaurants fermés « à partir de dimanche soir »
Le Cours Julien, à Marseille, le 26 septembre.
Le Cours Julien, à Marseille, le 26 septembre. THEO GIACOMETTI POUR « LE MONDE »

La mesure de fermeture totale des bars et restaurants dans la métropole d’Aix-Marseille sera mise en œuvre « à partir de dimanche soir », a annoncé, vendredi, le président (Les Républicains) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier. Il s’exprimait devant la presse à l’issue d’une réunion en préfecture avec des élus et le ministre de la santé, Olivier Véran, en visite à Marseille, où l’annonce de ces prochaines fermetures a suscité un tollé. « Ce sont des avancées significatives », a salué le président de région dans un communiqué, évoquant aussi « une clause de revoyure (…) dans sept jours pour faire le point et réévaluer la situation ».

Le gouvernement a placé mercredi Marseille, qui détient le record de France métropolitaine du taux d’incidence de la maladie le plus haut (à 281 cas pour 100 000 selon les autorités), en « zone d’alerte maximale ». Il avait annoncé pour la métropole Aix-Marseille la fermeture totale des bars et restaurants pour quinze jours à compter de samedi, mais ce sera finalement dimanche.

« On ne peut pas se permettre de tergiverser » : en visite à Marseille, où élus et restaurateurs ont accueilli avec colère ces nouvelles restrictions annoncées sans concertation selon eux, Olivier Véran a défendu vendredi des annonces « nécessaires » mais « pas arbitraires »« J’ai parfaitement conscience que certaines des mesures font débat (…), soulèvent des inquiétudes, des interrogations, voire de la colère », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à l’hôpital public de la Timone.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Covid-19 : Marseille se révolte contre « l’affront » des nouvelles restrictions liées à l’épidémie

  • A Paris, les piscines restent finalement ouvertes, les manifestations autorisées

Classés en zone d’alerte renforcée, Paris et la petite couronne se verront imposer, à compter de samedi, de nouvelles mesures restrictives pour faire face à la recrudescence du Covid-19. Le préfet de police, Didier Lallement, a pris vendredi un arrêté fixant ces mesures pour quinze jours.

A compter de samedi, aucun évènement de plus de 1 000 personnes ne pourra s’y dérouler. Les rassemblements de plus de dix personnes seront interdits sur la voie publique, dans les parcs, jardins et bois. Toutefois, cette interdiction « ne s’applique pas aux manifestations à caractère revendicatif, qui doivent néanmoins être déclarées en préfecture », précise la préfecture dans un communiqué. Salles de sport et gymnases seront fermés. Mais les piscines, couvertes ou non, et les terrains de sport en plein air « resteront ouverts dans les conditions habituelles », indique la préfecture, après des informations contradictoires.

#COVID19 | Le préfet de Police a pris ce jour un arrêté fixant les nouvelles mesures applicables à Paris, classé en… https://t.co/mBhHpK5P3p— prefpolice (@Préfecture de Police) 

A partir de lundi, les bars seront fermés de 22 heures à 6 heures du matin. Cette mesure ne concerne pas les restaurants, « qui pourront rester ouverts, à la condition de respecter un protocole sanitaire strict ». La vente à emporter de boissons alcooliques et la consommation d’alcool sur la voie publique seront également interdites à ces heures.

Ces nouvelles restrictions posent notamment la question du maintien ou de l’aménagement de l’évènement Nuit Blanche. La manifestation, prévue pour le 3 octobre, devait comporter vingt installations dans des musées de la ville, et quarante-deux autres propositions culturelles, et visait des milliers de visiteurs. Peut-elle être conservée au regard des nouvelles règles ? « Toutes les options sont sur le bureau de la maire », indique-t-on à l’hôtel de ville.

  • Gymnases et piscines pourront rester ouverts aux mineurs dans les clubs

De son côté, le ministère des sports a fait savoir que, dans les zones d’alerte renforcée, les gymnases et les piscines pourront rester ouverts aux mineurs qui pratiquent le sport en club et en association. Les équipements seront aussi ouverts aux sportifs de haut niveau et aux étudiants en Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives). Des discussions doivent se tenir entre les mairies et les préfectures pour l’aménagement de ces mesures.

Cet article a été mis à jour le 25 septembre, en fonction des annonces du gouvernement à cette date. Les contours de certaines mesures doivent encore être précisés et peuvent évoluer dans les jours qui viennent.Choisissez un département ou une métropole pour voir les restrictionsNiveau d’alerte :pas d’alertealertealerte renforcéealerte maximaleParis& petite couronneGuadeloupeMartiniqueGuyaneLa RéunionMayotteLyonMarseilleToulouseRennesBordeauxLilleStrasbourgLe niveau d’alerte est déterminé par le ministère de la santé d’après le taux d’incidence dans la population générale et chez les plus de 65 ans, et la part des patients Covid-19 en réanimation.

  • Les cours d’EPS continueront d’avoir lieu

Tous les élèves français vont continuer d’avoir des cours d’éducation physique et sportive, a assuré le ministère de l’éducation nationale à l’Agence France-Presse (AFP). « Quand il y a un gymnase dans l’enceinte d’un établissement scolaire, les cours d’EPS pourront continuer d’y avoir lieu en respectant le protocole en vigueur », a indiqué l’entourage du ministre, Jean-Michel Blanquer. A propos des cours qui se déroulent dans un gymnase extérieur, géré, par exemple, par une collectivité, des discussions sont toujours en cours. Les publics scolaires pourront-ils continuer d’utiliser le gymnase ? Un décret apportant des précisions est attendu au cours des prochaines quarante-huit heures, selon le ministère. Quoiqu’il arrive, les cours d’EPS se poursuivront au sein de l’établissement ou à l’extérieur, assure-t-il.

  • Plus de mille classes et une vingtaine d’établissements fermés

1 152 classes et 19 structures scolaires sont actuellement fermées en raison de cas de Covid-19, a également annoncé le ministère de l’éducation nationale, des chiffres en baisse par rapport à ceux de la semaine dernière. Un nouveau protocole allégé, fondé sur un avis du Haut Conseil pour la santé publique, a été mis en place dans les établissements scolaires la semaine dernière, avec l’objectif de limiter les fermetures. Il y a quelques jours, les derniers chiffres officiels faisaient état d’environ 2 000 classes et 90 établissements fermés.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Covid-19 : vers un assouplissement de la définition des cas contacts à l’école

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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