Le dépistage en Belgique tourne au fiasco comme en france – en Allemagne et en Israël pas de panique, mais ne sont testés que les mùaldes et cas contact

La belgique Publié le 21/09/2020

Dépistage et cas contact : comment font nos voisins ?

https://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/depistage_et_cas_contact_comment_font_nos_voisins__184485/document_actu_pro.phtml

Bruxelles, le lundi 21 septembre – Si la politique de dépistage française est de plus en plus critiquée, d’ autres pays du monde sont confrontés aux mêmes problématiques.

Des files d’attentes qui s’allongent, des laboratoires pris d’assaut, des résultats qui n’arrivent pas : ces scènes ne se déroulent pas en France, où la politique de dépistage est en train de tourner au fiasco, mais en Belgique. Nos voisins belges, qui ont également fait le choix du dépistage massif (200 000 tests par semaine soit autant par habitant qu’en France), n’ont pas non plus anticipés les conséquences matérielles pour les laboratoires, qui se retrouvent totalement débordés et en manque d’effectif et de réactifs. Un problème accentué par la lenteur administrative belge, chaque test nécessitant de remplir une paperasserie importante, ce qui allonge encore un peu plus les délais.

Pour faire face à une demande toujours plus importante, certains laboratoires belges ont désormais recours au test pooling. Cette méthode consiste à regrouper  une dizaine d’échantillons rhino-pharyngés et à les tester ensemble par PCR. Si le résultat est négatif, les cas peuvent être exclus. C’est seulement si le résultat est positif que chaque échantillon est testé individuellement. Une technique qui a permis de faire baisser la pression sur les services de santés belges qui arrivent encore généralement à donner le résultat des tests en moins de 48 heures. A noter que pour l’instant ce type de pooling n’a pas été autorisé en France en raison notamment de la diminution mathématique de la sensibilité du test.

Organisation efficace en Allemagne et en Israël

En Allemagne, les laboratoires sont loin d’être saturés et continuent à donner les résultats en moins de 24 heures. Plusieurs raisons à cela : d’abord parce que nos voisins allemands disposent d’un réseau important de laboratoires qui tournent à plein régime depuis le mois de mars. Dès le début de l’épidémie, les observateurs avaient ainsi été frappés par la vitesse à laquelle les Allemands avaient pu réaliser des centaines de milliers de tests hebdomadaires. Ensuite et surtout, les laboratoires allemands réalisent légèrement moins de tests que les français, puisqu’ils ne testent que les personnes symptomatiques et les cas contacts. « Sinon, on ne pourrait pas s’en sortir » explique un membre du ministère de la Santé berlinois.

Le gouvernement allemand veut en tout cas tout faire pour éviter de connaitre les mêmes problèmes et les mêmes scènes qu’en France. Il a ainsi mis fin mardi dernier à la gratuité des tests pour les personnes provenant de l’étranger. Malgré l’organisation allemande, les couacs ne sont pas inévitables : en août dernier, à la suite d’un problème informatique, des milliers de Bavarois avaient dû attendre le résultat de leurs tests pendant une semaine.

Même situation en Israël où malgré un nombre de tests importants (130 000 par semaine pour 9 millions d’habitants), les laboratoires continuent à faire face. Là aussi, cela tient à l’expérience des laboratoires du pays, qui se sont lancés dans le dépistage massif dès le mois de mars. En Israël, les tests ont lieu sur des parkings et il n’y a pour l’instant aucune file d’attente à signaler. Les résultats continuent à être donnés en 24 heures.

Auto-isolement en Occident, quarantaine stricte en Asie

Ce n’est pas tout de réussir à réaliser beaucoup de tests et à donner les résultats rapidement, encore faut-il savoir quoi en faire. Sur la question de l’isolement des cas contacts, là aussi les politiques divergent. En France, il est désormais recommandé à un cas  contact et à ses proches de s’isoler pendant 7 jours (et non plus 14) et, s’il n’a pas de symptôme, se faire tester au moins 7 jours après le dernier contact suspect.

Une politique bien différente que celle pratiquée au Royaume-Uni. Outre-manche, la quarantaine des cas contacts continue de durer 14 jours, mais elle ne concerne pas les membres du foyer. Par ailleurs, les cas contacts ne doivent se faire tester que s’ils présentent des symptômes. Des règles similaires à celles appliqués en Espagne ou aux Etats-Unis. Les autorités américaines précisent également qu’un test négatif n’exonère pas le cas contact de son obligation de s’isoler.

Si les pays occidentaux misent sur la bonne volonté des citoyens et l’auto-isolement, avec plus ou moins de contrôle selon les pays, les pays asiatiques n’hésitent pas à mettre en place des mesures coercitives. Au Vietnam et à Singapour, l’isolement obligatoire de 14 jours s’effectue respectivement dans des centres d’Etat ou dans des hôtels, avec test obligatoire à la sortie. Au Vietnam, dictature communiste, toute violation des règles de confinement est passible de prison.

Si les politiques de dépistage et d’isolement des cas contact diffèrent dans chaque pays, un constat commun semble se dégager, celui de l’inutilité des applications de traçage des contacts. Dans ce domaine, la palme de l’échec revient cependant sans doute à notre StopCovid national : téléchargée 2,3 millions de fois seulement, l’application n’a envoyé que 72 notifications sur ses 3 premiers mois d’utilisation.

QH

Publié le 18/09/2020

Olivier Véran face au fiasco des tests PCR

Paris, le vendredi 18 septembre 2020

https://www.jim.fr/e-docs/olivier_veran_face_au_fiasco_des_tests_pcr_184470/document_actu_pro.phtml

– Embouteillage devant les laboratoires, manque de réactifs, temps d’attente des résultats beaucoup trop longs, coût majeur pour la Sécurité sociale: la politique de dépistage massif de la population tourne au fiasco en France.

OIivier Véran persiste et signe. Lors de son point de situation de ce jeudi, point destiné à devenir hebdomadaire, le ministre de la santé, entre autres annonces sur l’évolution de l’épidémie de coronavirus en France, a défendu la stratégie gouvernementale « assumée » de tests « à grande échelle », « gratuits et sans ordonnance ». La décision de l’exécutif mi-juillet de tester tout ceux qui le souhaitent gratuitement et sans ordonnance partait certes d’une bonne intention, mais en faisant exploser le nombre de tests PCR réalisés en France (1,2 million par semaine) sans préparation logistique, elle a pris de court des laboratoires qui n’étaient pas prêts à faire face à un tel afflux.

Aujourd’hui, la situation sur le front du dépistage est totalement hors de contrôle. Devant la plupart des centres de dépistage et des laboratoires, de très longues files d’attente se constituent et le délai d’attente pour obtenir un rendez-vous est désormais de trois jours en moyenne. Pire encore, il faut parfois patienter entre sept et dix jours pour obtenir le résultat du test, rendant toute politique cohérente de suivi des contacts impossible. « On fait un million de tests, mais on ne teste pas les bonnes personnes » dénonce l’épidémiologiste Catherine Hill. « Le contact tracing est une véritable passoire ». Sans compter le cout important pour les finances publiques : le dépistage a déjà couté 900 millions d’euros à l’Assurance maladie et le cout total pourrait dépasser les 2 milliards d’ici la fin de l’année si le nombre de tests remboursés ne diminue pas.

Doctrine de priorisation

Face à cette situation, Olivier Véran a reconnu que les services sanitaires étaient « confrontés à de réelles difficultés organisationnelles ». Mais il a refusé de prendre une décision que beaucoup appellent de leurs vœux, celle de limiter l’accès aux tests (ou en tout cas leur gratuité) aux personnes bénéficiant d’une ordonnance, afin de désengorger les laboratoires. Comme l’avait déjà annoncé Jean Castex dans son allocution de vendredi dernier, le gouvernement a préféré mettre en place une « doctrine de priorisation » selon laquelle sont prioritaires (dans cet ordre) « les personnes symptomatiques, les soignants, les aides à domicile et les cas contacts ». Souhaitant tout de suite éviter une extension indéfinie de cette liste, le ministre de la Santé a rappelé que « les cas contacts des cas contacts ne sont pas des cas contacts ».

Pour assurer un traitement plus rapide des personnes prioritaires, certains laboratoires ont donc commencé à leur réserver certains horaires. Des centres de prélèvement réservés aux prioritaires vont également très bientôt (sic) mis en place. Une vingtaine de ces centres seront ouverts en Ile-de-France dans les prochains jours et pourront réaliser chacun 500 tests quotidiennement. L’objectif affiché de la direction générale de la Santé (DGS) est de permettre aux sujets prioritaires d’obtenir un résultat en moins de 48 heures.

Payer pour être prioritaire, une pratique illégale

Le ministre a par ailleurs appelé les personnes non prioritaires à ne pas trop se faire tester. « Il ne sert à rien de se faire tester trop souvent, le test n’est pas un geste barrière».

Pour augmenter les capacités de dépistage, Olivier Véran a également annoncé l’utilisation très prochaine de tests antigéniques et de tests salivaires, aux résultats plus rapides pour les premiers et plus faciles à pratiquer pour les seconds et déjà utilisés dans de nombreux pays dans le monde. On le voit, le gouvernement tente en réalité de concilier deux politiques en partie contradictoires : maintenir la cohérence et l’efficacité de la politique de dépistage tout en assurant un accès gratuit au dépistage pour tous.

Certains laboratoires peu scrupuleux entendraient en tout cas profiter de cette situation. Plusieurs laboratoires de la région parisienne offriraient l’assurance d’un résultat en moins de 48 heures contre une centaine d’euros. Sont notamment visés les personnes qui ont besoin d’un test pour prendre l’avion.

Interrogée sur Europe 1 à ce sujet, Olivier Véran a dénoncé une pratique « illégale » qu’il « condamne avec fermeté ». Face à la polémique, le directeur d’un des laboratoires incriminés a annoncé mettre fin à cette pratique.

QH

 Tester, alerter, protéger : APH (praticiens hospitaliers) alerte ! »

(Communiqué)

Imprimer la listeRecherche

Émis par : APH21/09/2020

https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/156723/tester-alerter-proteger-aph-alerte-communique/

« Le ministre des Solidarités et de la Santé s’est exprimé jeudi soir pour un point qu’il annonce hebdomadaire sur la stratégie nationale face à la deuxième vague de la Covid-19.

Cette politique repose sur 4 piliers dont celui du dépistage massif de la population avec le fameux tryptique « TESTER – ALERTER – PROTEGER ».

APH, se permet d’alerter nos concitoyens : la deuxième vague de la COVID se profile.  Le ministre déclare que plus de 1 200 000 tests ont été réalisés cette semaine mais qu’en raison de « l’embouteillage » dans les laboratoires les délais de rendu de résultats sont allongés. Jusqu’à 7 jours d’attente…

APH précise que ces délais deviennent incompatibles avec une bonne stratégie de prise en charge pour les malades ayant besoin d’un diagnostic en urgence.

APH s’étonne également de l’annonce du ministre sur le niveau de stock des tests RT-PCR, qui sont aujourd’hui les seuls tests validés, car de nombreux laboratoires de ville ou hospitaliers annoncent des ruptures de stock.

APH se félicite de voir qu’après nos premiers Communiqués de Presse sur la gestion du dépistage le ministère a modifié sa doctrine sur la priorisation des prélèvements. Priorisation et ciblage de réalisation des tests arrivent cependant trop tard. Dans les hôpitaux tout est prioritaire, nous devons diagnostiquer les patients symptomatiques comme les cas contacts chez les soignants ou dans les populations à risque. 

Les tests salivaires, moins sensibles que la RT-PCR, seront réservés à certains patients symptomatiques. Ces nouvelles techniques ne suffiront pas à désengorger les laboratoires. Le Ministre n’a-t-il pas placé la charrue avant les bœufs ?

Action Praticiens Hôpital, comme tous nos concitoyens, attend un discours de vérité de la part des pouvoirs publics et du Ministre de la Santé. Le cruel constat de la tension en réactifs et en moyens humains sur des personnels déjà éprouvés par la première vague du COVID et par la canicule, dans ce contexte de pandémie qui va durer dans le temps, doit entraîner des réponses pertinentes sur la politique de diagnostic et de dépistage du COVID dans notre pays.

APH demande, dans l’intérêt des Français comme des professionnels de santé, un dépistage du COVID ciblé sur prescription médicale comme pendant la première vague. »

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

Laisser un commentaire