Fermeture des salles de sport, abaissement de la jauge des rassemblements… : avalanche de nouvelles restrictions contre le Covid-19
Alors que le système de dépistage est défaillant, le gouvernement s’en remet à des mesures différenciées selon les territoires pour freiner la propagation de l’épidémie.
Par Delphine Roucaute et Denis Cosnard Publié aujourd’hui à 10h56, mis à jour à 11h14

Plusieurs nuances de rouge pour décrire les différentes facettes d’une même réalité : la propagation du SARS-Cov-2 continue de s’accélérer en France. Sur la carte présentée par le ministre de la santé, Olivier Véran, mercredi 23 septembre, 69 départements ont désormais franchi le seuil d’alerte fixé par le gouvernementet enregistrent un taux d’incidence supérieur à 50 nouveaux cas pour 100 000 habitants.
Ces territoires, où la circulation du virus est plus active que dans le reste du pays, et où les préfets sont autorisés à prendre des mesures pour limiter le nombre de contaminations, sont désormais divisés en trois catégories correspondant à autant de nouvelles interdictions : « zone d’alerte », « zone d’alerte renforcée » et « zone d’alerte maximale ». Si plus de 60 % des lits de réanimation disponibles sont occupés par des patients Covid, les territoires concernés passeraient en « état d’urgence sanitaire ».
« Des mesures supplémentaires », donc, que le gouvernement ne prend « pas de gaieté de cœur », selon les mots du ministre, qui est revenu sur le devant de la scène la semaine précédente, lors de son premier point épidémiologique de la rentrée.
Les chiffres de Santé publique France sont égrainés dans un effort de pédagogie pour dessiner les contours de la situation actuelle : le taux de reproduction, qui désigne le nombre de nouveaux cas qu’une seule personne infectieuse va générer en moyenne, est toujours supérieur à 1, le taux de positivité aux tests est passé de 5 % à 6 % en une semaine, et la part des patients atteints du Covid-19 en service de réanimation est de 19 % au niveau national.

« Risque économique immense »
Sans nouvelles annonces concernant un dispositif de tests défaillant, aujourd’hui au cœur de toutes les critiques, le gouvernement s’en remet donc au troisième pilier de sa stratégie : des mesures différenciées selon les territoires. Dans les 69 départements classés en « zone d’alerte », les fêtes (mariages, tombolas, événements associatifs, fêtes d’anniversaire, communions, etc.) auront une jauge établie à moins de 30 personnes que devront respecter les salles polyvalentes, salles des fêtes et autres établissements recevant ce type d’événements.
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Parmi ces territoires, certains ont été classés en « zone d’alerte renforcée » en raison de leur taux d’incidence chez les personnes âgées, qui franchit le seuil des 50 nouveaux cas pour 100 000 habitants. Il s’agit des métropoles de Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, Paris et les départements de la petite couronne.
Là, une série de mesures vont être appliquées dès samedi, après concertation des préfets et élus locaux qui y apporteront des précisions : abaissement de la jauge des rassemblements à 1 000 personnes, interdiction des grands événements déclarés (fêtes locales, fêtes étudiantes), interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public (plages, parcs), fermeture des salles de sport et gymnases. Mais aussi à partir de lundi : fermeture des bars au plus tard à 22 heures et fermeture de toutes les salles des fêtes et salles polyvalentes pour les activités festives et associatives. Les restaurants ne sont à ce stade pas concernés.

A la Mairie de Paris, Anne Hidalgo et son équipe ont assez mal pris ces annonces. Une réunion préparatoire avait bien eu lieu lundi avec l’autorité régionale de la santé d’Ile-de-France et la Préfecture de police. La maire socialiste n’en a pas moins été surprise par les décisions issues du conseil de défense. En particulier la fermeture des bars au plus tard à 22 heures, un couperet jugé trop violent pour un secteur économique en pleine convalescence.
Le premier adjoint de la Mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, a déclaré mercredi que cette mesure présentait « un risque économique immense », estimant que « le risque maximum est dans les espaces privés ».
Anne Hidalgo demande donc qu’un dialogue s’engage au plus vite avec la Préfecture, pour adapter les décisions à la situation parisienne. « Il faut tout mettre en œuvre, dans une concertation totale, pour prévenir la recrudescence du Covid-19, explique-t-elle dans un message publié sur Twitter. Mais il est capital que les mesures soient proportionnées avec soin pour la vie sociale, le sport, la culture. Engageons la discussion avec la Préfecture de police et les professionnels. »
Outre la fermeture des bars, l’interdiction des grands événements constitue un sujet de préoccupation à l’Hôtel de ville. Cette mesure signifie-t-elle qu’il faut stopper le tournoi de tennis de Roland-Garros, à peine commencé ? Ou abandonner l’édition 2020 de la Nuit blanche, prévue pour le 3 octobre, avec vingt installations dans des musées de la ville, et quarante-deux autres propositions culturelles ?
Les « zones d’alerte maximale », enfin, se concentrent sur la Guadeloupe et la métropole d’Aix-Marseille, qui se caractérisent, en plus des autres indicateurs, par un taux d’occupation des lits de réanimation par des malades du Covid-19 supérieur à 30 %. Les nouvelles interdictions y sont drastiques : fermeture totale des bars et restaurants, fermeture des établissements recevant du public, exceptés les théâtres, musées et cinémas, où existe déjà un protocole sanitaire strict. Le télétravail est vivement recommandé là où il est possible.
Les réactions sont très vives depuis mercredi soir parmi les élus d’Aix-en-Provence et de Marseille, qui dénoncent notamment une décision « unilatérale, inadaptée et injuste ». « Je pense que c’est la mort de la Guadeloupe », a déclaré de son côté Ary Chalus, le président du conseil régional de Guadeloupe, sur France Inter. Quelle que soit la zone, les enterrements ne sont pas concernés par les nouvelles restrictions.
« C’est une gabegie »
« On se demande si on ne se trompe pas de cible, interroge Yves Buisson, président de la cellule Covid de l’Académie nationale de médecine. Est-ce que c’est dans les bars que se font les contaminations ? On sait que ça se fait beaucoup plus en milieu privé. » L’épidémiologiste rappelle que « la première chose à faire, c’est mettre son masque ». « On n’a jamais trouvé mieux contre les virus respiratoires depuis la grippe espagnole » en l’absence de vaccin, rappelle-t-il.
Alors que l’ensemble de la population est appelé à réduire sa « bulle sociale », Olivier Véran a insisté une fois encore sur la nécessité pour les personnes âgées et vulnérables de « se protéger particulièrement ». Les Ehpad, où les mesures de protection doivent être renforcées, sont notamment poussés à rétablir des visites sur rendez-vous et à dépister plus.
Malgré cette avalanche de mesures, aucune mention n’est faite d’une éventuelle évolution de la stratégie des tests, pour lesquels Olivier Véran reconnaissait pourtant il y a une semaine de « réelles difficultés organisationnelles ». Un silence qui pousse l’épidémiologiste Catherine Hill à qualifier ces annonces de « mesurettes ».
« On ne s’attaque pas au problème, on n’a jamais cherché à contrôler la circulation du virus », s’exaspère la chercheuse, pour qui une stratégie efficace consisterait à réaliser encore plus de tests que le million par semaine actuel. « Il faut tester tout le monde, très largement, pour trouver et isoler les asymptomatiques avant qu’ils contaminent autour d’eux », notamment grâce aux tests groupés, une technique consistant à tester un mélange d’échantillons et qui divise aujourd’hui les scientifiques. Dans un avis du 11 septembre, le Haut Conseil de la santé publique a cependant réitéré son opposition à cette technique.
Pour Catherine Hill, l’effort de dépistage actuel est inutile, puisqu’il ne faudrait pas analyser les prélèvements de plus de quarante-huit heures. En effet, une fois les symptômes apparus, les malades ne sont généralement plus contagieux au bout de cinq jours. Pour être utiles, les résultats doivent être rendus bien avant. « C’est une gabegie. On perd énormément d’argent à ne pas faire ce qu’il faut pour la santé », conclut-elle.Article réservé à nos Lire aussi Covid-19 : « C’est décourageant d’aller se soumettre à un test rendu quasi inutile » par la lenteur des résultats
Une semaine plus tôt, Olivier Véran annonçait pourtant la commande de 5 millions de tests antigéniques, qui permettent d’obtenir un résultat plus rapidement, pour début octobre, en complément des tests RT-PCR aujourd’hui réalisés dans les laboratoires français. « Ces tests antigéniques permettraient d’avoir une nouvelle stratégie, souligne Yves Buisson. Si on continue à ne rien faire d’efficace, on va être contraint au reconfinement. »
Delphine Roucaute et Denis Cosnard
Coronavirus : Olivier Véran annonce des mesures radicales pour freiner le virus dans les grandes villes
Le ministre de la Santé a présenté ce mercredi la nouvelle cartographie de l’épidémie de coronavirus, avec des zones rouges renforcées. De nouvelles mesures comme la fermeture des bars à 22 heures vont être prises dans ces zones pour lutter contre l’épidémie. A Marseille, les restaurants et bars devront fermer complètement.

Par Solveig GodeluckPublié le 23 sept. 2020 à 20:00Mis à jour le 23 sept. 2020 à 21:17
Du « rouge », du « rouge renforcé » et des alertes maximales : la nouvelle carte de France du coronavirus flamboie, hélas, comme un feu d’artifice. Lors du conseil de défense sanitaire de mercredi matin, il a été décidé de revoir la façon de présenter la progression de l’épidémie sur le territoire. En conférence de presse en fin de journée, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a présenté un bilan peu rassurant, et annoncé des mesures supplémentaires là où les seuils critiques ont été dépassés. A l’évidence, l’hiver sera long, d’ailleurs la Sécurité sociale a prévu des munitions pour se fournir en tests et en vaccins en 2021 .
« Nous entrons dans une période où il est plus que jamais nécessaire de pouvoir bien mesurer où nous en sommes », a déclaré Olivier Véran, puisque des mesures adaptées à chaque territoire vont devoir être prises en fonction de cette carte du coronavirus.
EN DIRECT Les annonces d’Olivier Véran
VIDEO. L’intégralité de l’allocution d’Olivier Véran
La situation « continue globalement de se dégrader » à des niveaux élevés, et cela exige « que nous prenions des mesures supplémentaires ». « Nous ne le faisons pas de gaîté de coeur. Nous ne découvrons pas cette situation », a promis le ministre.
Un taux d’incidence qui va dépasser 100/100.000
Plus de 13.000 nouvelles contaminations ont été enregistrées ce mercredi. Le taux d’incidence est passé en une semaine de 83 cas pour 100.000 habitants à près de 95, « nous dépasserons 100 dans les prochaines heures ou jours », prévoit Olivier Véran. Le facteur de reproduction du virus reste au-dessus de 1, ce qui signifie que l’épidémie continue à croître. Le taux de positivité des tests est passé de 5 % à 6 % en une semaine. Plus de 950 patients Covid sont en réanimation. Plus de 6.000 malades sont hospitalisés, avec plus de 600 admissions en 24 heures.
Suivez au jour le jour l’évolution des indicateurs de l’épidémie en France
INFOGRAPHIES > L’évolution du coronavirus en France
En Ile-de-France, avec 50 entrées par jour en soins critiques, 40 % des capacités de réanimation pourraient être utilisées d’ici au 10 octobre, 60 % le 25 octobre et 85 % aux alentours du 11 novembre. En Auvergne-Rhône-Alpes, tous les lits de réanimation pourraient être occupés d’ici au 10 octobre. « Si nous ne prenons pas des mesures rapidement, nous risquons d’atteindre une situation critique dans certaines régions. Nous ne pouvons pas nous permettre de déprogrammer massivement l’activité programmée », a déclaré Olivier Véran.
Une douzaine de zones renforcées
Au total, 69 départements ont franchi le cap de 50 cas pour 100.000 habitants et sont donc « rouge ». Mais il y aura aussi une gradation avec des zones « renforcées » et « d’alerte maximale », voire un déclenchement de l’état d’urgence
Covid-19 : niveau d’alerte dans les départements métropolitains
sanitaire.https://public.flourish.studio/visualisation/3819379/embed
Pour les zones rouges renforcées (Paris et la petite couronne, Lyon, Lille, Montpellier, Bordeaux, Grenoble, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse, Nice), les rassemblements de plus de 10 personnes seront interdits à partir de lundi. Pour les événements majeurs, la limite passera de 5.000 à 1.000 personnes. Ces dispositions sont déjà en vigueur à Lyon, à Marseille, à Bordeaux et à Nice. Les gymnases et salles de sport devront fermer. Les bars devront baisser le rideau au plus tard à 22 heures.
L’alerte renforcée concerne les zones où le taux d’incidence dépasse 150 cas pour 100.000 habitants et où le taux d’incidence chez les personnes âgées dépasse le seuil des 50 cas pour 100.000 habitants. Tours, Strasbourg, Dijon, Clermont-Ferrand risquent eux aussi de franchir ces seuils, a averti Olivier Véran.
Aix-Marseille et la Guadeloupe en alerte maximale
Pour les zones d’alerte maximale, à savoir Aix-Marseille et la Guadeloupe, les mesures sont encore plus radicales avec la fermeture complète des bars et restaurants dès samedi. Ces entreprises seront financièrement soutenues, a promis le ministre. Tous les établissements recevant du public seront également fermés, « sauf s’il existe un protocole sanitaire strict », a précisé le ministre. Le télétravail est fortement recommandé.
Pour atteindre la zone d’alerte maximale, il faut dépasser trois seuils : une incidence de 250 contaminations pour 100.000 habitants, de plus de 100 contaminations pour 100.000 s’agissant des seules personnes âgées, et l’occupation d’au moins 30 % des lits de réanimation par des patients Covid.
L’objectif est que l’alerte ne dure que deux semaines. Si la situation continue toutefois à se dégrader, l’état d’urgence sanitaire sera déclaré, ouvrant la voie à un éventuel reconfinement. Pour l’instant, aucun département n’est concerné par cette mesure extrême.
Protocole sanitaire assoupli dans les écoles
A Paris, le taux d’incidence vient de dépasser le niveau des Bouches-du-Rhône, malgré la flambée épidémique en cours à Marseille. Ces deux départements enregistrent plus de 200 contaminations en une semaine pour 100.000 habitants, talonnés par le Rhône et sa capitale, Lyon. Le Nord suit, à 189 contaminations (Lille), et la Haute-Garonne à 183 cas (Toulouse).
La semaine dernière, Olivier Véran avait déjà annoncé un tour de vis supplémentaire à Nice et à Lyon , après Marseille, Bordeaux et la Guadeloupe – département où la virulence de l’épidémie est particulièrement prononcée. En concertation avec les autorités locales, les préfets ont pris des mesures allant de l’interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes à la fermeture anticipée des bars et restaurants le soir.
En revanche, le protocole sanitaire a été assoupli dans les écoles, au motif que les enfants seraient moins contagieux. De plus, la durée de la quarantaine a été divisée par deux, à une semaine.
VIDEO. Coronavirus : Olivier Véran dévoile une nouvelle carte de l’épidémie en France
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Solveig Godeluck
EN DIRECT – Coronavirus : plus de 13.000 nouveaux cas en 24 heures en France
L’épidémie continue à se propager à un rythme soutenu dans l’Hexagone. Le nombre de personnes admises en réanimation pendant les sept derniers jours augmente lui aussi. Paris, Marseille et plusieurs autres métropoles font l’objet de nouvelles mesures sanitaires, avec la limitation des rassemblements publics et, dans certains cas, la fermeture des bars et restaurants.

Par Les EchosPublié le 23 sept. 2020 à 7:01Mis à jour le 23 sept. 2020 à 22:10
Plus de 10.000 contaminations supplémentaires en 24 heures, des nouvelles mesures de restrictions imminentes, notamment à Paris : la France est toujours aux prises avec une progression inquiétante de l’épidémie de coronavirus.
Les principales informations à retenir
> Les bars et restaurants vont être totalement fermés à Marseille et à partir de 22 heures à Paris
> La Sécurité sociale va provisionner 4 milliards d’euros pour 2021
> Fujifilm a annoncé des résultats positifs pour l’un de ses médicaments
>>> Suivez en direct les événements de ce 23 septembre :
> La justice suspend l’arrêté imposant le port du masque à Saint-Brieuc
Le tribunal administratif de Rennes a suspendu ce mercredi un arrêté du maire de Saint-Brieuc, datant de juillet, imposant le port du masque dans la ville bretonne. Dans son ordonnance prise mercredi, la justice administrative ordonne que « l’arrêté du maire de Saint-Brieuc du 20 juillet 2020 imposant le port du masque […] à toutes personnes âgées de onze ans et plus […] est suspendu ».
Pour motiver sa décision, le tribunal estime que « l’obligation de porter un masque dans les espaces de circulation publique peut être susceptible […] de constituer une atteinte à la liberté d’aller et de venir et le droit de chacun au respect de sa liberté personnelle ». La situation épidémiologique ne nécessitait pas des mesures plus strictes que celles imposées à tout le département des Côtes d’Armor, selon le tribunal.
> L’Allemagne étend sa liste de régions à risque dans onze pays européens
L’Allemagne a étendu ce mercredi sa liste de régions à risque dans onze pays européens y compris la France en raison d’une recrudescence de la pandémie de Covid-19, a indiqué le ministère des Affaires étrangères. En France, la Bretagne, le Centre-Val de Loire et la Normandie rejoignent dans la « liste rouge » les régions Île-de-France (autour de Paris), Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie (sud), Nouvelle-Aquitaine (sud-ouest), l’Auvergne-Rhône-Alpes (centre), les Hauts-de-France (nord) et l’île de Corse.
Suivant l’institut de veille sanitaire Robert Koch, le ministère a aussi inclus dans ses mises en garde aux voyageurs des régions du Danemark, d’Irlande, de Croatie, des Pays-Bas, d’Autriche, du Portugal (région autour de la capitale Lisbonne), de Roumanie, de Slovénie, de Hongrie et de la République tchèque.
> Olivier Véran annonce des mesures radicales pour freiner le virus dans les grandes villes
Le ministre de la Santé a présenté ce mercredi la nouvelle cartographie de l’épidémie de coronavirus, avec des zones rouges renforcées. De nouvelles mesures comme la fermeture des bars à 22 heures vont être prises dans ces zones pour lutter contre l’épidémie. A Marseille, les restaurants et bars devront fermer complètement.
> Près de 700.000 contaminations en Espagne, Madrid toujours en tête
Le bilan des contaminations au coronavirus en Espagne s’élevait mercredi à 693.556, avec 4.143 nouveaux cas signalés au cours des dernières 24 heures, selon les données officielles fournies par le ministère espagnol de la Santé. Les autorités sanitaires ont également recensé 517 décès de plus sur les sept derniers jours, pour un nombre total de 31.034 morts en Espagne.
La zone de Madrid est à nouveau la plus touchée par la pandémie, avec une hausse quotidienne de 1.290 infections, soit 31 % du total des cas de contamination sur l’ensemble du territoire espagnol.
> Plus de 13.000 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures en France

Covid-19 : nouveaux tests positifs quotidiens depuis le 13 mai
La France a enregistré 13.072 nouveaux cas de coronavirus en un jour, selon les derniers chiffres de Santé publique France. Pendant les sept derniers jours, 4.244 personnes ont été hospitalisées, dont 675 en réanimation. Depuis le début de l’épidémie, 31.459 décès ont été enregistrés, dont 43 pendant les dernières 24 heures.
> Zone d’alerte maximale en Guadeloupe et dans la métropole d’Aix-Marseille
Le ministre de la Santé a annoncé que la Guadeloupe et la métropole d’Aix-Marseille étaient désormais placées en zone d’alerte maximale. Parmi les mesures spécifiques, on retrouve notamment la fermeture totale des bars et restaurants à partir de lundi. Des aides seront prévues pour aider les professionnels du secteur.
Olivier Véran précise qu’en cas de nouvelle dégradation de la situation, ces territoires basculeront en état d’urgence sanitaire. « Nous faisons tout pour ne pas revenir à des reconfinements partiels ou localisés », a-t-il souligné.https://public.flourish.studio/visualisation/3819379/embed
> Si la carte ne s’affiche pas, cliquez ici
> Limitation des rassemblements en zone d’alerte renforcée, dont Paris
Olivier Véran a annoncé que, dans les zones d’alerte renforcée, dont font partie Bordeaux, Lyon, Nice, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, Paris et petite couronne, les rassemblements de plus de 10 personnes seront interdits dans l’espace public. Les fêtes locales ou étudiantes seront interdites.
Le ministre a également annoncé la fermeture des bars et restaurants à partir de 22 heures dans ces secteurs, ainsi que la fermeture des salles de sport, gymnases et des salles des fêtes.
> Trois indicateurs clés et plusieurs niveaux d’alerte
Le taux d’incidence, qui mesure l’intensité de la circulation du virus, ce même taux pour les personnes âgées de 65 ans et plus et la part des patients atteints par le Covid en réanimation, sont les trois indicateurs qui « inspirent les mesures » a déclaré Olivier Véran.
De nouvelles couleurs apparaissent sur la carte de France avec un seuil d’alerte, « où le virus circule nettement et où le taux d’incidence est supérieur à 50 », un seuil d’alerte renforcé, où « le virus circule très fortement avec déjà des impacts sur le système hospitalier », un seuil d’alerte maximal, où « la situation épidémique a des conséquences lourdes sur le système sanitaire », et enfin l’état d’urgence sanitaire.
Des mesures spécifiques peuvent être prises par les préfets et revues tous les 15 jours en fonction de l’évolution de la situation. Dans tous les départements classés rouges, les fêtes, les mariages, tombola, événements associatifs, devront d’ores et déjà se tenir à moins de 30 personnes. Les enterrements ne sont pas concernés par les mesures de restriction.
> Coronavirus : Olivier Véran dévoile une nouvelle carte de l’épidémie en France
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> Olivier Véran appelle à la réduction des interactions sociales
« Si chacun de nous voit un peu moins de personnes par jour, nous réussirons à vaincre ce virus », a souligné Olivier Véran. Le ministre demande aux Français de limiter leurs sorties.
« Il faut prendre les mesures adaptées à chaque territoire », a-t-il poursuivi.
> Olivier Véran : les hôpitaux d’Île-de-France « en tension »
L’activité des urgences liée au Covid-19 a doublé en 15 jours, a déclaré le ministre de la Santé : « Au rythme actuel, on peut s’attendre à ce que 40 % des capacités régionales soient utilisées pour des patients Covid le 10 octobre, 60 %, le 25 octobre et 95 % autour du 11 novembre. » La situation se dégrade également rapidement en Auvergne-Rhône-Alpes.
« Nous devons protéger nos hôpitaux », a-t-il martelé.
> Olivier Véran : « La situation continue de se dégrader »
« La situation exige des mesures supplémentaires », a martelé le ministre de la Santé au cours de son point presse hebdomadaire. Le taux d’incidence, qui rapporte la contamination à l’échelle de la population, est de 83 pour 100.000 à 95 pour 100.000. Le taux de positivité des tests est quant à lui passé de 5 à 6 %.
19 % des patients actuellement en réanimation sont atteints par le Covid-19.
> Le gouvernement britannique ne présentera pas de budget cet automne
Le gouvernement britannique ne présentera pas de budget cet automne pour permettre au ministre des Finances Rishi Sunak de se concentrer sur un plan pour remplacer le dispositif de chômage partiel en vigueur jusqu’à la fin octobre.
Le Chancelier de l’Echiquier a par ailleurs tweeté mercredi qu’il s’adresserait jeudi à la chambre des Communes pour lui présenter les « plans pour continuer à protéger les emplois cet hiver », face à une résurgence de la pandémie de Covid-19 qui menace la fragile reprise économique au Royaume-Uni.
> Cinq pays européens veulent créer des « corridors sanitaires »
Cinq pays européens dont la France réfléchissent à la mise en place de « corridors sanitaires » pour faciliter les déplacements à l’intérieur de l’UE malgré la pandémie de Covid-19, a expliqué le ministre français des Transports.
« Ce qui manque aujourd’hui c’est une meilleure harmonisation, y compris dans des périodes où le virus circule plus fortement » en Europe, comme c’est le cas actuellement en Espagne et en France, a expliqué Jean-Baptiste Djebbari à la presse lors d’un déplacement à Madrid.
> Le monde associatif français bénéficiera d’une aide de 100 millions d’euros en complément du plan de relance
La secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, Sarah El Haïry, annonce aux « Echos » que 100 millions d’euros vont être mobilisés pour « préserver la richesse du tissu associatif français ». Sur cette somme, 40 millions vont venir soutenir les trésoreries et 45 millions renforcer les fonds propres des plus grosses associations. Les 15 autres millions viendront financer 2.000 emplois aidés dits Fonjep ciblés sur des projets.
> L’Italie recense 1.640 nouvelles contaminations en 24 heures
L’Italie a enregistré 1.640 nouveaux cas de contamination par le coronavirus au cours des 24 dernières heures, d’après les chiffres fournis par le ministère de la Santé.
Alors que le nombre d’infections dans le pays s’élève désormais à 302.537, les autorités sanitaires ont également signalé 20 décès supplémentaires imputés à l’épidémie, ce qui porte le total à 35.758 morts depuis l’apparition du virus sur le territoire italien.
> Nouveau pic de contaminations au Royaume-Uni
Un total de 6.178 nouveaux cas a été recensé ce mercredi de l’autre côté de la Manche, contre 4.926 la veille. C’est la plus forte hausse d’infections quotidienne depuis le 1er mai dernier, d’après les statistiques fournies par le gouvernement britannique.
> Le salon mondial du mobile de Barcelone reporte son édition 2021 au mois de juin
Le Mobile World Congress (MWC), grand-messe du secteur, a reporté son édition 2021 de mars à juin, ont annoncé ce mercredi ses organisateurs, qui l’avaient annulé cette année à cause du nouveau coronavirus.
« Nous allons ajuster la programmation de nos événements et déplacerons notre vaisseau amiral, le MWC 2021, du 28 juin au 1er juillet 2021, ici à Barcelone », a indiqué en conférence de presse la direction de GSMA, l’association internationale d’opérateurs télécoms qui organise ce salon.
> Le port du masque plus obligatoire à Bruxelles mais « fortement recommandé » à partir du 1er octobre
Cette mesure avait été imposée le 12 août sur tout le territoire de la région Bruxelles-Capitale, sans distinction de lieu ni d’horaire, suscitant des critiques. L’obligation devrait concerner désormais « uniquement les zones à forte densité », a précisé une porte-parole, de l’exécutif régional.
> Paris devrait passer en zone « super rouge » ou « écarlate »
Le ministre de la Santé Olivier Véran présentera vers 19 heures une nouvelle cartographie de l’épidémie, qui fera passer plusieurs métropoles, dont Paris, en catégorie « super-rouge » ou « écarlate ». Cela induira une série de nouvelles restrictions sanitaires, selon l’AFP.
Olivier Véran précisera les différentes réponses recommandées selon les catégories où les villes auront été placées.
> J & J a lancé la phase finale des essais de son vaccin
Johnson & Johnson a lancé mercredi la dernière phase des essais de son vaccin expérimental contre le Covid-19, sur 60.000 personnes. Contrairement aux traitements en cours de développement de ses principaux concurrents, Moderna, Pfizer et AstraZeneca, qui nécessitent deux doses, le candidat vaccin de J & J est à injection unique. Cela pourrait simplifier les campagnes de vaccination et faciliter le contrôle de la pandémie, selon Dan Barouch, chercheur à Harvard ayant participé à sa conception.
Le laboratoire américain s’attend à obtenir les résultats des essais de cette phase 3 d’ici fin 2020 ou début 2021, a déclaré le directeur scientifique de J & J, Paul Stoffels. J & J prévoit de lancer la fabrication de son vaccin avant son homologation par les autorités sanitaires afin de pouvoir commencer rapidement à le distribuer.
J & J lance la Phase III de son vaccin contre le coronavirus
> Les députés veulent adapter les jauges des stades
Les députés ont voté mercredi à l’unanimité en commission le principe d’une modulation des jauges dans les stades, en fonction de la situation sanitaire locale et du nombre total de sièges, une mesure « de bon sens » face au Covid-19 selon son initiateur Sacha Houlié (LREM).
Devant la commission des Lois, le député de la Vienne, fervent supporter de l’Olympique de Marseille, a cité le cas du Stade Vélodrome, d’une capacité de 67.000 places et où seules 1.000 personnes peuvent être accueillies. La même jauge est valable pour des salles de 1.200 places où « les règles sanitaires ne peuvent alors être respectées », a-t-il relevé.
> L’impact de la pandémie sur l’emploi « bien plus important » qu’initialement estimé
La pandémie a eu un impact « catastrophique » et bien plus grave sur l’emploi que prévu, a mis en garde mercredi Guy Ryder, le patron de l’Organisation internationale du travail.L’OIT s’est donc vue forcée de revoir de façon drastique les projections de reprise du marché du travail faites à la fin juin et qui s’avèrent aujourd’hui beaucoup trop optimistes face à la résurgence du Covid-19 dans de nombreux pays.
Les dernières projections de l’OIT pour les trois derniers mois de l’année prévoient désormais une baisse globale des heures travaillées de 8,6 % par rapport à la même période de l’année précédente. C’est à comparer à la diminution de 4,9 % que prévoyait l’organisation onusienne lors de ses dernières prévisions en juin.
> Télétravail : la CFTC accepte de participer à la négociation
La CFTC a décidé mercredi de participer à la future négociation sur le télétravail, mais refuse dans un communiqué que l’accord ne soit « ni normatif » « ni prescriptif », comme l’a suggéré la veille le Medef. La participation de la CFTC à ces discussions « visera évidemment à tirer parti des opportunités offertes par le télétravail » mais aussi « à protéger les salariés des dommages qui pourraient résulter d’une généralisation abusive du télétravail ».
Poussé par les syndicats, le patronat a accepté mardi d’ouvrir une négociation sur le télétravail, avec une première réunion prévue le 3 novembre. La CFDT, la CGT, FO et la CFE-CGC ont déclaré dès mardi qu’elles participeraient à la négociation, mais la CFTC s’était donnée un jour pour répondre.
> La réponse monétaire à la pandémie doit être limitée
La Banque centrale européenne devra se limiter à gérer les effets économiques de la pandémie, a déclaré mercredi un membre de son directoire, où un fossé semble se creuser sur l’ampleur de la réponse à apporter au coronavirus.
En lançant en mars dernier un programme d’urgence via des rachats de dette sur le marché pour contrer les effets économiques de la pandémie, la BCE a pu s’affranchir de « contraintes auto-imposées » et valant sur d’autres programmes de rachats plus anciens, « compte tenu de (la) menace exceptionnelle » du moment, explique Yves Mersch, siégeant au directoire, dans une interview avec l’agence Bloomberg. Ce dispositif désigné par l’acronyme « PEPP » et désormais lourd de 1.350 milliards d’euros devra être « temporaire », affirme-t-il.
> Vers des mesures spécifiques de lutte contre le coronavirus à Paris
Interdiction de vente d’alcool à partir de 20 h 00, interdiction de tout rassemblement au-delà de dix personnes et baisse de la jauge maximale autorisée pour les grands rassemblements de 5.000 à 1.000 personnes : les pouvoirs publics s’apprêtent à adopter de nouvelles mesures de restriction à Paris pour endiguer la propagation du coronavirus, rapportent plusieurs médias mercredi.
Un conseil de défense sur le COVID-19 est prévu ce mercredi matin avant l’annonce de nouvelles mesures, notamment pour Paris. Ces restrictions, si elles sont confirmées, seront du même ordre que celles déjà prises dans d’autres grandes métropoles du territoire, comme Marseille, Lyon ou bien encore Bordeaux et Nice.
> Le Japon pourrait assouplir les restrictions d’entrée sur ton territoire
Le Japon, qui interdit actuellement l’entrée aux voyageurs en provenance de 159 pays, pourrait autoriser l’accès des ressortissants étrangers pour un séjour supérieur à trois mois.
Les touristes seraient exclus de ce dispositif et le nombre d’entrées quotidiennes serait limité à 1.000, indiquent les médias, alors que le Japon cherche à redémarrer son économie mise à mal par le coronavirus et se prépare à accueillir les Jeux Olympiques de Tokyo, reportés à 2021.
> Résultats cliniques positifs pour un médicament de Fujifilm
Le groupe nippon a annoncé que son médicament Avigan, déjà autorisé pour des formes de grippe sévère, avait permis une réduction « statistiquement significative » du temps de guérison de patients atteints du nouveau coronavirus.
Sur 156 patients inclus dans un essai clinique de phase III mené au Japon, la durée médiane de convalescence a été de 11,9 jours pour ceux traités avec Avigan et de 14,7 jours pour ceux du groupe placebo, a détaillé le groupe dans un communiqué.
Fujifilm vante les résultats prometteurs de l’un de ses médicaments
> France : les embauches dans le privé retrouvent leur niveau d’avant-crise
Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois dans le secteur privé, hors intérim, a augmenté de près de 10 % en août pour revenir à son niveau d’avant la crise sanitaire provoquée par l’épidémie de coronavirus, selon les données publiées par l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss).
Cette forte progression de 9,8 %, après +1,9 % en juillet et +83,2 % en juin, pourrait toutefois s’expliquer en partie par un effet calendaire, des entreprises ayant pu avancer au lundi 31 août des embauches habituellement opérées début septembre, précise l’Acoss.
Les embauches dans le privé remontent à leur niveau d’avant-crise sanitaire
> Budget : la Sécurité sociale va provisionner 4 milliards pour 2021
Selon nos informations, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021, le gouvernement s’apprête à présenter un objectif de dépenses (Ondam) rectifié à 215 milliards pour l’exercice en cours et programmé à 222 milliards d’euros pour l’année prochaine.
Particularité du budget 2021 : face aux incertitudes sur la situation sanitaire, l’Assurance-maladie va provisionner plus de 4 milliards d’euros pour la lutte contre le Covid-19.
Tests, vaccins anti-Covid : la Sécu va provisionner 4 milliards pour 2021
> France : 16 morts en une semaine en Guadeloupe
En une semaine, 16 décès dus au coronavirus ont été enregistrés en Guadeloupe, un nombre record depuis le début de l’épidémie, portant à 42 le nombre total de morts dans l’archipel.
Du 14 au 20 septembre, « nous déplorons 16 nouveaux décès ayant pour point commun la présence de comorbidités (obésité, diabète, hypertension artérielle) », indique la préfecture. « La plus jeune avait 46 ans, la plus âgée 84 ans et quatre personnes avaient moins de 65 ans », selon la même source.
> La RDC demande l’annulation totale de sa dette
Le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi a réclamé devant l’Assemblée générale annuelle de l’ONU une « annulation totale » de la dette pour les pays en développement afin de les aider à surmonter la pandémie.
« Afin d’aider les pays en développement à sortir effectivement de la crise, et à mieux assurer l’après-Covid-19, les efforts de la communauté internationale devraient inclure l’annulation et autres allègements du fardeau de la dette afin de leur permettre de mieux se reconstruire », a-t-il dit.
> L’Allemagne approche des 10.000 décès
Le nombre de cas confirmés de contamination au coronavirus en Allemagne a grimpé à 275.927, soit 1.769 cas de plus que la veille, selon les données publiées par l’Institut Robert Koch (RKI) pour les maladies infectieuses.
Treize décès supplémentaires ont été signalés, d’après RKI, ce qui porte le total à 9.409 morts depuis le début de l’épidémie dans le pays.
> Dix nouveaux cas d’infection recensés en Chine
La Chine a recensé 10 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus au cours des vingt-quatre dernières heures, qui concernent tous des personnes venues de l’étranger, a fait savoir mercredi la Commission nationale de la santé dans son point quotidien sur l’épidémie.
Selon ces données, 85.307 cas de contamination ont été confirmés au total en Chine continentale.
L’épidémie de coronavirus a causé 4.634 décès dans le pays. Aucun nouveau décès n’a été signalé mercredi.
> Plus de 33.500 cas supplémentaires au Brésil
Le Brésil a enregistré 33.536 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus et 836 décès supplémentaires liés à l’épidémie au cours des vingt-quatre dernières heures, a indiqué le ministère de la Santé.
Le bilan de l’épidémie dans le pays dépasse les 4,59 millions de cas d’infection, et 138.108 décès ont désormais été recensés au total, selon les données gouvernementales.
Covid-19 : dans les Bouches-du-Rhône, élus et professionnels ont le sentiment d’être « injustement punis »
A Marseille et Aix-en-Provence, les nouvelles restrictions sanitaires visant à lutter contre l’épidémie sont unanimement condamnées. Des actions de contestation sont annoncées.
Par Gilles Rof Publié aujourd’hui à 10h40, mis à jour à 12h39

Les annonces du ministre de la santé, Olivier Véran, font l’effet d’une bombe dans la région de Marseille. Quinze jours après que le premier ministre, Jean Castex, a prôné la concertation avec les collectivités et les acteurs économiques locaux, la décision unilatérale de renforcer les mesures sanitaires et de fermer notamment les bars et les restaurants dès le samedi 26 septembre déclenche une colère unanime des élus de tout bord – parlementaires et cadres LRM exceptés – et des professionnels.
« Décisions politiques que personne ne peut comprendre », pour la maire EELV de Marseille, Michèle Rubirola ; « véritable catastrophe économique », selon la présidente LR de Métropole Aix-Marseille-Provence, Martine Vassal ; « quasi-reconfinement » et « punition collective », aux yeux du président LR de la région, Renaud Muselier. Ou encore « violence inacceptable » pour le premier adjoint PS, Benoît Payan. Ce dernier a réclamé jeudi matin un délai de dix jours avant la mise en œuvre de nouvelles mesures.Lire aussi Coronavirus : nouvelle cartographie de l’épidémie, fermeture des bars et restaurants à Aix-Marseille et en Guadeloupe, Paris en zone d’« alerte renforcée »
Tous deux s’étonnent, chiffres officiels à l’appui, que ce renforcement des contraintes intervienne alors que le taux d’incidence et le taux de positivité sont en baisse depuis une semaine dans le département. Le week-end dernier, les élus provençaux louaient la nouvelle méthode de dialogue du gouvernement, portée à Marseille par le préfet Christophe Mirmand. Aujourd’hui, ils ressentent un sentiment épidermique de trahison.
« L’Etat ne nous respecte pas et va nous tuer »
Les professionnels n’en pensent pas moins. Au siège départemental de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), sur le cours Julien, dans le 6earrondissement de Marseille, plusieurs dizaines de professionnels se sont réunis spontanément, mercredi 23 septembre. Et l’accablement a rapidement cédé le pas à la tension.
« Le gouvernement ouvre des parapluies qui sont plus grands que des parasols. Nous imposer une fermeture est une solution de facilité pour un ministre qui n’arrive pas à résoudre son problème sanitaire », tempête Bernard Marty, le président de l’UMIH des Bouches-du-Rhône. « Nous représentons 7 500 entreprises dans le département et nous apprenons par BFM que nous devons fermer. L’Etat ne nous respecte pas et va nous tuer, mais nous n’allons pas mourir sans nous battre », prévient déjà le patron des cafetiers du département, qui réfléchit, avec ses adhérents et leurs fournisseurs, à des « actions coup de poing ».Article réservé à nos abonnés Lire aussi A Marseille, l’obsession de « sauvegarder les activités hospitalières hors Covid »
Patron de La Boîte à sardines, un restaurant de poissons sis tout en haut de la Canebière (1er arrondissement), Fabien Rugi se sent « dépité et injustement puni ». « Dans mon établissement, j’ai enlevé des tables pour respecter les distances, j’ai installé du gel à toutes les entrées, je sers les clients avec un masque, énumère-t-il.On va payer les pots cassés d’un été où les autorités ont laissé faire n’importe quoi. »
A quarante kilomètres de là, à Aix-en-Provence, où les signaux sont moins critiques qu’à Marseille, la stupeur est encore plus grande. Avec sa truculence habituelle, la maire LR, Maryse Joissains, interpelle directement le ministre de la santé. « Nous avons cinq malades en réanimation, dix personnes hospitalisées dans toute la ville, s’étonne-t-elle dans La Provence. Le rôle du gouvernement est de protéger, de prévenir, voire de sanctionner, mais pas d’instaurer un climat anxiogène ! Là, on dérape, et moi je dis : “Ferme-la, Véran !” La haute administration est en train de devenir folle. » « Les maires préparent des actions collectives », précise sa fille, l’ex-sénatrice UDI Sophie Joissains, qui, comme d’autres élus locaux, ne comprend pas « qu’on ne fasse aucune différenciation entre les territoires, dans une métropole où les situations sont très diverses ».
Gilles Rof(Marseille, correspondant)
Fermeture des bars et des restaurants à Marseille : la Ville réclame un délai de dix jours
Les professionnels de la restauration et les bistrotiers et les élus locaux ne décoléraient pas jeudi, dénonçant une « décision inique » d’un gouvernement « incapable de gérer la crise » sanitaire.
Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 11h57, mis à jour à 12h31

Face à une remontée du taux d’incidence du Covid-19 dans la métropole d’Aix-Marseille et en Guadeloupe, le ministre de la santé, Olivier Véran, a annoncé mercredi soir des mesures très strictes dans ces deux régions, désormais placées en « zone d’alerte maximale » : bars et restaurants sont contraints à une fermeture totale à partir de samedi. Onze autres métropoles, dont Paris, ont été placées en « zone d’alerte renforcée », ce qui implique notamment la fermeture des bars à partir de 22 heures et la limitation de la vente d’alcool.Le niveau d’alerte des départementsDéterminé d’après le taux d’incidence dans la population générale et chez les + de 65 ans, et la part des patients Covid en réanimation.Niveau d’alerte :alertealerte renforcéealerte maximaleParis& petite couronneGuadeloupeMartiniqueGuyaneLa RéunionMayotteLyonMarseilleToulouseRennesBordeauxLilleStrasbourgSource : Ministère de la santé
Les professionnels de la restauration et les bistrotiers ne décoléraient pas, jeudi 24 septembre, dénonçant une « décision inique » d’un gouvernement « incapable de gérer la crise » sanitaire, de fermer leurs établissements dans la métropole d’Aix-Marseille et de leur imposer une fermeture à 22 heures, ailleurs. Le premier adjoint de Marseille, Benoît Payan, a qualifié jeudi d’« affront »l’annonce « sans concertation » par le gouvernement de « restrictions incroyables » pour lutter contre le Covid-19, et réclamé un délai de dix jours avant la mise en œuvre de nouvelles mesures.Article réservé à nos abonnés Lire aussi Fermeture des salles de sport, abaissement de la jauge des rassemblements… : avalanche de nouvelles restrictions contre le Covid-19
L’agence Santé publique France a fait état mercredi de 13 072 nouvelles contaminationsen vingt-quatre heures, soit 3 064 de plus que la veille. Le nombre de patients hospitalisés au cours des sept derniers jours s’élève selon elle à 4 244, comme mardi, et parmi eux, 675 ont été admis en réanimation, soit 24 de plus que la veille. Le taux de positivité des tests est remonté 6,1 % à 6,2 % et 1 039 foyers d’infections sont en cours d’investigations (+ 70 en vingt-quatre heures). Quarante-trois décès supplémentaires ont par ailleurs été recensés, ce qui porte le bilan à 31 459 morts depuis le début de l’épidémie en France.

- « Mesure injustifiée », « sacré coup de massue »
« C’est une mesure injustifiée, car les contaminations surviennent dans le milieu privé et familial. Et c’est discriminatoire, parce qu’on nous stigmatise. Enfin, c’est contre-productif : en fermant nos établissements à 22 heures, on pousse nos clients à faire la fête ailleurs : les plages et bords de fleuves tant qu’il fait beau, et demain les appartements privés », a déclaré Franck Trouet, porte-parole du Groupement national des indépendants (GNI), un syndicat patronal qui représente les indépendants de l’hôtellerie et de la restauration.
Pour le GNI, cette situation résulte de « l’incapacité du ministre de l’intérieur à faire respecter les règles : interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes, de la consommation d’alcool sur la voie publique, distanciation sociale et port du masque ». « Nos établissements, eux, ont dépensé des millions d’euros pour respecter les protocoles et on veut nous faire fermer ?! », s’est indigné M. Trouet.
La fermeture des restaurants décrétée dans la métropole d’Aix-Marseille et en Guadeloupe est un « sacré coup de massue », a réagi de son côté jeudi sur Europe 1 le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), François Asselin. « Pour les hôteliers, les bars et toute la filière en amont, les fournisseurs, il faut tout simplement annuler leurs charges » et pas seulement les reporter, a-t-il demandé. « Ils ne pourront pas rembourser, ou alors ça sera direction le tribunal de commerce, et là, de toute façon, ils ne paieront pas », a déclaré M. Asselin.
Reçus jeudi matin par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, et le ministre délégué aux petites et moyennes entreprises (PME), Alain Griset, à Bercy, les professionnels vont demander, pour les établissements contraints de fermer, « une prise en charge par l’Etat des loyers et des charges fixes », et, pour ceux devant baisser le rideau à 22 heures, « une indemnisation de la perte d’exploitation », selon Franck Trouet.
« Les bars et les restaurants ont besoin du soutien de l’Etat qui doit compenser totalement leur perte d’exploitation », a tweeté le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux avant cette réunion. « C’est urgent car c’est une question de survie », a-t-il ajouté.Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 : dans les Bouches-du-Rhône, élus et professionnels ont le sentiment d’être « injustement punis »
- Hidalgo en « désaccord » avec les mesures restrictives à Paris
La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a fait part jeudi matin de son « désaccord » et de son incompréhension face à la fermeture des bars à 22 heures et des salles de sport, mesures restrictives dévoilées la veille par le gouvernement à Paris, placé en « zone d’alerte renforcée ».
« La grande majorité de nos cafetiers et de nos restaurateurs ont vraiment fait des choses belles sur l’espace public, et sérieusement, et je veux aujourd’hui leur apporter tout mon soutien par rapport aux mesures restrictives qui ont été prises, et malheureusement sans aucune concertation », a réagi Mme Hidalgo qui participait à un colloque au Havre sur les villes. « J’avais dit mon désaccord sur ces mesures-là », a ajouté la maire de Paris. Elle a précisé n’avoir été prévenue par le ministre de la santé, Olivier Véran, qu’une heure avant ses annonces à la presse mercredi soir.
« En quoi le fait de ne plus pouvoir pratiquer de sport va nous aider alors que le sport fait partie justement de ce qui nous permet d’avoir aussi une meilleure santé, des défenses immunitaires plus importantes ? Donc il nous faut discuter de tout cela », a insisté la maire de Paris renvoyant aux concertations prévues entre préfets et élus locaux. « Comment comprendre qu’il y ait un assouplissement du protocole sanitaire dans les écoles d’un côté et que de l’autre côté à Paris il faut fermer les bars à 22 heures ? », a-t-elle encore remarqué.