Un cancer pédiatrique de plus en Loire-Atlantique annonce le collectif « Stop aux cancers des enfants », formé en 2019.

Cancers pédiatriques en Loire-Atlantique : les familles interpellent Emmanuel Macron

Le collectif « Stop aux cancers des enfants », formé en 2019, a appris le mois dernier qu’un garçonnet âgé de 4 ans, domicilié à Machecoul, était atteint d’une leucémie. 

Le Monde avec AFP  Publié le 16 septembre 2020 à 21h00

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/09/16/cancers-pediatriques-en-loire-atlantique-les-familles-interpellent-emmanuel-macron_6052490_3224.html

L’inquiétude des familles grandit après la découverte d’un nouveau cas de cancer chez un enfant de 4 ans en Loire-Atlantique. Le collectif « Stop aux cancers de nos enfants », constitué autour de Sainte-Pazanne, a lancé, mercredi 16 septembre, un appel au chef de l’Etat. « Nous en appelons au président Emmanuel Macron pour qu’il protège la santé de nos enfants », a déclaré Marie Thibaud, fondatrice du collectif, lors d’une conférence de presse organisée à Saint-Hilaire-de-Chaléons, près de Saint-Pazanne, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Nantes.

« Des enfants continuent à tomber malades, il faut que ça bouge », a poursuivi Mme Thibaud, précisant que le collectif avait appris le mois dernier qu’un petit garçon de 4 ans, domicilié à Machecoul, dans le même secteur, était atteint d’une leucémie. Selon le collectif, avec ce nouveau cas, vingt-deux enfants ont été atteints par un cancer à Sainte-Pazanne et dans ses environs depuis 2015 et, parmi eux, cinq sont morts. L’agence régionale de santé (ARS) dénombre pour sa part onze cas dans ce secteur entre 2015 et mars 2019, soit une incidence deux fois supérieure à la moyenne nationale.

« Ce différentiel s’explique par l’âge et la zone géographique retenus », précise Marie Thibaud, mère d’un petit garçon en rémission, qui avait été la première à alerter les autorités sur cette multiplication de cas dans cette zone. « Il ne se passe pas six mois sans qu’un enfant déclare un cancer autour de chez nous », a-t-elle insisté, évoquant également trois rechutes parmi les enfants atteints par ces cancers.

« On ne peut pas se permettre de rajouter du risque au risque »

Formé en mars 2019, le collectif de parents avait obtenu le lancement d’une enquête épidémiologique par Santé publique France et plusieurs autres investigations menées par l’ARS. Mais ces investigations n’ont pas permis de découvrir de « cause commune » à ces maladies. L’ARS organise mardi une nouvelle réunion du comité de suivi, a précisé l’institution

.Lire aussi * Au sud-ouest de Nantes, les causes des cancers pédiatriques toujours sans explication

A cette occasion, le collectif souhaite notamment obtenir la cartographie des cancers pédiatriques survenus dans le département, commune par commune, depuis 2005. « On demande ces informations mais on ne nous les donne pas », a dénoncé Mme Thibaud. Le collectif s’oppose également à l’implantation de sept éoliennes dans une commune voisine, arguant de la présence déjà d’« une vingtaine » d’entre elles dans le secteur. Selon le collectif, les premières éoliennes ont été mises en service peu avant 2015, année où se sont déclarés ces premiers cas de cancers pédiatriques. « On ne peut pas se permettre de rajouter du risque au risque », a ajouté Mme Thibaud.

*Au sud-ouest de Nantes, les causes des cancers pédiatriques toujours sans explication

L’enquête menée par les autorités de santé à la suite du signalement de dix-sept cas de cancers chez des mineurs et jeunes adultes dans le secteur de Sainte-Pazanne écarte la piste d’une contamination au sein de l’école de la commune. 

Le Monde avec AFP  Publié le 30 août 2019 à 11h15 – Mis à jour le 30 août 2019 à 21h52

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/08/30/cancers-pediatriques-en-loire-atlantique-l-ecole-de-sainte-pazanne-restera-ouverte-a-la-rentree_5504470_3224.html

La question reste en suspens. Pour l’heure, impossible de déterminer avec précision les éléments pouvant provoquer les cas de cancers pédiatriques recensés dans le secteur de Sainte-Pazanne, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Nantes. Depuis 2015, dix-sept cas de cancers chez des enfants, adolescents et jeunes adultes ont été signalés à l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire. Trois personnes sont mortes depuis.

Réuni jeudi 29 août pour la troisième fois depuis sa mise en place en mai, le comité de suivi du dossier – regroupant notamment l’ARS, l’agence Santé publique France, le collectif de parents Stop aux cancers de nos enfants, la préfecture, les professionnels de santé et la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) – promettait pourtant de faire le point sur les causes potentielles de maladie communes aux enfants

.Reportage** : Des cas de cancers pédiatriques inquiètent au sud-ouest de Nantes

Quatre des jeunes atteints de cancer ont fréquenté ou fréquentent toujours l’établissement scolaire Notre-Dame-de-Lourdes, l’école privée de Sainte-Pazanne, située devant un ancien site industriel. Des investigations ont été menées pendant l’été pour « lever le doute » sur cette exposition environnementale.

Radon et traces de formaldéhyde dans l’école

A quatre jours de la rentrée scolaire, il fallait s’assurer que l’école Notre-Dame-de-Lourdes pourrait accueillir les enfants dans des conditions de sécurité satisfaisantes. C’est le cas, affirme Nicolas Durand, directeur général adjoint de l’ARS des Pays de la Loire : « Plus de cent cinquante prélèvements et mesures ont été faits sur l’eau, l’air, le sol, le radon [un gaz naturel radioactif], les champs électromagnétiques (…). Il n’y a pas de risques qui dépassent les valeurs de référence. »

M. Durand convient que des « concentrations importantes de radon » ont été mesurées dans certaines parties de l’école, mais ces premières mesures ne sont qu’indicatives puisqu’elles ont été faites sur une période de trois semaines en été dans des classes fermées, alors qu’elles doivent normalement être effectuées pendant deux mois en hiver. Une nouvelle campagne de contrôles par l’ARS aura donc lieu plus tard dans l’année. Des traces de formaldéhyde et de lindane, un insecticide classé cancérogène par l’Organisation mondiale de la santé, ont aussi été détectées dans l’établissement.

Le point** *: Dans le sud-ouest de Nantes, un nombre inhabituel de cancers et une enquête citoyenne

Les investigations menées par la DREAL ne permettent pas, pour le moment, d’affirmer qu’une éventuelle pollution proviendrait de l’ancien site industriel, une usine à bois, situé à proximité de l’école. Dans les semaines à venir, les logements où vivent les enfants malades seront l’objet de contrôles.

Une réunion publique fin octobre

En attendant, l’ARS recommande à l’établissement scolaire de « prendre immédiatement des mesures simples et systématiques » d’aération des locaux, et de réaliser un diagnostic complet du système de ventilation. « Tous les investissements qu’il faudra faire, nous les ferons », garantit Frédéric Delemazure, directeur diocésain de l’enseignement catholique de Loire-Atlantique, chargé de la gestion de l’école.

L’ARS s’engage pour sa part à transmettre rapidement l’intégralité des données brutes collectées cet été puis à répondre aux questions du comité de suivi jeudi 5 septembre. Elle promet également de restituer ces premiers résultats au personnel de l’école Notre-Dame-de-Lourdes. Une réunion publique, avec l’ensemble des habitants de Sainte-Pazanne et des alentours, est annoncée fin octobre, « afin de faire un point d’étape sur nos investigations, à la fois la levée de doutes et l’enquête épidémiologique », affirme Nicolas Durand.

L’étude épidémiologique, menée par Santé publique France, constitue en effet le deuxième volet des investigations. Un questionnaire d’une cinquantaine de pages a été envoyé aux familles des enfants malades pour identifier des causes de maladie communes. Les interrogations portent sur la période de grossesse de la mère, l’environnement des enfants, leurs habitudes de vie, leur lieu de scolarisation…

« Un effet cocktail »

« Nous avons à ce jour rencontré onze des quatorze familles [l’ARS prend en compte les dix-sept cas recensés mais Santé publique France exclut les trois cas des jeunes personnes majeures] », précise Lisa King, responsable de Santé publique France Pays de la Loire.

Le collectif de familles estime que les recherches ne vont pas assez loin. « On a très peu parlé de choses sur le long terme, de ce que peut donner l’exposition d’un enfant dans une école, toute la journée, au milieu d’une cour avec quatre lignes électriques autour, un peu de radon », proteste Johann Pailloux, membre du collectif Stop aux cancers de nos enfants. « Je suis intimement convaincue qu’il y a un effet cocktail, un cumul des facteurs de risque », enchérit Marie Thibaud, fondatrice du collectif.

Marie Thibaud regrette qu’une grande partie des questions proposées à Santé publique France (sur les produits cosmétiques utilisés par la mère pendant la grossesse, les perturbateurs endocriniens, le bisphénol…) n’aient pas été intégrées à l’enquête épidémiologique. « Nous n’avons pas intégré la totalité des questions parce que certaines questions, à nos yeux, avaient un objectif de recherche et nous sommes plutôt dans le cadre d’investigations d’un cluster [occurrence de cancers supérieure à la normale au sein d’une population donnée] », justifie Mme King.

Sans attendre la réunion publique annoncée par les autorités de santé, certaines familles comptent faire expertiser les données transmises par l’ARS par des scientifiques ou des entreprises qui soutiennent bénévolement le collectif. Car l’inquiétude demeure. « Mon enfant entre à l’école Notre-Dame-de-Lourdes lundi, soupire Johann Pailloux. Je ne suis pas plus rassuré que ça. »Les Décodeurs : La mortalité des cancers pédiatriques continue de décliner

Justine Guitton-Boussion((Nantes, envoyée spéciale))

**Des cas de cancers pédiatriques inquiètent au sud-ouest de Nantes

Les autorités sanitaires ont organisé une réunion publique d’information jeudi, précédant l’ouverture d’une enquête épidémiologique. 

Par Patricia Jolly  Publié le 05 avril 2019 à 04h36 – Mis à jour le 05 avril 2019 à 07h35

Le rassemblement n’a pas apaisé leurs angoisses, mais ses participants y ont au moins reçu une promesse. « Aucune piste ne sera écartée » pour tenter de déterminer une éventuelle « cause commune » expliquant le regroupement de cancers recensés, ces trois dernières années, chez douze enfants et adolescents de moins de 18 ans dans la commune de Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique) et ses alentours.

Jeudi 4 avril, un millier de personnes – réparties dans trois salles municipales, équipées de moyens de retransmission, de cette ville de 6 500 habitants – se sont retrouvées, durant trois heures, à la réunion publique organisée par l’agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire et Santé publique France, à la demande du collectif Stop aux cancers de nos enfants.Lire aussi  Santé publique France enquête sur des cas de cancers pédiatriques à Sainte-Pazanne, en Loire-Atlantique

Rendez-vous avancé

D’abord prévu début mai, ce rendez-vous a été avancé à la demande du collectif, composé de familles de cette zone agricole du sud-ouest de Nantes, après qu’il a signalé à l’ARS « au moins neuf cas » de cancers – dont six à Sainte-Pazanne – chez des mineurs, depuis décembre 2015. Le 28 mars, l’ARS des Pays de la Loire a saisi Santé publique France, l’Agence nationale de santé publique (ex-InVS) afin qu’elle diligente une enquête épidémiologique. Depuis le 1er avril, trois autres jeunes, tombés malades au cours de la même période, se sont fait connaître.

« Je suis le papa du petit Kevin, décédé en 2015, il a fait cinq rechutes, il a eu une greffe de moelle osseuse », a lancé un homme, la gorge nouée, à l’ouverture des débats. Il a réclamé que l’étude à venir ne s’« arrête pas » aux cancers pédiatriques. « Je connais au moins quatre ou cinq adultes par ici qui en ont un », a-t-il insisté, trahissant la crainte qui règne dans la région.

Téléphones portables, antennes d’opérateurs téléphoniques, Wi-Fi, lignes à haute tension, utilisation des pesticides, tensions de la vie quotidienne, augmentation de la population de la commune… Dans l’assistance, on a beaucoup supputé sur les causes possibles des cancers diagnostiqués dans la zone.

Excès de leucémies

En avril 2017, le signalement à l’ARS de six cas de cancers pédiatriques – dont quatre de leucémies aiguës – avait provoqué le déclenchement d’une première enquête. Celle-ci avait conclu à un « excès de cas de leucémies sur deux ans, parmi les enfants de moins de 15 ans, par rapport aux données observées au cours des années précédentes sur ce même secteur ». L’agence avait listé « quatre pistes » – la pollution des sols aux hydrocarbures, la pollution de l’air au benzène, l’utilisation de pesticides et la présence de radon, un gaz radioactif naturel très présent dans les sols de la région –, sans parvenir à dégager de « cause prédominante ».

« Il est possible qu’il n’y ait aucun risque et il est possible qu’il y en ait un, a franchement reconnu le docteur Thierry Le Guen de l’ARS des Pays de la Loire.Aujourd’hui, je ne sais pas répondre à cette question. » « Maintenant que je vous ai écouté, en tant que maman, qu’est-ce que je fais ? », l’a interrogé une femme désireuse de voir appliquer des « principes de précaution » parallèlement à la future étude épidémiologique. « Il ne faut pas céder à la panique, nous ne sommes pas face à une épidémie », a répondu le docteur Le Guen.

Les parents en alerte

« Ne vous sous-estimez pas, les parents savent reconnaître les signes d’alerte, a voulu rassurer la docteure Caroline Thomas, pédiatre oncologue au CHU de Nantes, quand une autre mère s’est inquiétée de sa propre impuissance à détecter les signes du cancer. Grande fatigue, pâleur, bleus, douleurs dans les jambes à la marche, fièvre sont des éléments objectifs. Dans ce cas, allez voir votre médecin traitant qui prescrira un prélèvement sanguin, mais il n’y a pas lieu de le faire pour un enfant en bonne santé. » Une réunion de sensibilisation des médecins généralistes du secteur doit également être organisée sous peu.

Santé publique France va s’atteler à rédiger le protocole suivant lequel elle mènera son enquête épidémiologique. « Il nous faut sélectionner les diagnostics et les expositions les plus pertinents, et définir une zone et une période d’étude afin de ne pas diluer la qualité de l’information recueillie », a indiqué le docteur Bertrand Gagnière, le médecin épidémiologiste qui représentait l’agence nationale à Sainte-Pazanne.

Il a promis les premiers résultats de l’enquête pour l’automne, « dans six mois ».« En fonction des éléments collectés, il est possible que nous devions prendre plus de temps », a-t-il cependant prévenu, se réjouissant de cet « exercice de démocratie sanitaire » qui venait de se tenir.Lire aussi  En France, le décompte des cas de cancer n’est effectué que pour 22 % de la population

Patricia Jolly(Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique), envoyée spéciale)

***Dans le sud-ouest de Nantes, un nombre inhabituel de cancers et une enquête citoyenne

Un collectif a été créé après la découverte de treize cas chez des enfants pour presser les autorités sanitaires de mettre au jour les causes de ce phénomène 

Par Patricia Jolly  Publié le 25 avril 2019 à 18h16 – Mis à jour le 26 avril 2019 à 07h34

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/09/16/cancers-pediatriques-en-loire-atlantique-les-familles-interpellent-emmanuel-macron_6052490_3224.html

Des enfants jouent dans une cour d’école en France, le 7 septembre 2018.
Des enfants jouent dans une cour d’école en France, le 7 septembre 2018. LOIC VENANCE / AFP

Depuis 2015, des cancers du sang ou des tumeurs malignes ont été diagnostiqués chez treize enfants de Loire-Atlantique habitant les communes rurales de Sainte-Pazanne, Saint-Hilaire-de-Chaléons, Saint-Mars-de-Coutais, et Rouans. C’est un chiffre anormal dans un secteur aussi restreint, s’alarme le collectif Stop aux cancers de nos enfants (SCE), dans un communiqué, mercredi 24 avril.

Créé en mars, cette association de trente adhérents, vivant dans une même zone agricole située à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Nantes, presse les autorités sanitaires de mettre au jour les causes de ce phénomène. Et elle réitère son engagement à les y aider.

Après que le SCE lui a signalé « au moins neuf cas » de cancers – dont six à Sainte-Pazanne (6 500 habitants) – chez des mineurs, depuis décembre 2015, l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire a saisi, le 28 mars, l’agence Santé publique France (SpF, ex-InVS) afin qu’elle diligente une enquête épidémiologique.

A la demande du collectif, les deux agences ont conjointement organisé à Sainte-Pazanne, le 4 avril, une réunion publique d’information, à laquelle se sont pressées près d’un millier de personnes.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Des cas de cancers pédiatriques inquiètent au sud-ouest de Nantes

Enquête épidémiologique

Jeudi 25 avril, l’ARS des Pays de la Loire a confirmé au Monde que, comme indiqué dans le communiqué du SCE, une réunion d’information à l’attention des « professionnels de santé du territoire » se tiendra le 9 mai, à Sainte-Pazanne. Et qu’une « soirée sur la problématique des cancers pédiatriques en Loire-Atlantique à l’attention de l’ensemble des professionnels de santé du département » sera organisée « courant juin » dans un lieu non encore déterminé. L’ARS a précisé que ces rassemblements seraient destinés aux médecins, aux infirmiers et aux pharmaciens.

SpF a aussi confirmé au Monde, jeudi, qu’elle travaillait sur le protocole de l’enquête épidémiologique. Il prendra la forme d’un questionnaire à destination des familles d’enfants malades « afin de recueillir les informations les plus précises » possible sur leurs modes et habitudes de vie, et d’identifier ainsi « d’éventuelles causes communes » aux cancers recensés.

Le SCE, qui s’est engagé à être « lien permanent » avec SpF et l’ARS, a insisté sur l’importance du signalement de tous les cas rencontrés. L’association appelle aussi experts, professionnels de santé, entreprises, associations et simples citoyens à lui soumettre, par mail, tout témoignage, observation ou étude liés à des facteurs de risques environnementaux susceptibles de provoquer des cancers.

Exposition aux hydrocarbures, au radon ou aux pesticides

Le SCE indique avoir mis en place des « commissions de travail » concernant l’amiante, le plomb, le chlore, l’eau, l’air intérieur et extérieur, la radioactivité, le radon (un gaz radioactif naturel très présent dans les sols de la région), les éoliennes, les ondes et champs électromagnétiques, les lignes à haute tension, les hydrocarbures, le benzène, les pesticides, les séismes, la géobiologie, les terrains synthétiques, les couloirs aériens… Ainsi qu’un groupe dédié à la « parole des “anciens” et à l’histoire du secteur ».

Après le signalement des six cas de cancers pédiatriques sur le secteur de Sainte-Pazanne – dont quatre sont des leucémies aiguës –, une étude épidémiologique, menée par l’ARS des Pays de la Loire du printemps 2017 à juillet 2019, avait conclu à « l’excès de leucémies parmi les enfants de moins de 15 ans des communes de Sainte-Pazanne et Saint-Hilaire-de-Chaléons ».

Dans l’impossibilité de dégager une cause prédominante expliquant l’existence de ce « cluster » (occurrence plus élevée de cancers dans une zone déterminée), l’ARS avait précisé que « parmi l’ensemble des facteurs de risques environnementaux étudiés », quatre pistes n’avaient pu être « totalement exclues ». Celles de l’exposition à des sols pollués aux hydrocarbures, l’exposition au benzène liés aux rejets industriels et au trafic routier, l’exposition au radon et l’exposition aux pesticides via l’air extérieur.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Pesticides : l’Union européenne impose une plus grande transparence dans l’évaluation des risques

Patricia Jolly

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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